Publié le 3 commentaires

Beer truck des Alpes, le 1er brewpub ambulant de France

Le Beer Truck des Alpes, c’est le rêve accompli d’un jeune couple franco-slovaque amoureux de la bière : promouvoir l’artisanat d’une manière très originale et authentique. Comment ? A bord d’un Peugeot J5 4×4​ rose plein d’histoires (d’abord camion de pompiers puis camion à glace). Veri et Val sillonnent la région Rhône-Alpes depuis plus d’un an pour proposer – en bouteilles et à la pression – une sélection des meilleures microbrasseries locales.

Notre première rencontre remonte à l’an passé lors du marché de Noël, sur les pentes de la Croix Rousse à Lyon. Nous étions alors accompagnées de Damien du Bear Trotter.

A l’occasion de leur levée de fonds sur la plateforme Ulule, nous avons repris contact avec eux afin d’en savoir un peu plus sur ce projet de vie original.

Qu’est-ce que le Beer Truck des Alpes ?

Beer Truck des Alpes est la première microbrasserie, bar et caviste ambulant de France. En somme c’est donc le premier brewpub itinérant. Le site internet : https://www.beertruck.beer/.

L’idée derrière ce concept est de promouvoir le métier d’artisan-brasseur et rendre accessible la bière artisanale au plus grand nombre, notamment dans les zones rurales de montagnes – d’où le camion 4×4, indispensable par chez-nous !

Grâce aux cinq tireuses embarquées et à la cave réfrigérée, de nombreuses communes rurales ont ainsi pu (re)découvrir le plaisir d’un espace public revitalisé.

Comment a commencé l’histoire du Beer Truck des Alpes?

Notre passion est née durant nos études à l’Université Grenoble Alpes où nous nous sommes rencontrés et avons démarré ce projet de vie ensemble. Veri étant née dans une région viticole de Slovaquie, et Val grand amateur de vin grâce à la cave étoffée de son père. Nous nous étions promis de travailler ensemble après les études.

Mais à l’occasion de la dernière édition du Grenoble Beer Week en 2017 (avant qu’il ne soit renommé « Festival une Petite Mousse »), nous avons eu un véritable coup de cœur pour le milieu brassicole. Contrairement au cercle viticole qui demeure hermétique et relativement conservateur, le cercle des brasseurs est lui jeune, dynamique et un peu fou (à notre image en somme).  

Puis, nous avons eu l’honneur d’assister au séminaire organisé par Emmanuel Gillard (Projet Amertume) au sein de l’association Just Beer. Ce fut un moment décisif pour nous – d’innombrables rencontres et découvertes gustatives, dispensées par une bible en la matière. Nous devons beaucoup à Emmanuel de notre motivation actuelle. C’est ainsi que les jeudis soirs après les cours de Master, nous avions pour coutume de nous rendre à l’association Just Beer pour épancher notre soif de découverte.

Quel est le rapport avec vos études en Langues Étrangères ?

Durant le Master, nous avons intégré le programme PEPITE en tant qu’étudiants-entrepreneurs. C’est grâce à ce statut que nous avons pu acquérir les codes propres au milieu entrepreneurial. Mais c’est véritablement grâce à notre formation pluridisciplinaire qu’on a appris l’art de la débrouille – marketing, gestion, achat et vente, développement web, etc. Tous ces savoir-faire nous servent aujourd’hui à gérer l’activité du Beer Truck des Alpes.

Quant aux langues, bien que les occasions de pratiquer soient plus rares, elles nous permettent de dénicher de temps à autre des pépites étrangères inédites en France. Nous pouvons prendre part à de prestigieux événements tels que le Salon Piva à Bratislava (Slovaquie) ou bien encore le Forum international de la bière à Sotchi (Russie).

D’ailleurs, nous sommes la première brasserie française à participer en tant qu’invités d’honneur à la prochaine édition de Salon Piva au printemps prochain. Nous y présenterons non seulement notre propre production, mais représenterons également une sélection coup de cœur de microbrasseries locales.

Caviste, brasseur, les deux ?

Jusqu’à maintenant, même si nous n’étions que cavistes, nous brassions lors de démonstrations sur les marchés, foires, etc. et proposions également des ateliers de brassage à domicile. Mais à l’occasion de l’acquisition d’un corps de ferme en montagne, le temps était venu d’installer une vraie microbrasserie dans notre garage, afin de partager davantage notre passion.

Aujourd’hui, c’est donc en Matheysine, à la frontière entre les Alpes du Nord et du Sud, que nous puisons l’inspiration et le goût de produire des bières aux styles variés et atypiques, qui se ne résument pas qu’aux classiques “blonde, brune, ambrée”. Chacune de nos recettes est dédiée aux sommets environnants qui ont marqué les moments forts de notre vie (enfance, première sortie en amoureux, demande en mariage, naissance, etc.).

