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I-Spindle, le densimètre connecté

Jour de brassage : pas de souci cette fois. Vous êtes content. En plus, vous avez réussi à récupérer 20 litres cette fois !

Refroidissement – Prise de la densité initiale (tout va bien, soulagement!) – Ensemencement

Bon, il n’y a plus qu’à contrôler la température et attendre, attendre, attendre, prendre une mesure de la densité, attendre, mesure de la densité, attendre, mesure de la densité, attendre.

« Bon, j’ai l’impression que ma densité ne bouge plus mais j’hésite. Elle bouge plus depuis combien de jours… Est-ce que j’embouteille maintenant ??? »

Quel brasseur ne s’est jamais posé cette question ?! Vous avez toujours rêvé de savoir ce qui se passe dans votre fermenteur vous aussi, pas vrai?  

Je crois que vous êtes prêt à en apprendre un peu plus sur le i-Spindle.
C’est quoi? Comment l’utiliser? Quelles sont les questions les plus fréquentes? Et enfin où les trouver et à quel prix!

L’i-Spindle, mais c’est quoi ça?

Le i-Spindle est un hydromètre et thermomètre électronique sans fil.

Il permet donc de suivre l’évolution de la fermentation et de la température lors de la fermentation de la bière (ou de tout autre boisson fermentescible).

Le i-Spindle est équivalent au TiltTM. La grande différence entre ces 2 objets: le prix!!

Le Tilt coûte environ 135$ sans compter les frais de port, ni les éventuels frais de douanes: le prix monte facile jusqu’à 200€ au final.

Le i-Spindle s’achète pour 30€. Bon, par contre, à ce prix, il n’est pas assemblé et pas calibré. Mais on va partager avec vous un super contact qui peut le faire pour vous! (Lis notre article jusqu’au bout!!)

Comment c’est possible?

Il est renfermé dans une capsule totalement étanche (diamètre : 3.9 cm, longueur: 16 cm ) qui se plonge directement dans votre fermenteur.

Une formule rentrée dans le logiciel de l’appareil lors de son paramétrage convertit l’angle d’inclinaison en densité. Plus la densité sera faible, plus le i-Spindle se trouve à la verticale et inversement.

Alors voilà, le système n’est sûrement pas aussi fiable que votre bon vieux densimètre. Vous devrez toujours effectuer une mesure initiale et finale avec votre densimètre. Mais le i-Spindle va vous aider à savoir se qui passe dans votre fermenteur. Si la densité mesurée par le i-Spindle ne bouge plus depuis 2-3 jours (même si elle n’est pas exacte), c’est le signe que la fermentation est terminée et que vous pouvez passer à l’étape d’après. Tellement pratique!

N’oubliez pas, tout de même, de prendre une mesure plus fiable avec votre densimètre en fin de fermentation.

Le petit + : Il fonctionne que votre fermenteur soit de constitution plastique ou inox (il faut juste faire attention au diamètre de l’ouverture du fermenteur!). Il est idéal pour les fermenteurs qui n’ont pas de robinets!

Attention toutefois à l’addition des contraintes pouvant influer sur la puissance du signal.

Exemple: fermenteur inox + réfrigérateur + mûrs + éloignement de votre réseau wifi.

Dans ce cas il vous sera peut-être nécessaire de prévoir un répétiteur wifi à votre configuration de manière à pouvoir recevoir les données transmises. Nicolas pourra vous expliquer tout ça , bien mieux que nous 😉

Faut-il vous expliquer l’intérêt d’un i-Spindle?

Il évite le gaspillage de votre précieux breuvage suite à de multiples prises de densité pour connaître l’état d’avancement de la fermentation.

Pour connaître les étapes et avoir les réponses à toutes les questions que vous vous posez sur la fermentation, consultez ces 2 articles!

Il évite ainsi par la même occasion, les risques d’infection par le robinet du fermenteur suite à l’ouverture/fermeture répétées de celui-ci, qui ne sont plus indispensables avec le i-Spindle.

De quoi avez-vous besoin pour faire fonctionner votre i-Spindle?

Le i-Spindle a besoin d’être connecté à un réseau utilisant un serveur TCP, sans quoi les données ne pourront être transmises jusqu’à votre terminal.

Le meilleur moyen pour cela: disposer d’un réseau wifi (type box internet) à proximité du i-Spindle pour que celui-ci puisse s’y connecter afin de transmettre les données. Les données sont envoyées toutes les 30 minutes.

La connexion via la fonction “wifi direct” d’un smartphone par exemple n’est pas disponible (et c’est bien dommage). Peut-être dans une future évolution du software.

Comment peut-on suivre les données?

Les données sont consultables à tout moment même sans être chez vous ou à proximité du i-Spindle.

Vous pouvez ainsi les consulter depuis votre lieu de travail, en vacances, en étant à l’autre bout du monde, ou de n’importe quel autre endroit, du moment que la connexion internet à laquelle est connecté le i-Spindle est active, ainsi que celle sur le terminal depuis lequel vous souhaitez consulter les données.

Les données sont exploitables par le biais d’applications comme Ubidots, Brewfather, Brew Spy, Little bock (nous avons opté pour ce dernier).

Un ou plusieurs i-Spindle?

Plusieurs i-Spindle peuvent être connectés en même temps car ils disposent chacun de leur token (identifiant).

Vous aurez ainsi la possibilité de comparer 2 voire 3, 4, 10 expérimentations en parallèle !!

Nous en avons pris 2 à la maison, et c’est vraiment top!

La batterie du i-Spindle

Le i-Spindle est alimenté par une batterie Panasonic 3400mAh. Il se charge par USB (type C), c’est vraiment super pratique.

Mais l’autonomie du i-Spindle peut s’étendre jusqu’à plus de 3 mois (en fonction du fréquençage de la synchronisation des données, en effet celui-ci est paramétrable à souhait). Pour cela, n’oubliez pas de couper l’alimentation 😉 Il y a un petit interrupteur dédié.

Comment utiliser le i-Spindle

Vous devez allumer le i-Spindle via l’interrupteur et appuyer sur le petit bouton “reset” de la carte 5 fois rapidement. Ceci permet d’activer le mode “point d’accès wifi”.
Un nouveau réseau wifi sera visible, nommé “iSpindle”. S’y connecter (via PC, tablette, smartphone). Le navigateur doit automatiquement rediriger vers la page http://192.168.4.1. Si ce n’est pas le cas, y aller (copier/coller le lien).
Maintenant que l’on est sur le portail, cliquez sur “Configuration” et entrer les infos nécessaires:

SSID: Le nom du réseau wifi sur lequel votre i-Spindle se connectera.

Password: Son mot de passe.

i-Spindle Name: Le petit nom que vous voulez lui donner.

Update Interval: En temps normal, 900 secondes (15 minutes) est une bonne option mais pendant les tests ou calibrations, vous pouvez descendre le réglage jusqu’à 30 secondes ou moins. Et n’oubliez pas de remonter cette valeur par la suite sinon la batterie de votre i-Spindle va prendre un coup et vous allez spammer le serveur.

De notre côté, nous avons choisi de relier nos i-Spindles à l’application en français Little Bock. Il faut donc renseigner:

Service Type: HTTP

Server Port : 80

Enregistrer les données sur “Save”. Le i-Spindle va maintenant envoyer ses données sur l’adresse de Little Bock. Notez que le i-Spindle n’est ensuite plus joignable.

Ha et on allait presque oublier de vous rappeler les bases. Le i-Spindle se plonge dans un moût refroidi. Il faut bien sûr le stériliser au préalable. Passez-le quelques minutes dans une solution désinfectante!!

Quels sont les petits soucis auxquels vous pouvez être confrontés?

1- Parfois le dispositif reste bloqué dans un kraüsen particulièrement dense par exemple. Difficile de le remettre dans le droit chemin sans trop perturber le tout… Un petit secouage du fermenteur a jusqu’à maintenant toujours résolu cet aléa chez nous.

2- Nous n’avons pas encore eu d’autres soucis. Et chez vous?

Où trouver votre i-Spindle et à quel prix?

Si vous souhaitez tout comprendre dans les moindres détails et monter vous-même, vous pouvez consulter le site iSpindel.de. Vous trouverez également un wiki en français ou une notice du fabricant pour essayer le montage par vos propres moyens.

De notre côté nous sommes plutôt adepte du “fait par ceux qui savent faire et qui le font bien”…

Nous vous recommandons chaleureusement le travail de Nicolas, un pro de la brasure ultra-propre, qui fait un assemblage nickel et il s’occupe même de faire l’étape de calibration.
Il était dans le métier de la carte électronique dans l’industrie spatiale pendant 11 ans, si si c’est vrai en plus!

Nicolas vous propose un I-Spindle pour 50€ pièce (assemblé et calibré).
En fonction de votre localisation vous devrez compter quelques 5€ de frais de port.
Pour les lecteurs de Comment Brasser sa bière (c’est vous!), il fait une réduction de 5% avec le code promo CBSB5.

Il fait aussi des réductions si vous en prenez plusieurs.

Sa page de contact I-Spindler : https://www.ispindler.eu/. N’hésitez pas à le soutenir en likant sa page facebook.

Petit brasseur, où es-tu?

Alors que pensez-vous de ce petit outil? Gadget ou réel avancée?

Est-ce que certains d’entre vous l’ont déjà à la maison? Quels sont vos retours d’expérience sur le sujet?

Si vous souhaitez être mis en relation avec Nicolas, contactez-nous!

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à suivre Comment brasser sa bière sur Facebook, sur Instagram ou sur YouTube et à partager! A très vite.

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Tuto première utilisation cuve automatisée

Vous avez décidé de vous équiper sérieusement pour brasser votre bière à la maison. C’est décidé vous vous offrez une cuve de brassage automatisée!

(Joie)

Commande passée. Compte bancaire débité. Attente insupportable!

(Impatience) (Irritation)

Vous recevez enfin le précieux à la maison. Vous déballez prestement votre cuve rutilante.

(Agitation) (Jubilation) (Allégresse)

Oui mais… (Perle de sueur sur le front)…

Ça en fait un tas de petites pièces. Dans quel sens se montent ces foutus filtres? Vous commencez à douter de vous.

(Nervosité) (Appréhension) (Détresse) (Remord) (Humiliation) (Culpabilité)

La notice! “Non mais la notice, ne fait que 2 pages. Ce n’est pas elle qui va m’aider”. Les forums? Vous avez 546 topics à lire… “Je commence par où moi??”

Stop, relax, take it eaaaasy!

Panique pas Marcel, y’a le blog Comment brasser sa bière, tu vas sûrement y trouver ce dont tu as besoin.

Au pire, tu leur poses ta question! Tu as le formulaire de contact sur le blog. Tu peux aussi les contacter sur les réseaux sociaux ou simplement répondre par e-mail à la dernière Newsletter. Elles mettent rarement plus d’une semaine à répondre!

(Soulagement) (Quiétude) (Sérénité) (Optimisme) (Confiance en soi et en l’avenir) (Allégresse) (Euphorie)

1- Comprenez ce que vous avez entre vos mains!

Une cuve automatisée, c’est quoi ?

Brasser sur une cuve de brassage automatisée, c’est un nouveau monde :

Mais c’est la promesse d’une cuve « tout-en-un » pour réaliser votre empâtage, votre filtration, votre ébullition voire votre refroidissement.
Ça fait rêver, n’est ce pas ?

Comment ça fonctionne ?

Ces cuves automatisées contiennent un panier à malt en inox, dans lequel vous réalisez votre empâtage. Les céréales concassées sont contenues entre les 2 tamis du panier à malt et une recirculation du moût est assurée par une pompe.

A la fin de votre empâtage, il n’y a plus qu’à soulever le panier pour faire la filtration puis rincer les drêches. Et votre moût est directement prêt pour l’étape d’ébullition.

Voilà comment économiser quelques transferts de cuve!

De quelle cuve automatisée parlons-nous?

Ici, nous vous présentons nos premiers essais réalisés avec la cuve de brassage Klarstein Mundschenk en 50 litres.

Les astuces et conseils pourront s’appliquer à d’autres cuves similaires telles que : Klarstein Mundschenk 30 litres, Klarstein Brauheld, Klarstein Maischfest, Brewmonk mais aussi Ace, Arsegan EasyBrew, Brew Beacon, BrewDevil!

Nous sommes actuellement en préparation d’un dossier très complet sur l’utilisation et notamment la programmation de la cuve. Nous recueillons actuellement tous les trucs et astuces de brasseurs sur le sujet. N’hésitez pas à nous écrire un commentaire ou un e-mail pour partager votre expérience.

Je laisse un commentaire sous cet article pour aider les copines.

Consignes de sécurité d’une cuve automatisée

  • La cuve doit être placée sur une surface plane et stable dans le but d’éviter la chute de la cuve mais également pour assurer un fonctionnement optimal de la pompe de recirculation.
  • Ne pas faire fonctionner la pompe à vide sans eau. La cuve doit être remplie en eau ou en moût avant de mettre en marche la pompe.
  • Ne pas non plus faire fonctionner la pompe quand le moût est en ébullition.
  • Les poignées n’ont pas été dimensionnées pour supporter le poids de la cuve en pleine charge. Sachez donc que vous ne pourrez pas la déplacer une fois pleine. Les poignées ne doivent servir qu’au déplacement de l’appareil vide.
  • Les consignes de sécurité concernant tout appareil chauffant et/ou appareil électrique sont applicables.

2- Prenez quelques minutes pour manipuler votre cuve

La cuve se compose d’une unité de chauffe avec un moniteur de contrôle, d’un panier à malt qui vient s’insérer dans l’unité de chauffe.

L’empâtage de vos céréales est effectué dans le panier. Ce dernier est soulevé pour assurer la filtration et le rinçage, puis retiré (bye bye les drêches). Vous ne conserverez alors que le moût directement dans l’unité de chauffe pour assurer les étapes suivantes.

En fond de cuve, vous trouverez :

  • le capteur de température, auquel vous devrez faire attention (pas de choc).
  • ainsi que l’entrée de la recirculation (à gauche sur la photo).

Le filtre bazooka s’insère dans le filetage du robinet. Il permet de soutirer un moût plus limpide en laissant de côté les débris.

Assemblage tamis et panier à malt

Une fois le carton déballé, la première étape consiste à monter le panier à malt avec les différents tamis.

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Les tamis présentés en photos dans la notice sont légèrement différents de ceux que vous avez réceptionnés. Voici notre montage :

Le tamis supérieur est celui qui comporte les 2 petits trous pour fixer les tiges servant de poignées. Le tamis inférieur doit être positionnés de sorte que les bords puissent s’insérer dans le panier à malt (vers le bas).

Une série de tubes et manchons sont à votre disposition, vissés les uns dans les autres.

Lorsque vous verserez les céréales votre tamis supérieur sera absent. Vous pourrez capuchonner le tube central (bouchon en plastique blanc) pour éviter que les céréales ne rentrent dedans.

Le montage des tamis avec les tubulures s’insère dans le cylindre pour former le panier à malt.

Mise en place du panier à malt

Pendant l’empâtage le panier à malt est maintenu en position basse grâce à son bord supérieur qui repose sur un anneau métallique (première photo).

Le panier est soulevé en fin d’empâtage avec la poignée amovible qui s’insère dans les deux petits trous prévus à cet effet dans le haut du panier à malt.

Une petite rotation en position haute, permet de venir reposer les 4 supports sur leur emplacement sur ce même anneau métallique (deuxième photo). La filtration peut débuter.

Installation de la recirculation

Le coude de recirculation est inséré dans le tuyau de recirculation. Verrouillez l’installation en abaissant les deux poignées. Rien de plus facile!

Le couvercle présente un orifice permettant le passage du coude de recirculation. Une vanne (de couleur bleue sur le modèle Klarstein) permet de régler le débit de la recirculation.

Présentation du moniteur de contrôle

La cuve automatisée de marque Klarstein s’allume avec l’interrupteur PCB (à côté de l’interrupteur PUMP). Ce dernier permet de lancer la recirculation.

Le moniteur de contrôle présente différents boutons :

  • Appuyez sur le bouton MANUAL/PAUSE pour commencer votre programme manuel. Appuyez sur le bouton AUTO/PAUSE pour programmer en mode auto.
  • Le bouton TEMP permet le réglage de la température. Si toutefois la température était réglée selon la mauvaise unité (Farenheit/Celsius), un appui prolongé (5 secondes) sur le bouton règle ce paramètre.
  • Le bouton POWER permet le réglage de la puissance de chauffe,
  • Le bouton TIMER permet le réglage du timer. Le décompte du timer ne commence que lorsque la température programmée est atteinte.
  • Les boutons + et – servent à augmenter ou diminuer la valeur du paramètre que vous êtes en train de régler,
  • Le bouton START/STOP permet de lancer le programme.
  • Le bouton AUTO/PAUSE permet de mettre le programme en pause en cours d’empâtage si besoin. L’écran se remet alors sur la programmation, vous pourrez modifier les paramètres. Pour continuer le programme, appuyez de nouveau sur le bouton.

Nous vous proposerons très bientôt une vidéo pour la programmation automatique d’une cuve automatisée.