Grâce à notre travail de caviste, nous avons peu à peu fait évoluer les mentalités autour de ce doux breuvage en éduquant nos clients aux subtilités existant entre chaque style. Bien que les débuts aient été quelque peu difficiles, la bière souffrant de nombreux stéréotypes, nous avons réussi à fédérer une communauté autour de ce projet.

En dépit de la crise sanitaire qui nous a particulièrement ébranlés, nous franchissons une nouvelle étape dans ce projet de vie en établissant notre propre microbrasserie pour laquelle nous levons actuellement des fonds. La vie n’est certes pas toujours aussi rose que notre beau camion, mais l’envie de partager notre passion n’en est que plus ardente ! C’est grâce à nos fidèles soutiens que nous trouvons de la joie même dans les réveils à 3h du matin pour nous retrouver sur les marchés.

Découvrez aussi le brew lab shop de la brasserie du Singe Savant à Lille.

A quoi servira le financement participatif ?

Celles et ceux qui nous connaissent savent que nous sommes très système D, mais grâce à vous nous espérons pouvoir nous équiper en petit matériel (embouteillage, étiquetage, etc.), et ainsi libérer du temps pour être en famille.

Dans un premier temps, nous souhaiterions acquérir les malts, houblons et levures nécessaires à nos premiers brassins, ainsi que les consommables (bouteilles, capsules, étiquettes, cartons, etc.) qui vous permettront de les déguster confortablement chez vous.

Ensuite, nous aurons besoin de nous équiper avec du matériel d’embouteillage (embouteilleuse Enol Master, encapsuleuse pneumatique, étiqueteuse, etc.) digne de ce nom, afin de dégager un peu de temps pour le passer en famille (notre jeune fils Arthur a aujourd’hui 8 mois).

Si ces premiers objectifs sont atteints, nous attaquerons ensuite dans le dur : une vraie salle de brassage de 5hL (500 litres) en électrique et/ou vapeur, ainsi que quelques fermenteurs pour compléter le tout.

Que proposez-vous à vos donateurs en échange ?

Les contributions à notre projet de microbrasserie commencent à partir de 1€ – les petits ruisseaux font les grandes rivières, comme on dit.
Chaque donateur aura droit à sa petite place sur notre mur de la gloire dans le camion – aux côtés des étiquettes et sous-bock glanés pendant nos découvertes gustatives.
Puis on propose nos gobelets réutilisables pour 2€ sans contenu, pouvant être remplis pour 5€ et 10€ sur place (pression) ou à emporter (bouteille).
A 25€, c’est la faya – invitation VIP à l’inauguration avec conso à volonté (toujours avec modération, bien-sûr).
Pour 50€, les donateurs reçoivent un carton de notre production, en 12 x 33cl ou 6 x 75cl, pouvant être livré même à l’étranger, et pour 100€ on double la mise.

A partir de 150€ commencent les contreparties atypiques : l’apéro-tour – une dégustation ambulante dans notre petit coin de paradis ; puis le bar à domicile à 200€ où nous offrons un fût parmi les 5 becs pressions ; un weekend à la brasserie, repas et boissons compris pour 250€ ; et enfin notre célèbre atelier de brassage à domicile, valable dans toute la région à partir de 300€.

Le choix est vaste et original – chacun trouvera donc chaussure à son pied, notamment à l’approche des fêtes ! Allez hop, c’est par ici que ça se passe : https://fr.ulule.com/beertruckalpes/.

Le partage étant le plus précieux des soutiens, merci à Aurélie et Carine de nous avoir consacré cette interview. Comme elles, n’hésitez pas à partager autour de vous ce beau projet.

Petit brasseur, où en es-tu?

Promouvoir le métier d’artisan-brasseur tout en déambulant dans un magnifique fourgon, on ne pouvait pas ne pas te parler du Beer Truck des Alpes ! As-tu cliqué pour soutenir le superbe projet de Veri et Val (et Arthy il ne faut pas l’oublier 😉 )?

On compte sur toi !

Toi aussi tu montes un projet ou tu pourrais nous présenter de chouettes acteurs de monde brassicole ? Fais-nous signe 😉

Si vous tu as aimé cet article, n’hésite pas à suivre Comment brasser sa bière sur Facebook, sur Instagram ou sur YouTube et à partager! A très vite.

Publié le Laisser un commentaire

La Ferme de Midgard – Fruits et Houblon

Cette semaine nous partons à la rencontre de Romane de la ferme de Midgard. Romane lance un superbe projet global autour d’une houblonnière artisanale!

Romane 25 ans

J’ai grandis à Chatou dans le 78 en région parisienne, passionnée par la nature et les chevaux. Comme beaucoup de jeunes filles, je voulais travailler avec ces derniers.

Arrivée au Lycée, j’ai choisi un établissement agricole. Mon bac avec option équitation m’a surtout fait découvrir l’agronomie et l’écologie, une branche de la biologie spécialisée dans l’environnement et les interactions entre le vivant.

Comme beaucoup de lycéen, c’est aussi le moment où j’ai goûté à l’alcool et mon intérêt pour la bière est né. On allait parfois chez des cavistes avec mes parents et j’avais le droit de choisir une bière artisanale.

École de maréchalerie

A 18 ans, bac en poche mes parents déménagent dans les Landes et moi je pars à Bruxelles pour intégrer une prestigieuse école de maréchalerie : Oui, je voulais toujours travailler avec les chevaux et pas dans la voie la plus féminine…

Je pourrais dire que je n’étais pas douée en forge, que le prof d’anatomie avait un petit souci avec les français mais ce ne serait pas totalement honnête. J’avais 18 ans en colocation avec ma meilleure amie dans l’hyper centre de Bruxelles et un début de passion pour la bière. J’ai vite passé plus de temps sur les tabourets des bars que derrière mon enclume et j’en ai goûté des bières !

Ne pouvant pas être subventionnée de manière infinie par mes parents pour devenir zythologue, j’ai du retourner vivre chez eux, dans les Landes.

BTS en Agronomie et production végétale

A la rentrée scolaire 2014, j’ai démarré un BTS agricole en Agronomie et Production Végétale dans le but d’avoir des connaissances en végétal et tourner cela à mon avantage pour pouvoir retourner à la bière. En 2016, j’obtiens mon diplôme, après un stage à l’INRA. Je veux travailler dans le végétal mais pas dans la simple production.

Entre temps, j’ai rencontré quelqu’un donc difficile de repartir dans le nord. Je m’installe à Dax, trouve un super boulot dans la sélection variétale de maïs, je continue à découvrir et boire des bières. En 2017, je me marie, on achète une maison, l’année d’après on a une petite fille.

En 2019, je décroche un poste de technicienne en expérimentation, un an de déplacements avec des horaires impossible, gérer des saisonniers, collaborer avec les agriculteurs, prévoir la météo, mais aussi faire des plans, des rapports…

Ça n’a duré qu’un an, c’était passionnant mais compliqué à gérer avec la famille. Travailler dur, ne pas compter mes heures n’est pas un problème mais je veux rentrer chez moi le soir et être indépendante, je veux m’installer. Je retrouve des vieilles notes ou je parlais de la culture du Houblon.

J’explore des pistes

Une rencontre faite en début d’année m’a fait sauté le pas : 7ha mis à disposition.

Je creuse la piste du houblon. Je découvre Hopen – Terre de Houblon. Ils ont testé la culture dans le sud ouest depuis quelques années. Je lance un test.

Le confinement de cette année 2020 complique les choses pour mon installation suivie par la chambre d’agriculture.

Ce terrain de certes 7ha est très pentu. Je ne peux pas faire une houblonnière de plus d’1ha.

Vais-je élever des poules pondeuses?

J’aimerais faire du travail en traction animale mais je ne suis pas fan de maraîchage.

Peut être un verger ?

J’adore le tricot, pourquoi pas des moutons pour la laine ?

Fin août le propriétaire du terrain se retire, sans plus rien dire. Je sens que je ne suis plus la bienvenue. Il ne répond plus à mes questions, n’a plus l’air impliqué à me fournir les documents pour mon installation… Mais moi ça fait six mois que je travaille, que je me projette. Je suis enceinte et mon objectif est de finaliser mon installation avant la naissance de notre fils.

Cliquez ici pour découvrir la culture de l’orge à la ferme brasserie La Soyeuse

La découverte de notre terrain

Je cherche sans relâche, appelle, visite.

On me parle d’une ferme de 12ha mais avec une maison dessus ce qui gonfle le budget pour l’installation.

Visiter ça ne coûte rien, c’était début septembre 2020 et depuis je ne me vois pas ailleurs.

Les 12ha, certes vallonnés, vont me permettre de planter plusieurs hectares de houblon. Les terres n’étant plus exploitées depuis des années et maintenant entretenues par des montons, on voit une flore intéressante et diversifiée.

Le sol est bon, il y a des arbres centenaires.

Les bâtiments sont nombreux. Assez nombreux pour stocker plus que le matériel nécessaire, mais aussi mettre des salles de travail, accueillir du monde. J’adapte mes idées à cet espace et voilà ce que ça donne :

La Ferme de Midgard – Fruits et Houblon.

Notre projet à la ferme de Midgard

Le long de la route, nous prévoyons 1000m² de framboisiers, derrière la ferme 3800m² de cassis et groseilles. Tous ces petits fruits pourront être conditionnés dans l’ancienne salle de traite et partiront dans une coopérative à 25km de la ferme. 

Dans la descente sur le coteau, nous aimerions installer un verger avec des dizaines d’espèces différentes.

Et enfin, sur la parcelle principale et la petite le long des bâtiments, 3ha de houblonnière.

Par contre, je suis toujours intéressée par l’expérimentation. Mes cours d’écologie sont toujours gravés dans ma tête. Et même si je ne monte plus depuis des années, j’aime toujours autant les chevaux. Je vais tout mettre dans mon projet.