3- Avant d’empâter, préparez votre cuve

Avant la première utilisation (et c’est également conseillé avant chaque utilisation suivante), la cuve automatisée doit être consciencieusement nettoyée.

Besoin d’un rappel sur la différence entre un nettoyage et une désinfection?

Pour la première utilisation, il est également conseillé de procéder à désinfection minutieuse.

Pour cela :

  • Installez le panier à malt dans la cuve.
  • Préparez 20 litres de solution désinfectante. Pour le chemipro oxi par exemple, 4 grammes de produit par litres d’eau sont suffisants.
  • Faites chauffer cette solution à 60°C.
  • Faire circuler la solution à chaud pendant 30 minutes.
  • Rincez l’ensemble du système à l’eau avant utilisation.

4- Votre premier empâtage en cuve automatisée

Si avant cela tu as besoin d’un coup de main pour ton concassage, c’est par ici. Pour en savoir plus sur l’empâtage en général.

Nous vous présentons en vidéo comment réaliser sereinement votre premier empâtage dans votre nouvelle cuve automatisée!

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Une série d’astuces pour réussir votre premier empâtage en cuve automatisée :

  • Pour augmenter votre rendement, utilisez un panier à malt sans le tamis supérieur. Ceci vous permet d’avoir accès aux céréales pour brasser au fourquet. Placez le capuchon en plastique au dessus du tamis inférieur.
  • Pour faire monter la température de l’eau avant de placer les céréales, mettez à pleine puissance (3000W) puis réduisez pendant l’empâtage (400W).
  • Pour votre montée en température, programmez une durée de seulement 1 minute. Ceci va permettre à la cuve de vous avertir (bip) pour que vous puissiez mettre la cuve en pause pendant l’ajout de vos céréales. Le décompte du minutage pour l’empâtage ne débutera que quand vous serez prêt.
  • Plus la cuve est haute plus la différence de température en fond et en haut de cuve est importante. Nous prenons régulièrement la température en haut de cuve avec un thermomètre supplémentaire pour suivre notre process au plus près.
  • Pendant les 20 dernières minutes de votre empâtage, ne brassez plus les céréales au fourquet. Ceci a pour but de créer un bon gâteau de céréales pour assurer une bonne filtration.
  • Placez le tamis supérieur au moment du rinçage pour disperser les gouttes et évitez de casser le gâteau de filtration.

Pour ne pas y perdre votre latin, nous avons préparé une comparaison de 3 méthodes d’empâtage/filtration.

Petit brasseur, où es-tu?

Vous avez enfin votre cuve en main. Vous pouvez vous plonger dans les 546 topics sur les forums.

Savez-vous qu’il existe un groupe Facebook dédié aux cuves automatisées?

Comme annoncé dans l’article, nous préparons un dossier encore plus poussé pour aller plus loin dans l’utilisation d’une cuve automatisée, comparer les différents modèles, les erreurs à éviter, la résolution des problèmes. Si vous maîtrisez ce sujet ou que vous avez une pierre à porter à l’édifice, n’hésitez pas à nous contacter!

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Le concassage n’a plus de secret pour toi

Le concassage est la première étape que vous devez mener à bien pour fabriquer votre bière “tout grain” à la maison.

Et ce n’est pas la plus facile (en même temps, laquelle est facile?), c’est d’ailleurs pour cela que certains hésitent :

“Non, moi je continue à préparer ma bière à partir d’extrait de malt“.

“Pour l’instant je ne concasse pas moi-même, j’achète du malt de céréales déjà concassé par mon fournisseur”.

Pourquoi le concassage peut-il faire peur?

Tout d’abord parce qu’il faut s’équiper : Acheter un moulin à malt, il existe plusieurs modèles, lequel choisir? Pour vous aider dans cette étape nous vous avons préparé une vidéo de comparaison de matériel!

Ensuite parce qu’il faut savoir obtenir la bonne taille de mouture (rho le jargon technique!). Concassez trop grossièrement et vous n’obtiendrez pas l’extraction optimale de tous vos sucres. Concassez trop finement et vous colmaterez vos filtres et/ou robinets et devrez faire peur preuve d’ingéniosité pour mener votre brassin jusqu’à son terme… Et ça, c’est sans parler des ratés collatéraux, les “bières épaisses” vous connaissez ?

Concassage, on vous en touche deux mots?

Pourquoi faut-il s’équiper?

Aimez-vous réellement les bières brassées en extrait de malt?

Je suis ok pour dire que commencer le brassage à la maison en extrait de malt est une très bonne pratique!

Le brassage à la maison, on se l’est déjà dit, c’est pas forcément le plus simple des hobbies : tu peux lire Peur de te lancer? Commence ici!, oser brasser sa première bière ou encore brasser sa bière, les étapes, le matériel

Alors le brassage à l’extrait de malt, ça permet de se concentrer sur les autres paramètres difficiles à maîtriser : l’hygiène et l’élimination des contaminations, le contrôle de la température de fermentation, le travail des levures, le choix des houblons

Mais finalement pourquoi est-on ici?

Ici sur ce blog, je veux dire?

Moi : pour partager mes découvertes sur le brassage pour discuter, rencontrer… Et que sais-je encore.

Toi : pour lire, regarder, écouter et échanger aussi sur le brassage, non? Dis-moi tout!

Mais Toi et Moi (même bateau), ce qu’on recherche avant tout… C’est à s’améliorer, on veut brasser de la bonne bière. Y’en a marre des bières dégueu’ ! Pas vrai?

C’est bien de brasser à la maison, c’est hyper classe! Mais c’est pas parce qu’on brasse à la maison, qu’on doit se résoudre à boire de la bière pas ouf. Non, non et non!

A la base pourquoi avez-vous décidé de brasser? Je vous laisse réfléchir. Enfin, je te laisse réfléchir toi, oui, celle ou celui qui compte encore brasser en extrait de malt plusieurs fois!

Allez on arrête le carnage de l’extrait de malt, on passe au “tout grain”!

Je sais c’est trash, vous allez me houspiller : “non, mais c’est pas si dégueu que ça”! “Ouais, moi elles sont bonnes mes bières”.

Soit les copains : si ce n’est pas pour votre palais (ou celui de vos potes) que vous le faites, passez au tout grain pour le challenge par exemple? (Là j’en capte quelques uns de plus).

Ici on parle de vrai brassage! Est-ce que vous pâtisser et êtes fier.es de présenter un gâteau préparé avec de la poudre? On veut devenir brasseur.e amateur.rice ou pas? Je parle d’un.e vrai.e pas celui de pacotille 😉

Je pousse le bouchon un peu loin volontairement, rien de personnel, je respecte vos choix, vos pratiques!! Mais perso, je trouve que le tout grain est plus fun !

Le malt concassé depuis plusieurs jours n’aura pas un bon rendement

Ok, vous avez décidé de tenter le brassage tout grain! (Applause)!

Mais il faut quand même y aller mollo : “Je commence par acheter du malt déjà par mon fournisseur”. Alors on repart un peu en arrière, un peu de théorie, vous me suivez ?

A quoi servent les céréales dans le processus de fabrication de la bière?

Pas de main levée pour répondre à la question? Notre article point d’orge fait le point là-dessus. On recherche les sucres! Ces sucres qui servent de nourriture à notre levure, vous savez, celle qui fabrique l’alcool et les bubulles, qui apporte des saveurs, des arômes, qui élimine des composés indésirables…

Et comment les sucres apparaissent-ils? Non ce n’est pas magique! C’est grâce au travail d’un petit cocktail d’enzymes, l’alpha amylase, la bêta amylase (ne vous sont pas totalement inconnues, non?) pendant l’empâtage. Ces molécules ne sont activées que dans des conditions très précises, c’est d’ailleurs pour cela qu’on commence, la plupart du temps, par malter les céréales.

Si tu as besoin d’un coup de main pour choisir ta méthode d’empâtage/filtration, nous avons réalisé une comparaison en vidéo de 3 techniques.

Et d’ailleurs, c’est aussi pour ces raisons qu’on concasse les céréales!

Le concassage permet de faciliter l’amylolyse, de faciliter l’accessibilité de l’amidon aux différentes enzymes!

Plus votre malt de céréales est concassé finement et plus votre rendement d’extraction sera bon. Vous extrairez plus de sucres et c’est quand même le but ultime du brasseur ;). On veut tirer un maximum de sucres possibles avec la plus petite quantité possible de céréales : sinon on jette de l’argent par la fenêtre et on ne fait pas des bières aussi bonnes qu’on pourrait. Ce serait bien dommage…

Donc il faut faire attention à ces petites enzymes! Et pour cela on conserve et on utilise correctement son malt.

Comment conserver ton malt?

melange malts brassage biere 2

Pour le malt : on conseille en général de le stocker dans un endroit relativement frais (+/-15°C) et surtout sec et dans les sacs d’origine de la malterie qui ne sont pas hermétiques. Il faut que ça respire tout ça!

Et il faudrait les utiliser dans les 12 mois (parole de malteurs).

Et qu’en est-il du malt concassé?

Ben c’est encore plus fragile, pardi…

Pour le malt concassé : au frais, au sec, à l’obscurité pour quelques jours (Allez je te concède quelques semaines). On dit même parfois, qu’il faudrait qu’il soit à l’abri de l’air, dans un contenant hermétique donc (sous vide quand tu le reçois en provenance de ton fournisseur?).

Plus le malt concassé est “âgé” (concassé depuis longtemps), moins bonne sera ton extraction… Et comment sais-tu pendant combien de temps il a été conservé chez ton fournisseur avant envoi?

Faut arrêter, un moulin ça ne coûte pas si cher que ça!

Vous trouverez les premiers prix de moulin à malt de type Corona à partir de 40 à 50€… Et si vous optez pour un moulin à deux rouleaux, les modèles les moins chers sont à partir de 90€ et montent jusqu’à 120€.

N’êtes-vous pas prêt à mettre ce petit budget pour brasser de la meilleure bière qu’en extrait de malt (clin d’œil) et avoir de bon rendement d’extraction de vos sucres?

Alors je vous laisse essayer une fois (une seule) l’achat de malt déjà concassé, et puis on se lance en vrai tout grain!

Quel moulin choisir pour votre concassage?

Les deux principaux modèles de moulins à malt accessibles en brassage amateur sont le moulin type Corona et le moulin à deux rouleaux (Il existe le trois rouleaux aussi, ais je n’ai pas eu l’occasion de le tester).

Et comme ce n’est pas toujours facile de faire un choix pour commencer, nous vous avons préparé une vidéo sur le sujet :

On s’est abonné à la chaîne YouTube Comment brasser sa bière ET on a liké la vidéo? Ça, c’est pour aider les copines à gagner en visibilité mais aussi pour être prévenu.e dès la sortie d’une nouvelle vidéo 😉 Merci !

Le moulin type Corona

En quelques mots, pour ceux qui ne veulent pas regarder la vidéo (les flemmards.es)!

Les points forts et les points faibles

Le gros point fort du moulin de type Corona (il existe d’autres marques) c’est son prix : quasiment moitié moins cher que le moulin deux rouleaux! Sinon il est en fonte, donc très robuste, voire même un peu lourd (il ne faut le laisser tomber sur le petit orteil…).

Il est parfois un peu “gymnastique” à monter, vous voyez ce que je veux dire? La solution : ne pas le démonter, mais pour cela il faut avoir la place pour le stocker monté (et encore prend-t’il moins de place quand il est démonté??).

Son énorme point faible est le réglage de la mouture… Là, c’est du pifomètre total… Si vous avez des astuces, j’attends tout ça en commentaires, j’ai hâte de vous lire.

Notre astuce expliquée dans la vidéo : mettre quelques rondelles entre le cadre et le corps du moulin (avant les écrous à ailettes)

Ceci permet d’ajouter un peu de distance et donc de précision dans les réglages des différentes molettes…

Mais la solution reste le test : on ajoute les céréales, on concasse, on regarde le résultat et on avise…

Et enfin il faut avoir l’épaule bien accrochée.. “Ho la meuf, elle a mal quand elle concasse son malt?” Nan, mais sérieusement, il ne faut pas avoir à concasser plus de 6-7 kg de céréales à concasser, sinon ça fait du bien quand ça s’arrête…

Vous savez pour avoir une mouture homogène, il faut concasser régulièrement à la même vitesse. Ni trop vite, ni trop lentement. L’idéal est même de ne pas s’arrêter du tout (avoir un coup de main pour les remplissages de trémies), c’est top!

D’ailleurs, parlons-en de la trémie… Elle n’est pas très grande non plus, ça fait des arrêts très réguliers tout ça.

Notre avis sur le moulin Corona

Il est top!

La bonne solution qualité- prix pour commencer!

Dès que vous brasserez plus régulièrement, vous “yeux-terez” le deux rouleaux, parole d’expert 😉

Le moulin à deux rouleaux

Les points forts et les points faibles

Il est plus cher que le moulin de type Corona.

Vous pourrez l’acheter avec le petit support en bois qui va bien, mais il ne faut pas être très bricoleur pour le faire soi-même et il sera certainement plus adapté à vos contenants. Vous économiserez quelques dizaines d’euros.

Il est très facile à monter et son avantage, même s’il prend un peu de place, c’est que vous le laisserez bien évidemment monté. Vous gagnez un peu de temps même si ce n’est que quelques minutes, je vous l’accorde…

La trémie est plus grande que pour le moulin Corona. Vous pourrez y placer jusqu’à 3kg selon les modèles! Vous voyez l’avantage???

Le réglage est simplissime, plus précis, plus stable dans le temps et la taille des particules concassées sera plus homogène. En général, vous aurez une double molette que vous fixerez avec des vis à œil. Il faut faire bien attention à régler des deux cotés pour que les rouleaux soient parallèles

Les efforts à fournir pour moudre les céréales sont beaucoup moins importants qu’avec le moulin Corona. Votre épaule vous remerciera… Et le bonus, c’est la possibilité de connecter une visseuse électrique (attention à ne pas y aller trop fort, moins de 500tours/minute).

Notre avis sur le moulin à deux rouleaux

Le moulin idéal pour le brasseur régulier.

Ça va plus vite, c’est plus précis, ça fait moins mal, convaincu?

Comment réussir son concassage?

Le brasseur cherche à extraire les sucres de ses céréales. Ces derniers sont extirpés des grains pour être libérés dans le moût. L’étape suivante doit permettre de séparer les céréales appauvris en sucres et de ne conserver que le moût enrichi en sucres.

Plus la taille des particules obtenues par concassage, est fine, plus l’extraction est bonne mais plus la circulation du moût est limitée.

D’ailleurs, une des raisons qui a fait que le brasseur utilise principalement de l’orge, est que ce dernier possède une enveloppe (contrairement au blé par exemple). Pendant le concassage de l’orge, les grains sont en partie séparés de leurs enveloppes. Les enveloppes vont alors créer un lit pour améliorer la filtration. Sinon vous pourrez avoir des difficultés pour récupérer votre moût (colmatage, compaction du lit de céréales), la galère…

Le concassage a en fait, un effet sur la rapidité d’extraction plutôt que sur la quantité de sucres extraits.

Un concassage grossier permet un meilleur écoulement du moût, mais n’est pas converti aussi rapidement.

On parle de conversion pour désigner la “transformation” d’une maische (ce mélange eau/céréales concassées) en un moût sucré.

Une mouture idéale présente un lit d’enveloppes d’orge entières et intactes (non déchiquetées) et un mélange de petites et plus grandes particules. Les grains doivent être cassés en 3 à 4 morceaux.

Mais le terme “idéale” n’est jamais adapté à toutes les situations. Selon les styles de bières, le matériel utilisé, la méthode de brassage, vous devrez adapter votre mouture :

  • Les bières blanches contenant une proportion de malt de blé/froment, présenteront des malts sans enveloppes. Concassez très finement la proportion de blé car vous n’aurez pas d’enveloppes à protéger. Veillez à ne pas créer une recette trop riche en blé. Il existe l’astuce d’ajouter des enveloppes de riz, neutres en goût, pour améliorer ce point.
  • Pour le brassage en sac (brew in a bag ou BIAB), vous n’aurez pas de problème de colmatage, vous pourrez vous autoriser à concasser très finement. Vous obtiendrez même de la farine, c’est ok!

Petit brasseur, où es-tu?

Pour vérifier la taille des particules de ton concassage, fais rouler le mélange entre tes doigts. Certains grains qui semblent entiers sont, en fait, cassés en particules et attendent juste d’être séparés!

Les céréales sans enveloppes ou les céréales non maltées vont parfois mener la vie dure à ton moulin et à ton épaule 😉

Quel moulin as-tu ou vas-tu choisir? Quels sont les critères qui t’ont fait basculer vers ce choix?

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Publié le 11 commentaires

3 méthodes d’empâtage/filtration

Empâtage, quelle méthode choisir?

Nous avons décidé de vous montrer, en vidéos, 3 méthodes d’empâtage et filtration. Nous comparons pour vous les avantages et inconvénients de chacune de ces techniques :

  • une cuve de brassage puis passage en cuve filtrante,
  • une cuve de brassage avec la méthode de “brew in a bag” (BIAB) ou brassage en sac,
  • une cuve automatisée de type Klarstein, Brewmonk, Ace, Arsegan, EasyBrew, Brewbacon, Brewdevil.