Nos méthodes de travail

Je vais semer des bandes fleuries et des haies d’arbustes autour de mes cultures afin de permettre à la faune sauvage de circuler et de se développer. Ces zones de forte diversité seront pour moi des réservoirs d’auxiliaires pour mes cultures. Cela va créer des réseaux racinaires entre mes cultures et les arbres centenaires et on sait aujourd’hui que les plantes communiquent grâce à ces réseaux.

Le sol ne sera jamais nu. Loin de nous la houblonnière avec des allées en terres. Il y aura des couverts végétaux toute l’année. Cela limite l’érosion des sols, augmente sa vie, sa matière organique et évite une forte évaporation de l’eau. Mon besoin d’irrigation sera diminué.

Sur toutes mes cultures, je vais piocher dans l’agro écologie, l’agro foresterie, la permaculture qui donnent de très bons résultats en maraîchage, en vigne donc pourquoi pas en houblon ?

Travailler autant pour que mon sol soit vivant, riche, fertile ne peut pas être gâché en faisant passer un tracteur de plusieurs tonnes qui tasserait tout. Je vais travailler avec un micro tracteur pour les tâches les plus difficiles mais majoritairement en traction animale. C’est à la force d’un cheval que je sèmerai, butterai ou couperai mes couverts végétaux.

Tous mes produits seront bien entendu valorisés avec la certification Agriculture Biologique.

Je veux aussi favoriser le circuit court.

La dépendance de la ferme devra être rénovée pour accueillir des clients qui pourront acheter mes fruits et aussi les légumes, viandes et produits laitiers des agriculteurs voisins.

Le houblon sera séché et transformé en pellets sur la ferme dans le but d’aller directement chez les brasseurs. Plusieurs brasseries artisanales et locales sont déjà fortement intéressées. Toujours pour favoriser la vente directe, je vais avoir une plate forme de vente en ligne dédiée aux amateurs.

Cela me tient à cœur de pouvoir apporter aux brasseurs amateurs un produit français, certifié et de qualité à un prix raisonnable. Je brasse moi-même un peu.

Un Brassi-lieu

J’aimerais créer un « Brassi Lieu » : un éco-lieu brassicole à la ferme de Midgard.

J’aimerais que le corps de ferme soit rénové par des chantiers participatifs car il faut le faire avec des techniques anciennes pour respecter le bâtiment. Je voudrais accueillir des woofers qui apporteront leurs idées et expériences afin de toujours expérimenter et créer sur l’exploitation.

Avoir une installation de pico brasserie me semble important pour pouvoir tester les goûts de mes houblons. Pourquoi ne pas faire des initiations au brassage.

J’adore la musique et ce grand corps de ferme pourrait accueillir une salle de répétition, des évènements.

J’ai envie que ce soit un lieu vivant et dynamique où des projets pourraient se développer.

Un financement participatif pour nous aider

Afin de financer cet aspect plus social et fun du projet, j’ai mis en place un financement participatif.

Via une plateforme, vous pourrez contribuer à la Ferme de Midgard. Le financement est sur Ulule. C’est une plateforme française, sécurisée qui fonctionne en tout ou rien. Si l’objectif n’est pas atteint dans un temps imparti, tous les fond sont remboursés et je n’aurais rien.

Le financement se fait en échange de “contreparties”. Selon les montants donnés vous obtiendrez des goodies sérigraphiés, du houblon, des produits de la ferme ou du terroir.

La contribution la plus haute permet de devenir propriétaire d’un pied de houblon et donc pendant ses 15 ans de vie recevoir chaque année 300g de ce houblon (300g correspond au rendement que l’on peut attendre chaque année d’un pied de houblon).

Vous pouvez aussi obtenir la carte client bienfaiteur qui vous donnera accès à des prix comme pour les pros!

Il reste la possibilité de donner librement sans aucune contrepartie

J’espère que comme moi ce projet vous passionne, je remercie infiniment l’équipe de Comment brasser sa bière de me donner l’opportunité de ma faire connaître et de soutenir ce projet.

Petit brasseur, où en es-tu?

Connais-tu des houblonnières près de chez toi ou des projets intéressants pour la filière?

Que penses-tu de tous ces houblons de terroir qui arrivent dans nos bières?

As-tu cliqué pour soutenir le superbe projet de Romane?

Si vous tu as aimé cet article, n’hésite pas à suivre Comment brasser sa bière sur Facebook, sur Instagram ou sur YouTube et à partager! A très vite.

Publié le Un commentaire

Session malt brasse au cumin de Madagascar

Cette fois encore nous laissons notre clavier à Clotilde, notre super brasseuse en herbe qui part à la rencontre de brasseurs de sa région comme les Singes Savants. Aujourd’hui Clo nous présente Aurélie de Session Malt. Vous voulez en savoir plus? C’est juste en dessous !

Aurélie et son atelier Session Malt

Je reprends la plume pour parler d’Aurélie et de son atelier de brassage « Session Malt » situé à Rosult (59).