Attention, cette liste n’est pas exhaustive. Il existe d’autres méthodes et d’autres matériels pour empâter. Nous présentons ici notre manière de faire et comme tu le sais déjà, tu en trouveras autant qu’il n’y a de brasseurs 😉 L’idée est de t’inspirer et de tester puis de t’approprier et de créer ta méthode à toi!

Mais commençons par la théorie. L’empâtage est l’étape qui permet d’extraire les différents sucres des céréales afin d’obtenir le moût, ce “jus” sucré dont raffolent les levures.

La méthode à l’extrait de malt

Nous avons précédemment évoqué que les sucres peuvent être obtenus à partir d’un extrait de malt fabriqué par des industriels. Le principe de cette méthode consiste donc à réhydrater une poudre ou à diluer un liquide visqueux.

Pour fabriquer cette matière première, les industriels ont réalisé un empâtage tout grain (voir paragraphe suivant) et ont concentré ou déshydraté le moût pour faciliter le brassage.

Pour illustrer ces 2 techniques, nous avons testé pour vous :

Si tu souhaites créer ta propre bière de A à Z, intéresse-toi donc à la méthode tout grain.

L’empâtage “tout grain”

L’empâtage tout grain est la vraie méthode traditionnelle de brassage, certes plus complexe. Elle consiste à obtenir les sucres fermentescibles à partir de céréales.

Concassage de notre bière de noël

L’amidon

Replongeons-nous aux origines du brassage avec notre article “Point d’orge” pour comprendre que :

  • La molécule clé renfermée par les céréales est l’amidon ;
  • Grâce à sa dégradation (l’amylolyse) pendant l’empâtage, des molécules glucidiques sont créées : les maltoses et les dextrines ;
  • Les maltoses, sucres simples sont fermentescibles, la levure pourra les utiliser comme substrat pour produire alcool et CO2 ;
  • Les dextrines, sucres plus complexes, sont non fermentescibles. Ils apporteront de la rondeur à la bière.

Ces deux types de sucres ont donc leur importance dans une bière.

Les enzymes et paliers de température associés

L’empâtage est l’étape qui consiste à infuser dans de l’eau chaude des céréales préalablement maltées et concassées. Le brasseur, en réalisant divers paliers de températures, va libérer les enzymes nécessaires à l’extraction des sucres qu’il recherche :

  • L’Alpha-amylase dont l’action sur l’amidon va produire des sucres non fermentescibles :  apportera donc de la rondeur à ta bière. Sa température optimale d’activité est de 70°C (68-75°C).
  • La Bêta-amylase : favorise l’apparition des sucres fermentescibles. Les levures prennent le relai et assureront la transformation des sucres fermentescibles en alcool et gaz carbonique. Sa température optimale d’activité est à 62°C (60-65°C).

Il existe d’autres paliers de température qui peuvent avoir un impact sur le profil de la bière finale. Nous réaliserons un article dédié.

L’activation des enzymes

Le monopalier est la méthode la plus simple et aboutit néanmoins à la création de très bonnes bières. Le principe consiste à créer un palier de température situé entre 65 et 67°C pendant toute la durée de l’empâtage.

Cette température permet de libérer des alpha- et des bêta-amylases et donc d’obtenir un profil de moût comportant des sucres fermentescibles ou non, en proportion plus ou moins équivalente.

Le multipalier consiste à monter progressivement la température en réalisant des paliers plus ou moins longs aux cibles. Ce process permet la fabrication de bières plus complexes : bières légères ou plus alcoolisées, bières plus rondes ou à l’inverse plus sèches.

Les méthodes de montée en température

L’empâtage se réalise :

  • Par infusion en chauffe directe. Avec cette méthode, les céréales concassées sont placées dans un grand volume d’eau chaude placée sur une source de chaleur. Le brasseur utilise une marmite/cuve sur un brûleur au gaz ou il peut utilise une cuve électrique par exemple.
  • Par infusion en contenant thermiquement isolé. C’est la méthode de la glacière. Le principe consiste à monter la température de son eau puis d’y verser les céréales. L’infusion se réalise. Si la température doit être ajustée, le brasseur ajoute de l’eau froide ou chaude en prenant note des quantités ajoutées pour réaliser ses calculs de volume de rinçage.
  • Par décoction. Ici, une partie du mélange eau/céréale est prélevée et montée en température avant d’être réinjectée dans le mélange. La température de l’extrait prélevé est montée très haut afin d’obtenir la température cible dans le contenant global. Ces bières possèdent donc un caractère très malté.

De notre côté, nous brassons en infusion par chauffe directe depuis nos débuts et ça reste la méthode la plus largement utilisée en brassage amateur. La glacière est plus largement connue outre-Atlantique mais commence à arriver de nos contrées.

Comment réaliser votre empâtage?

Une fois la théorie de l’empâtage en tête, passons à la pratique. Nous avons décidé de vous montrer en vidéos les 3 méthodes d’empâtage/filtration que nous utilisons à la maison.

Si tu as besoin de refaire un point sur le matériel dont tu as besoin pour brasser à la maison, notamment si tu souhaites utiliser un maximum ton matériel de cuisine : Brasser sa bière, les étapes, la matériel.

Un article hyper complet pour t’aider à calculer tes volumes d’eau d’empâtage et de rinçage.

Avant de commencer votre empâtage, vos céréales doivent être concassées.
Pour en savoir plus : Le concassage n’a plus de secret pour toi.

Empâtage en cuve puis passage en seau de filtration

C’est la méthode que nous avons utilisée pendant 5 ans avant de nous intéresser à autre chose! Elle est donc éprouvée et fonctionne bien.

Le matériel

Vous aurez besoin de :

Les avantages

  • Le coût est intermédiaire;
  • Le rendement d’extraction des sucres est bon.

Les inconvénients

  • Cette technique utilise beaucoup de matériel différent. Vous aurez plus de vaisselle à faire et votre brassage sera plus ‘encombrant” dans votre cuisine. Vous devrez donc être organisé!
  • Vous allez jongler entre les différentes contenants (nombreux transferts).

Consultez notre FAQ empâtage.

Empâtage et filtration en Brew In A Bag (Brassage en sac)

Le matériel

Vous aurez besoin :

  • La cuve de brassage électrique ou non d’une cinquantaine de litres. En effet, sans étape de rinçage, vous devez prévoir réaliser votre empâtage dans un plus grand volume d’eau qu’avec les autres techniques ;
  • Le sac de brassage.

Les avantages

  • Le coût est le plus bas des 3 méthodes comparées ici;
  • L’encombrement est minime;
  • Si vous travaillez correctement vous n’aurez pas de rinçage à réaliser, cette étape est donc également la moins chronophage!

Les inconvénients

  • Le poids du sac rempli de céréales : si vous brassez des bières très maltées ou des plus gros volumes de bière, vous aurez parfois jusqu’à 7kg voir plus de céréales à extraire. Et si vous êtes seul, vous devrez redoubler d’ingéniosité pour réussir à placer votre grille de four (certains utilisent des systèmes de poulies.
  • Le rendement d’extraction des sucres est légèrement moins bon.
  • Le volume de la cuve de brassage doit être plus important.

Consultez notre FAQ brew in a bag.

Empâtage et filtration avec une cuve automatisée

Nous t’avons préparé une chouette vidéo (oui, pour toi, et toi et toi aussi qui nous l’avez demandé!), agrémentée d’astuces et de conseils qui nous semblent indispensables! Mais pour en savoir plus commence par lire notre article de présentation d’une cuve automatisée.

Le matériel

Vous aurez besoin :

  • La cuve de brassage automatisée, mais il y a de nombreuses marques et modèles. Si tu penses que ça peut t’être utile nous pouvons te préparer un article comparatif. Fais-nous signe en commentaire.

Les avantages

  • Tout en un : 1 seul équipement pour l’empâtage, la filtration et la suite de votre brassage;
  • Les rendements sont les plus efficaces grâce à la recirculation du moût;
  • Le contrôle des températures beaucoup plus facile à gérer.

Les inconvénients

  • Le coût : c’est la méthode la plus onéreuse;
  • Vous aurez quand même besoin d’une cuve pour faire chauffer l’eau de rinçage;
  • La prise en main du matériel n’est pas aussi simple que pour les deux précédentes.

Voici une présentation de notre cuve Klarstein Mundschenk en vidéo pour vous expliquer les différents éléments si besoin.

Pour débuter le Brew in a Bag nous semble être la solution la plus économique et la plus facile à mettre en œuvre. Et puis si tu souhaites augmenter ta capacité ou améliorer tes rendements, tu pourras ensuite passer à la méthode avec seau de filtration. Mais si tu as le budget, le confort de la méthode en cuve automatisée, te laissera l’esprit libre pour tenter plein d’expérimentations dans un moindre encombrement. C’est vraiment agréable!

Avant de passer à l’ébullition, sais-tu que dès que tu récupères tes premières gouttes après filtration, tu peux procéder à un houblonnage atypique et peu connu?

Petit brasseur où es-tu?

Quelle méthode d’empâtage utilises-tu? Quels sont les avantages et inconvénients qui ont justifié ton choix?

Si tu as encore des questions, laisse-nous des commentaires!

Tu l’auras compris nous mettons les bouchées doubles sur le format vidéo. Nous allons améliorer petit à petit notre technique pour filmer, faire des prises de sons, rendre le tout dynamique et monter tout ça en un minimum de temps (oui pour l’instant j’y passe de nombreuses heures)!

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A très vite

Publié le 24 commentaires

Utiliser des teintures pour aromatiser ta bière

Alors non, tu te trompes si tu imagines que nous allons te parler de coloration de textile ici! Non, ici nous parlons “aromatisation” de bière!

Tu souhaites créer des bières originales, des bières uniques, des bières dont on se souvient. Pour cela, tu as choisi de passer par l’ajout de ce que nous appelons les “additifs” dans le jargon brassicole! Et pour toi, nous avons sélectionné la méthode d’aromatisation la plus efficace! La méthode pour faire exploser les saveurs de ta bière!

Tu veux en savoir un peu plus? Et si je te parle de teintures mère? Tu connais : Oui, non? Mais tu veux en savoir plus, pas vrai?

On prend cinq minutes pour en parler?

Comment peux-tu aromatiser ta bière?

Bien sûr, tu es maintenant un expert dans le houblonnage de ta bière. Et dans cet article, nous ne nous intéressons pas aux houblons mais parlons de tous les autres additifs que tu peux ajouter.

Dans le livre Mastering homebrew (quand je vous dis que ce livre est un inconditionnel), vous trouverez une idée des dosages des épices les plus courantes.

Dans notre recette de bière de noël, notre Hoppy Christmas, nous vous avions présenter quelques méthodes d’utilisation d’épices. Tu t’en souviens?

Tu disposes de plusieurs méthodes aromatiser ta bière.

1- Jeter directement ton ingrédient dans ton moût pendant ton brassage

Avantage : Il n’y a pas de risque d’apporter des contaminants puisque l’ébullition va stériliser ton épice.

Inconvénient : Les saveurs, les arômes, et je devrais même dire les flaveurs sont extrêmement volatiles et une grande partie d’entre elles seront évaporées pendant l’ébullition. C’est vraiment dommage!

2- Rajouter cet ingrédient pendant la fermentation

Avantage : Tu explores au maximum les arômes. Le goût de ta bière est quasi définitif à ce stade, tu pourras ajouter progressivement ton ingrédient et goûter pour avoir une idée du résultat!

Inconvénient : Ton épice n’est pas stérile. Gare à la conta!

Pourquoi faire des teintures?

C’est quoi une teinture mère?

Les teintures mère sont des extraits de plantes extrêmement concentrés. Elles sont obtenues par infusion de plantes dans de l’alcool afin d’en extraire les principes actifs aromatiques.

Cette macération est réalisée à partir de plante fraîche ou sèche, même si dans la plupart des cas, les plantes fraîches donneront de meilleurs résultats. J’ai lu que pour certains fruits qui avaient été congelés (notamment de la mangue), l’extraction n’avaient pas fonctionné.

L’extraction des arômes est longue mais elle est très facile à réaliser à la maison et est peu coûteuse.

Cette méthode est très ancienne, les hommes ont préparé leurs propres potions depuis des millénaires de cette façon.

Pourquoi les utiliser dans la fabrication de ta bière?

L’ennemi du brasseur est la contamination surtout pendant la fermentation (température basse).

L’avantage de la teinture est que l’alcool qu’elle contient élimine tout risque d’infection. Bingo voici la solution idéale!

De plus, l’alcool va maximiser l’extraction des arômes, bien plus que si les épices sont jetés directement dans le fermenteur!

Après, sache que certaines épices réagissent extrêmement bien à la chaleur, et pour celles-ci la méthode d’aromatisation ultime ne sera pas la teinture-mère. C’est probablement le cas pour la cannelle en bâton notamment.

Il va donc falloir expérimenter!

Comment les fabriquer?

Préparation de teinture maison pour aromatiser la bière

Matériel

  • deux récipients que tu peux fermer hermétiquement
  • un filtre à café
  • ton ingrédient végétal (fleur, herbe, épice, bois ou fruit)
  • de l’alcool à au moins 40° (Plus l’indice est élevé plus l’extraction sera efficace et rapide), tels que vodka (neutre en goût), gin, cognac, rhum

Pas à pas

  • Découpe, émince ou râpe ton ingrédient pour avoir la plus grande surface de contact possible avec l’alcool.
  • Ajoute tes ingrédients dans le récipient (n°1) et verse-y l’alcool jusqu’à recouvrir la totalité.
  • Referme le couvercle hermétiquement.
  • Remue énergétiquement.
  • Étiquette la préparation (plante, alcool, date…).
  • Conserve le tout dans un endroit sombre et frais au moins deux semaines.
  • Presse et filtre pour mettre dans le contenant étiqueté (n°2).

Comment l’utiliser

Tu as la possibilité d’additionner ta teinture au moment de l’embouteillage ou pendant ta fermentation secondaire.

Il est préférable de faire ton ajout pendant la fermentation secondaire (quand il y a moins d’activité dans le barboteur), environ une semaine après ton ensemencement. En effet, il se pourrait que tes arômes volatils soient éliminés en même temps que ton CO2 pendant la phase tumultueuse. Oh non!

Ajouter un peu de teinture dans un brassin d’une vingtaine de litres, ne changera probablement pas ton degré d’alcool. Par contre, si tu juges nécessaire d’additionner un bon volume, quelques dixièmes pourront être gagnés.

Pour le dosage, je te laisse expérimenter.

Petit brasseur où es-tu?

Nous préparons actuellement une teinture de gingembre dans de la vodka et dans du rhum. Nous avons même tenté l’ajout de cannelle en poudre pour tester ce mélange dans une bière de noël!

Et, toi? Que vas-tu tester? Partage avec nous toutes tes idées même les plus folles !

Je sens la fève de cacao, la noix de coco, la noisette ou la marijuana qui titillent ma curiosité.

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Pour en savoir plus : https://beerandbrewing.com/using-tinctures-to-add-flavors-to-beer/

Publié le 41 commentaires

Contrôler la température de fermentation

Pour réussir à obtenir une bonne bière, vous devez réaliser une bonne fermentation. Pour réaliser une bonne fermentation, vous devez contrôler votre température de fermentation.

Ici, nous allons vous expliquer quelles sont les facteurs qui influencent la qualité de votre fermentation. Quel est le matériel de base pour contrôler la température de fermentation. Quels sont les trucs et astuces que vous devez connaître.

Et en bonus, nous vous décrivons la fabrication de notre chambre de fermentation.

Quelles sont les bases d’une bonne fermentation?

Pour réussir une bonne fermentation, vous devez réunir :

1- Une levure saine (en bon état de viabilité), avec une population suffisante (bon taux d’ensemencement), sans compétition (pas de contamination), adaptée aux caractéristiques de votre brassin ;

2- Des sucres fermentescibles disponibles (obtenus par un bon empâtage) ;

3- De l’oxygène apportée grâce à une vigoureuse homogénéisation de votre moût (Attention, il existe toujours une possibilité de suroxygénation qui conduirait à une oxydation de votre bière…) ;

4- Des nutriments, la levure ne se “nourrit” pas exclusivement de sucres, d’autres éléments doivent être présents dans votre moût (des vitamines, des minéraux). Ceux-ci sont apportés par le malt et l’eau ;

5- Un bon fermenteur! Il sera facilement nettoyable, ne comportera pas de petits endroits inaccessibles aux solutions de désinfection, il supportera une légère pression et sera doté d’un système d’évacuation des gaz.

6- Une bonne gestion des températures. La gestion des températures de fermentation est essentielle pour l’obtention de bière de bonne qualité! De la phase d’ensemencement, jusqu’à la phase de conditionnement (et même pendant la maturation qui suit), vous devrez contrôler les températures. Des problèmes de températures se caractérisent par la création de faux goûts et ça c’est vraiment dommage particulièrement sur les “petits” brassins.

Et c’est sur ce dernier point que nous allons réfléchir plus précisément aujourd’hui!