J’ai rencontré Aurélie grâce au groupe de femmes créé par Élisabeth Pierre, le Groupe Bierissima. (Je vous en parlerai avec plaisir dans un autre article).

Quand elle est arrivée dans le groupe je me suis tout de suite dit : « Ah enfin une voisine du nord ! ». Souriante dès le départ, énergique autant que moi, j’ai sentie qu’on allait bien s’entendre ! Et ça n’a pas loupé ! Un vrai feeling est passé entre nous et une amitié est née.

Quand, comment est né Session Malt ?

Elle a la bière dans le sang avec ses parents qui tiennent La Brasserie du Steph. Petite brasserie familiale, avec une gamme de bières vraiment sympa. La Bière Prestige est un vrai plaisir gustatif.

Mais elle n’a pas commencé dans la bière. Aurélie a un parcours atypique. Elle a commencé sa carrière professionnelle en étant directrice d’EHPAD. Manager de 55 personnes, elle a une poigne de fer mais tout en douceur. Après avoir fait le tour du poste pendant 6 ans, elle a eu envie d’autre chose, de découvrir un autre métier, plus en phase avec ses valeurs.

Son esprit indépendant a pris le dessus, son désir d’entreprendre et transmettre sa passion de la bière a fait son chemin.

Le plus dur a été se lancer, un saut dans l’inconnu. Abandonner une place « en sécurité » pour monter sa boite d’atelier de brassage. Ses parents ont, dès le début été là pour l’encourager. Et ainsi en Septembre 2019, son idée prend enfin vie et l’aventure Session Malt démarre.

Le temps de quelques travaux, Aurélie ouvre ses portes aux clients en janvier 2020 pour le plus grand bonheur des amateurs de bière ! En parallèle, elle suit également un cursus « Ingénierie Brassicole » à l’université de Louvain-la-Neuve (Belgique). Enseignement « très pointu », il se déroule en 4 mois de cours suivis d’un stage en brasserie. Des acides alphas à la dégustation, en passant par la lipoxygénase, tout y passe.

Session Malt : Qu’est-ce que c’est ?

Le principe est simple : entre amis, vous venez chez Session Malt pour un atelier de brassage qui dure environ 4h. Le cadre est vraiment sympa, le fait d’être dans les locaux de la brasserie permet à Aurélie de montrer des outils de production en grande taille.

A l’instar du « plat du jour » dans les menus des restaurants, Aurélie propose « la recette du mois ». Cela lui permet d’adapter les styles aux saisonnalités et d’anticiper son stock de matières premières. Les participants peuvent aussi, en amont, parler de leur envie et étudier la faisabilité de recettes qui sortent un peu de l’ordinaire.

Quand on arrive Aurélie nous présente le matériel (des cuves Brewferm très simples), les différentes étapes du brassage : l’empâtage, l’ébullition, la fermentation. Elle nous explique à quoi servent chaque étape, l’importance de chacune et les précautions à prendre pour éviter les contaminations.

L’embouteillage se fait 3 semaines après le brassage, pour cette étape, c’est Aurélie qui gère. Mais dès que c’est fait, vous êtes prévenu et vous pouvez venir chercher votre production. Ce n’est qu’après avoir attendu encore 2 semaines de refermentation que vous pourrez enfin déguster votre œuvre !

Pendant chaque étape comme on a un peu de temps, elle nous montre des échantillons de malt, de houblons à goûter et sentir. Et puis on déguste quelques bières….

Pour le brassage à domicile, les participants produisent 20L de bière. Parce que 20L, c’est 1 cuve de brassage et une cuve d’eau chaude, soit 4 000 watts qui tirent pendant 4h. D’un point de vue puissance électrique c’est déjà pas mal, alors pour éviter de tout faire disjoncter chez ses hôtes, Aurélie se déplace avec 1 poste de travail et tout le monde participe à sa manière.

A l’atelier c’est différent. L’installation électrique a été adaptée pour installer 3 postes de travail (soit 3 x 20L de bière). Aurélie accueille 3 personnes par poste, l’objectif est que chaque participant puisse être actif dans le brassage et mettre la main à la pâte.

L’atelier est assez dense mais hyper intéressant : il est rempli d’échange sur le principe du brassage, Aurélie est toujours prête à partager sa passion et répond à toutes les questions ! Ne pas hésiter à poser tout ce qui vous passe par la tête, il n’y a jamais de questions bêtes…

Le moment de la dégustation est important et enrichissant car faire une dégustation avec Aurélie t’oblige à chercher les goûts que tu peux avoir, t’apprend à bien déguster une bière et pas seulement la boire… bien sûr la Brasserie du Stéph étant de l’autre côté de la porte, les participants peuvent acheter des bières de la Brasserie du Steph.

Petite cerise sur le gâteau, tu récupères tes bières maison avec son étiquette personnalisée, et ça, pour frimer entre amis, c’est plutôt cool.

Le confinement dans tout ça ?

Le confinement a eu un impact sur le fonctionnement de sa jeune entreprise mais elle a su rapidement mettre à profit ce temps d’arrêt. Dans un premier temps elle a aidé sa famille dans la distribution des bières de la Brasserie aux particuliers qui ont vite fait la demande.

Et il a fallu trouver des solutions pour la reprise, une nouvelle manière de travailler, de proposer de nouvelles idées.

Elle a commencé à développer des ateliers à domicile en petit comité, privilégier des prestations à l’extérieur quand le temps le permet. Et je dois avouer : brasser dehors quand il fait beau et chaud c’est un vrai plaisir.

Aujourd’hui, l’activité a repris son rythme normal et les brassages à l’atelier ont repris. Aurélie continue à proposer du brassage à domicile, concept original qui a énormément plu !

Résultat de la rencontre de deux passionnées ?

Et donc quand deux passionnées de bières se retrouvent, ça déguste les productions respectives, ça parle bière et bien sûr… Ça brasse. Et au vu de notre caractère bien trempé et sans peur, on tente des choses inédites ! Notre première collab’ est une bière ambrée aux graines de Cumin de Madagascar, et autant vous dire que nous l’avons bien dosée ! Elle s’appelle l’Audacieuse, on a hâte de goûter le résultat ! Premier test ensemble mais sûrement pas le dernier !

Comment est née notre recette ?

Sortie d’un gros travail de réflexion… non, plus sérieusement, on a échangé sur nos goûts, nos envies. Le premier critère est que l’on voulait : faire une recette que ni l’une ni l’autre n’avait déjà faite et ainsi nous obliger à sortir un peu de notre zone de confort.

Nous sommes toutes les 2 habituées à créer nos propres recettes. Notre envie n’était pas de copier une recette existante, de toute façon tout brasseur sait qu’on ne peut pas copier une recette car beaucoup de paramètres peuvent influencer le brassage et donner un rendu différent au produit final.

De plus, on sait que la meilleure recette pour un brasseur, c’est la recette qu’il a imaginée, la fierté de faire goûter son idée…

Notre raisonnement

Nous sommes parties sur une ambrée foncée, 15-16 EBC. Du malt pilsen, du cara… et comme ce n’était pas assez foncé, du choco ! En très petite quantité parce qu’on ne voulait pas que l’arôme chocolat – café prenne le dessus.

Nous l’avons voulu douce, avoisinant les 7% d’alcool. Donc un palier d’empâtage à 62°C pas trop long et une levure qui laisse pas mal de sucres résiduels. Levure qui également est connue pour son rendu épicé, histoire de réhausser le tout.

Nous voulions tester une épice que nous n’avions jamais goûtée dans une bière et avons choisi le Cumin de Madagascar.

Il est très important, lorsque l’on utilise des épices de ne pas lésiner sur la qualité. Oubliez les épices de grande surface ou déjà moulues.

Pour la dose, 2 écoles. Soit l’objectif est que l’épice soit subtile, pas forcément reconnaissable mais qui questionne le consommateur. Soit l’objectif est que cet arôme soit majoritaire et soit immédiatement perçu. Nous avons choisi le second (même si rare sont ceux qui vont reconnaître le Cumin de Madagascar, épice peu répandue dans nos fourneaux).

Bonus de la part de Session Malt!

Si toi aussi tu veux aller brasser avec Aurélie, comprendre ce qu’il se passe dans la cuve et fabriquer ta propre bière, réserve ta place et bénéficie de -10%* en utilisant le code promo : BRASSAM

SESSION MALT
525 Rue du faubourg, 59230 ROSUT
www.sessionmalt.com
contact@sessionmalt.com
06.79.12.07.31

* Offre non cumulable, valable jusqu’au 31/10/2020 uniquement sur les « Ateliers de brassage » (formule individuelle, formule MAESTRO et carte cadeaux). Offre déduite lors de la réalisation de l’atelier.

Petit brasseur, où en es-tu?

“Encore une fois, merci Clotilde pour ce chouette article! Aurélie, j’ai hâte également de faire ta connaissance en vrai!”

Et toi petit brasseur, connais-tu un.e brasseur.se sympa qui mérite qu’on parle de lui et de son projet?

La porte du blog est ouverte aux écrivains en herbe, n’hésite pas à nous faire part de tes propositions. Les règles du jeu par ici.

As-tu pensé à partager cet article auprès de ta communauté?

A très vite!

Publié le 3 commentaires

Clotilde, brasseuse amatrice avec le Singe Savant

Je me présente, Clotilde, 36 ans, brasseuse amatrice et fan du concept du Singe Savant!

Je suis vraiment “tombée” dans le brassage amateur il y a un peu plus d’un an. Au début, je m’y suis intéressée comme toute amatrice assidue qui veut comprendre le processus de fabrication de la bière.

Je travaille dans le traitement des eaux et je me suis vite rendue compte que le procédé technique est très proche de ce que je rencontre dans mon travail: c’est une histoire de bio-organismes, de température, de pompage, etc.