La température de fermentation

Le premier point à prendre en considération est que le métabolisme de la levure crée lui-même de la chaleur. Souvenez-vous la levure qui entre en fermentation alcoolique, absorbe sucres et autres éléments nutritifs pour créer de l’alcool, du gaz carbonique et de l’énergie. Cette énergie est libérée sous forme de chaleur.

Quelle est la température idéale pour votre fermentation?

C’est une grande question car la température idéale dépend de la souche de levure que vous utilisez, de la bière que vous souhaitez brasser, des saveurs que vous recherchez…

De manière générale, il est communément dit que la température idéale pour les ales est de 20°C et celle des lagers de 10°C. Cependant ce ne sont pas les températures que les levures préfèrent (ales : 32°C et lagers : 27°C).

Nous avons coutume de descendre nos températures de fermentation pour éviter que la fermentation ne se réalise trop rapidement et fabrique des saveurs indésirables pour nos bières. Les brasseurs cherchent donc à limiter ces effets, tout en conservant le fonctionnement du métabolisme. Tout est compromis!

Une température de fermentation trop basse va ralentir le métabolisme de la levure, voire la faire entrer en dormance. Trop haute, la température de fermentation va accélérer le métabolisme jusqu’à un certain point avant de complètement le stopper. Des composés indésirables sont produits tels qu’éthanol, alcools de fusels, esters et acétaldéhydes, dans les premières 72 heures de fermentation.

Concrètement, on fait quoi chef?

La température d’ensemencement idéale est de 2 à 3°C en dessous de la température de fermentation. Faites ensuite remonter doucement la température de fermentation, puis gardez-la le plus stable possible pendant les 2/3 ou 3/4 de votre temps de fermentation. Pour la suite, votre levure a déjà produit la plupart des composés de fermentation, il y a donc moins de risque d’influencer significativement la goût de votre future bière. Vous pouvez donc augmenter la température de fermentation de 2 à 5 °C en 1 à 2 jours.

Ainsi si vous menez une fermentation autour de 20°C, refroidissez votre moût jusqu’à 18°C afin de pouvoir introduire votre levure dans des conditions adéquates. Puis après une dizaine de jours, faites remonter la température jusqu’à 25°C (en 1 à 2 jours).

Ce petit pic de température final va permettre à la levure de terminer correctement l’atténuation et réabsorber les composés indésirables produits en début de fermentation.

La gestion des températures de fermentation

Le thermomètre est votre ami

Pendant l’ensemble des phases de votre brassage vous devez avoir un thermomètre que vous pouvez plonger dans votre moût. Il vous sera notamment indispensable pour surveiller la température du moût en cours de refroidissement (avant fermentation).

Il existe des modèles analogiques, numériques ou adhésifs.

Même s’ils sont plus fragiles, je vous conseille le thermomètre analogique dont la fiabilité est plus grande que le numérique. Il existe des thermomètres analogiques avec des coques de protection plastique. Même s’ils sont très difficiles à nettoyer, ils ont l’avantage d’être plus solides…

Thermomètre analogique
Thermomètre analogique avec protection

Les thermomètres numériques fonctionnent donc avec des piles (pensez à en avoir d’avance…). Il parait que la précision des températures n’est pas énorme en conditions humides (buée) et ça, ça tombe plutôt mal… Préférez peut être, plutôt ce type de thermomètre pour la préparation de vos macarons.

thermomètre numérique

Pendant la phase de fermentation, il n’est plus possible de plonger un thermomètre dans le moût. C’est un thermomètre d’ambiance dont vous aurez besoin. Dans ce cas, un thermomètre analogique positionné sur le mur de votre pièce dans laquelle vous stockerez votre fermenteur est souvent bien suffisant.

Analogique thermomètre intérieur extérieur de jardin 20 cm plastique blanc de fabrication allemande. température-affichage de 45 à + 50 °c

Cependant le thermomètre d’ambiance ne vous donne pas la température de votre moût! Il est possible que vous ayez une différence de quelques degrés. Et cette différence s’accentue sur votre brassin est conséquent. Plus la quantité du moût est importante, moins il sera rapidement sensible aux changements de températures.

Pour votre information, sachez qu’il existe également des thermomètres adhésifs qui se collent sur les parois de votre fermenteurs (pour seulement quelques euros). Vous aurez une idée plus précise de la température de votre moût. Ces derniers se détériorent assez rapidement…

thermomètre adhésifs

Le i-Spindle

Nous avons également un autre petit matériel à vous présenter, il s’agit de l’i-Spindle.

Le i-Spindle est un hydromètre et thermomètre électronique sans fil.

Il permet donc de suivre l’évolution de la fermentation et de la température lors de la fermentation de la bière (ou de tout autre boisson fermentescible).

Pour en savoir plus : i-Spindle, le densimètre connecté

Trucs et astuces pour contrôler la température de fermentation

1- Relisez notre FAQ sur la fermentation. En effet, vous trouverez un paragraphe dédié mais pas que…

3- Prévoyez d’avoir un thermomètre supplémentaire pour ne pas être démuni en cas de casse…

4- Ne faites pas confiance à la chance pour contrôler votre température de fermentation.

4- Isolez votre fermenteur de la température environnante. Et pour cela tous les moyens sont bons : le tapis ou la couverture de mamie pour les méthodes les plus archaïques; le sac isolant; la pièce condamnée et le Graal : la chambre thermostatée (bricolage en bonus).

5- Régulez! Chauffez quand il se refroidit et refroidissez quand il se réchauffe. Là, la tache se complexifie. Soit vous avez la possibilité de régler la température de votre pièce en jouant sur le chauffage par exemple, soit ce n’est pas le cas. Les périodes de fortes chaleurs de l’été, sont en effet, souvent synonyme de médiocrité pour la fabrication des bières maison. Pensez bain d’eau froide voire de glace (mais sur du long terme…)

6- Enfin, sachez qu’il existe une levure dite de canicule (c’est pas formidable ça?) : il s’agit de la M27 de Craft Series Yeast de Mangroove Jack’s. Cette levure confère à la bière un profil gustatif fruité et épicé. Sa température de fermentation se situe entre 26 et 32°C. En connaissez-vous d’autres?

BONUS : Fabrication d’une chambre de fermentation

Sur les conseils de Thomas de Carnet d’un brasseur amateur, j’ai récupéré un vieux frigo. Il n’était en fait pas si vieux que ça, car j’ai la chance d’avoir un frère dont c’est le métier justement, la réparation des frigos, ce qui tombe plutôt bien. Et si vous saviez le nombre de frigos quasiment neufs qui sont échangés contre du neuf à cause des garanties… Bref, c’est un autre sujet.

Le principe de la chambre thermostatée est de s’affranchir des éventuelles variations de températures extérieures. L’enceinte est isolée!

Et le petit plus, un tube chauffant relié, tout comme la prise du frigo, à un boîtier de contrôle de la température. Vous pouvez ainsi donner une consigne (ex : 20°C) . Je m’explique!

Une sonde relève la température dans le frigo. Si la température descend en dessous de la consigne, le boîtier envoie l’alimentation dans la prise du tube chauffant. A l’inverse, si la température monte en excès, c’est la prise du frigo qui est actionnée.

La chambre est donc non seulement isolée, elle est également régulée à la température demandée!

Achat du petit matériel

Le boîtier ITC inkbird coûte une quarantaine d’euros et le tube chauffant pour serre de 45W dépasse à peine les 30 euros.

Nous avons décider d’ajouter à cela, deux petits ventilateurs (type ventilateur de refroidissement d’ordinateur de 9 cm de diamètre) à 8 euros pièce. Seront également nécessaires, petite visserie, perceur avec forêt étagé pour faire du boulot propre, un peu de gomme pour étanchéifier les passages de fils et de l’huile de coude.

Bricolage pour maîtriser votre température de fermentation

Attention à ne jamais percer la plaque du fond, votre frigo risque de ne plus être en mesure de faire du froid.

Nous avons décidé de placer le tube chauffant dans le bas du frigo. Ce dernier se fixe facilement avec de simple vis.

La sonde de température est placée en position centrale dans le frigo. Vous pouvez l’apercevoir sur le côté droit.

Le boitier Inkbird est positionné à l’extérieur du frigo au même niveau que la sonde de température.

Le froid est créé par la plaque du fond de votre frigo. Celui-ci a tendance à descendre. Le tube chauffant est coincé dessous le support où est posé le fermenteur. Afin d’homogénéiser plus rapidement la température dans l’enceinte, nous avons choisi d’installer deux petits ventilateurs de chaque côté du fermenteur. Nous perçons deux cercles de 9 cm de diamètre et fixons les ventilateurs. L’un souffle l’air vers le haut, l’autre vers le bas, créant ainsi une circulation de l’air.