Nous laissons aujourd’hui le clavier à Clotilde, notre envoyé spécial dans le Nord, qui souhaite nous présenter la brasserie du Singe Savant et son concept original pour les brasseurs amateurs.

Arctic Papayou
Vous trouverez des descriptions fabuleuses de leurs bières sur leur site

Se lancer dans le brassage amateur

Une fois que l’on commence à comprendre le processus et ses subtilités, on réalise que ce n’est pas si simple et surtout que les possibilités sont infinies !

Je me suis petit à petit prise de passion en mettant la main à la pâte ou plutôt “au moût”. Faire de la bière soi-même, créer ses propres recettes, avoir la fierté de les faire goûter aux ami(e)s, apprendre en permanence, je me suis éclatée !

Un problème se pose très vite : comment faire quand on débute sans matériel ni la place chez soi ? Et bien, on cherche un lieu où brasser et surtout où apprendre en partageant et en échangeant.

La Brasserie du Singe Savant est vite apparue comme une éventualité puis comme une évidence pour moi. D’abord en raison de leur état d’esprit et de leur concept et ensuite de leurs bières que j’aimais déjà!

Cheers!

Présentation de cette brasserie atypique

Le Singe Savant est une microbrasserie ouverte en 2016 par des passionnés hyper motivés : Guillaume, Valentin, Pierre et Coline.  

Aucun ne vient du milieu brassicole à l’origine. Avant cette aventure, ils exerçaient un métier dans le domaine de l’art, du graphisme, de l’agriculture ou encore de l’informatique… ils ont voyagé et ont plutôt découvert la bière à l’étranger.

Au départ de cette aventure, leur souhait était de revenir à un projet concret, une envie d’autre chose.

Le projet démarre avec :

  • Guillaume qui souhaite transférer ses valeurs autour de l’économie sociale et du « do it yourself » vers un projet concret et convivial.
  • Valentin le rejoint avec sa fibre écologique et ses réflexions en cours sur le « zéro déchet » et la valorisation des matières et déchets.
  • Pierre apporte ses compétences commerciales et son énergie pour brasser.
  • Coline, super brasseuse amatrice, est la dernière arrivée. Elle se forme actuellement sur la partie production.

Tous les 4 fonctionnent en structure coopérative. Ils se sont centrés sur une stratégie éco-responsable et l’utilisation autant que possible de matières premières locales et biologiques.

Ils ont, dès le départ, voulu se démarquer par leur mode de fonctionnement mais aussi par leurs recettes atypiques. Elles sont inspirées notamment de leurs voyages et de leurs coups de cœur culinaires.

Un concept original pour le grand public

Dans leur envie de partager et de transmettre leur savoir-faire, l’idée de mettre en place un atelier de brassage pour amateurs est rapidement devenue une évidence. Leur souhait de départ était d’essayer de transmettre leur passion mais aussi une éducation populaire sur la bière et un aperçu de toute l’étendue des possibilités.

Cet atelier n’a d’ailleurs pas vocation à être synonyme de bénéfices pour la brasserie même si cette activité représente un vrai investissement des brasseurs en temps et en disponibilité.

Il y a un an, je décide de me lancer et je m’inscris à leur atelier. Je me souviens d’avoir ressenti des sentiments divergents avant le jour J : tout d’abord, l’excitation de me lancer enfin, de devoir réfléchir à ma première recette, la peur de ne pas savoir exactement ce qui m’attend et surtout “Est-ce que je vais y arriver ?“.

L’atelier pour débutant du Singe Savant

Le brew lab se déroule en trois temps :

  • Une demi-journée où le brasseur accompagnant nous explique le procédé de fabrication, les subtilités des matières premières : les différents malts, les houblons, les levures, leur importance et enfin les étapes dédiées à la création de la première recette;
  • Une journée de brassage sur un Grainfather : on découvre toutes les étapes d’un vrai brassin : du concassage du malt, à la mise en eau, l’empâtage, la filtration, l’ébullition et mise en fût de fermentation. On découvre les points sensibles du procédé : la bonne préparation des ingrédients, que le matériel soit propre sans impuretés…. Ça nous permet au terme de la journée d’obtenir une vingtaine de litres de bière quand tout se passe bien;
  • Une demi-journée d’embouteillage.

Voici les étapes d’empâtage, de filtration et Moi pendant l’ébullition! 🙂

Je me permets de vous faire part de mon ressenti lors de ce premier atelier.

Cet atelier est vraiment enrichissant pour les amateurs car « les Singes » ne sont pas avares de conseils, d’informations et toujours disponibles pour répondre à toutes vos questions. Ces ateliers sont un vrai moment de partage entre eux et les amateurs.

Ils vous poussent à aller plus loin, à ne pas se mettre de limites dans la créativité (la folie ?) des recettes, dans les envies de tester des ingrédients (qui peuvent surprendre pour certains je vous assure !), des mélanges et des méthodes. Par exemple, mon prochain brassin sera avec de la teinture de fruits en secondaire à la place du dry hopping.

L’adhésion à l’association du Singe Savant

Une fois qu’on a fait notre premier atelier « débutant », on adhère à l’association pendant un an.

Ainsi on a un accès privilégié sur leur atelier, et très rapidement ils te laissent en totale autonomie sur le matériel. Tu peux revenir brasser dès qu’un créneau est libre. Ils te mettent tout le matériel à disposition pour la journée : le Grainfather, le moulin pour moudre le malt, leur local pour laisser nos fermenteurs à la bonne température.

Si tu as ton matériel à la maison, ils sont disponibles pour t’aider à l’améliorer et peuvent te vendre leurs matières premières pour que tu puisses brasser chez toi (et les bières aussi).

Le concept a tellement de succès qu’actuellement? ils ont plus d’une centaine d’adhérents et les créneaux sont vite remplis.

Depuis, j’en suis à mon 4ème brassage chez eux dont mon dernier en autonomie complète (petite fierté) et je ne suis pas prête de m’arrêter.

Les conseils du Singe Savant

A l’issue de ma session de formation, j’ai posé 2 questions aux singes savants :

  • Quels conseils donneriez-vous à une brasseuse amatrice comme moi ?
  • Quels conseils donneriez-vous à un(e) passionné(e) qui souhaite se lancer en tant que professionnel(le) ?

Ils m’ont répondu ceci :

  • Asseyez vos bases pour comprendre le fonctionnement et l’intérêt de chaque étape du brassage. Il faut disposer d’une vraie visibilité gustative sur chaque ingrédient composant la bière
  • Lâchez-vous sur les recettes et ne vous fixez pas de limites en terme de créativité !
  • Avant de vous lancer en tant que professionnel, comprenez que d’ouvrir une brasserie ne se résume pas simplement à brasser : cela implique un investissement personnel important, de savoir réagir face aux problèmes rencontrés et d’être réactif. Le rôle d’un microbrasseur est de brasser mais aussi de communiquer, de commercialiser et de distribuer.

2020, une année charnière pour Le Singe Savant

L’année 2020 s’inscrit sous le signe de futures collaborations avec des brasseries amies comme la Brasserie Nautile (Nantes), la Brasserie Hub (Roubaix) ou encore la Brasserie Cambier (Lille).

C’est aussi l’année d’un gros changement en termes d’évolution de la production dont l’objectif est de viser le brassage de 6000 L/mois (contre 3500 L/mois aujourd’hui). Ce projet a impliqué un déménagement pour un plus grand local et l’installation de nouveaux outils de production leur permettant de gagner de la souplesse dans l’approvisionnement de leur réseau ultra local (métropole lilloise) en conservant la volonté de rester une brasserie à taille humaine.

Les tests de recette chez Le Singe Savant

2020 va également être une année où les Singes prévoient une évolution de leurs activités avec la mise en place de « barriquage » (vieillissement des bières dans des fûts en bois spéciaux ou ayant déjà servi à faire vieillir de l’alcool) et donc une évolution de leurs recettes.

Le gros projet de 2020 pour la brasserie sera aussi l’ouverture de la Taproom : la création d’un bar où seront distribuées leurs bières mais aussi celles des copains ; et l’augmentation de la capacité du Brewlab, l’atelier des brasseurs amateurs afin de répondre à la demande grandissante.

Le Singe : astucieux, même pendant le confinement

Le contexte actuel dû au confinement #coronavirus, n’est pas simple pour les brasseurs et chacun d’entre eux réfléchit à une idée pour limiter les pertes financières et les pertes en produits finis. La plus grosse part des ventes du Singe savant est liée en temps normal aux bars et restaurants lillois.

Depuis peu la brasserie du Singe Savant a mis en place une livraison à domicile dans la métropole lilloise avec une profonde envie de venir en aide à un maximum de personnes. Pour cela, ils ont décidé de laisser la possibilité aux particuliers d’aider leurs bars préférés.

Chacun, s’il le souhaite, peut verser 5% du montant de sa commande à l’un des bars de la métropole distribuant les bières de la Brasserie du Singe Savant.

Encore une fois, la solidarité et le partage restent ancrés dans leur ADN et se retrouve dans toutes leurs démarches !

Petit brasseur, où en es-tu?

Merci Clotilde pour ce chouette article, vivement la fin de ce confinement pour qu’on partage une bonne bière ensemble 😉 Promis les Singes, si nous passons du côté de Lille, nous venons vous faire un coucou!

Et toi petit brasseur, connais-tu un.e brasseur.se sympa qui mérite qu’on parle de lui et de son projet?

La porte du blog est ouverte aux écrivains en herbe, n’hésite pas à nous faire part de tes propositions. Les règles du jeu par ici.

As-tu pensé à partager cet article auprès de ta communauté?

A très vite!

Source des photos : brasserie du singe savant.