Nous avons placé une petite cale pour être sûr que le fermenteur ne soit pas en contact avec la plaque froide du fond. Nous avons confectionné deux pieds pour s’assurer que le support où est posé le fermenteur, soit bien en mesure de “supporter” son poids…

Réglage des températures

Sur le boitier Inkbird, l’écran du haut PV (process value) indique la température au niveau de la sonde. La température SV (setting value) correspond à la température que vous avez demandée.

Le voyant cooling (refroidissement) ou heating (réchauffement) indique dans quelle phase la chambre de fermentation se trouve. Vous devrez paramétrer une consigne haute (HD) et basse (CD) : nous avons choisi 2 °C. Et pour le reste du paramétrage, vous pourrez vous reporter à la notice 😉

Petit brasseur, où en es-tu?

Petit brasseur, est-ce que tu y vois plus clair dans ton schéma de fermentation? As-tu d’autres questions, des remarques, des améliorations à proposer? N’hésite pas à nous laisser un commentaire.

Je viens de vous donner quelques astuces pour contrôler la température de votre fermentation. Vous aurez peut-être du mal à les appliquer. Alors voici mon conseil : commencez par simplement assurer une stabilité dans la température de votre fermentation. Et vous verrez la différence sur le goût de votre bière.

Un dernier mot : si vous aimez cet article, merci de la partager (les boutons réseaux sociaux sont juste là). Et si vous voulez plus d’informations exclusives sur le brassage à la maison, inscrivez-vous à ma newsletter en utilisant le formulaire ci-dessous.

A très vite,

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Comment brasser en extrait de malt ?

Brasser en extrait de malt, c’est une méthode facile et rapide pour faire sa bière à la maison.

Elle a souvent mauvaise presse dans le monde du brassage amateur, pourtant il est tout à fait possible de faire de bonnes bières grâce à cette technique. Tout d’abord, sachez que vous serez juste beaucoup plus limité dans vos possibilités de recettes. Et, avec seulement 2 heures de brassage et peu d’équipement, cette technique est très adaptée pour des débutants ou pour des personnes ne voulant pas trop s’investir.

Voyons ensemble comment s’y prendre !  

Nous verrons ce qu’il faut savoir sur l’extrait de malt, le matériel, un tutoriel de brassage puis, les limites de cette technique.

Nous avons le plaisir d’accueillir aujourd’hui notre premier article invité! Thomas, du blog Carnet d’un brasseur amateur, bien plus expert que nous sur l’extrait de malt, vient nous donner ses trucs et astuces sur le sujet! Bonne lecture!


Ce qu’il faut savoir sur l’extrait de malt

C’est quoi l’extrait de malt ?

L’extrait de malt c’est tout simplement un moût déshydraté. Le malt est infusé dans l’eau chaude et un empâtage est réalisé exactement comme dans tout processus de brassage. Seulement là, à la fin de l’empâtage au lieu de continuer le brassage, le moût est mis à ébullition sans houblon puis passe par un vaporisateur qui le transforme en poudre ou en sirop en fonction de la quantité d’eau enlevée.

Ainsi, comme pour le lait en poudre, vous pourrez réhydrater l’extrait de malt en le mettant dans de l’eau et procéder à la suite du brassage. Cette méthode vous permet de ne pas avoir à faire d’empâtage.

Vous pourrez ainsi mieux vous concentrer sur les étapes suivantes, en particulier bien gérer votre fermentation.


Les 3 méthodes de brassage en extrait de malt

Il existe 3 méthodes pour brasser en extrait de malt qui différent en fonction des matières premières que vous achetez :

Le kit houblonné (extrait de malt et sirop de houblon) De l’extrait de malt et du houblon que vous choisissez De l’extrait de malt, des grains de malts spéciaux et des houblons que vous choisissez
C’est une canette qui contient du sirop de malt et du sirop de houblon.
Je vous déconseille fortement car ces bières sont de basses qualités. De plus vous n’intervenez pas vraiment dans le brassage, c’est donc très frustrant. On peut le comparer aux pâtes à gâteaux toutes faites où l’on ne rajoute que du lait.
En achetant votre propre houblon, vous obtiendrez des saveurs beaucoup plus riches que pour la première option. De plus, les extraits purs sans houblons sont de meilleure qualité. C’est la meilleure façon de brasser en extrait. Vous allez pouvoir créer plus de saveurs et vous aurez beaucoup plus de choix de recette.
Utilisez du houblon frais et des grains à infuser. C’est la méthode que je vous conseille et que je détaille dans cet article.

Pourquoi brasser en extrait avec une infusion de malts spéciaux ?

Explication : Il existe deux types de malt, les malts de base qui nécessitent un empâtage et les malts spéciaux qui nécessitent seulement d’être infusés.

Les malts de base sont ceux qui vont apporter le sucre nécessaire aux levures pour la fermentation. On procède à un empâtage pour extraire les sucres du malt. Vous achetez donc de l’extrait de malt pour remplacer ce malt de base en grain.

Les malts spéciaux ont été torréfiés, les sucres ont « grillés ». Ils ne serviront donc à rien pour les levures. Procéder à un empâtage complet est inutile. Il suffit de les infuser pour en extraire les saveurs. Ils sont très intéressants pour en rajouter à la bière notamment les notes de vanille, caramel, café, chocolat etc…

En résumé, le malt de base apporte le sucre. On le remplace par de l’extrait pour aller plus vite. Le malt spécial apporte du goût. Je précise que ceci est un gros résumé, les malts de base apportent aussi de la saveur mais en moindre mesure que les malts spéciaux. Le brasseur en utilisant son extrait et du grain de malt spécial va pouvoir ainsi se rapprocher des saveurs du brassage tout grain.

Alors maintenant que vous en savez plus sur l’extrait de malt, voyons ensemble ce dont vous aurez besoin pour brasser.

Quel matériel et matières premières sont nécessaires pour brasser en extrait de malt?

Quel extrait de malt acheter ?

Mentionnons que vous aurez le choix entre de l’extrait de malt sec ou liquide. Le liquide a un goût un peu plus frais mais se conserve moins longtemps. Pour ma part, je trouve que c’est le sec qui est le plus pratique; d’autant plus qu’on ne recherche pas forcément le goût du malt de base, dans une bière en extrait.

Contrairement à cette différence de fraîcheur, il n’y a pas de grande différence entre les deux.

C’est pourquoi, si vous le pouvez, privilégiez des extraits avec une date de péremption supérieure à 6 mois, cela vous garantira un produit de qualité.

Cependant, une fois, l’extrait de malt choisi, vous devrez trouver votre recette. Vous pouvez acheter des recettes toutes faites, en voici quelques-unes sur le site Bière et Moi.

Mais sachez qu’il est très simple de créer ses propres recettes en extrait de malt. Je vous invite à cliquer sur le lien suivant : comment trouver vos recettes en extrait. Cela vous mènera sur un article de mon blog sur le sujet.

Le matériel nécessaire

Il vous faudra le matériel suivant pour brasser jusqu’à 20 litres :

  • Une cuve de 30L avec un moyen de chauffage (cuve électrique, brûleur à gaz, plaque à induction etc…);
  • Un fermenteur : le seau en plastique avec un barboteur dessus;
  • Un fourquet;
  • Un moyen pour refroidir votre moût avant fermentation (serpentin, refroidisseur à plaques ou baignoire avec des glaçons);
  • Une passoire;
  • Une casserole de 2,5L minimum pour infuser vos malts spéciaux;
  • Un thermomètre.

En ce qui concerne le matériel, si vous souhaitez plus d’informations, je vous invite à aller voir l’article de “Comment brasser sa bière” sur l’équipement du brasseur. Vous y trouverez entre autres, les ustensiles cités ci-dessus.

Vous ne souhaitez pas encore investir dans une grande cuve ou vous n’avez pas la place ? Sachez qu’il existe une technique pour brasser avec la même méthode avec vos ustensiles de cuisine. Vous pouvez brasser avec votre cocotte-minute. Pour savoir comment faire, cliquez sur le lien suivant : téléchargez mon ebook.


Tutoriel :  la méthode de brassage en extrait de malt

Tout d’abord munissez-vous d’une recette et suivez le tutoriel ci-dessous pour effectuer votre brassage.

Première demi-heure de brassage

1- Premièrement, vérifiez que vous avez bien tout l’équipement nécessaire au brassage (ingrédients de votre recette et équipements cités ci-dessus)

2- Puis lavez tout votre équipement au liquide vaisselle et rincez bien, placez-les sur une surface propre. Vous trouverez ici des informations le nettoyage pour vous aider à éviter les contaminations.

3- Mettez 21 litres d’eau dans votre cuve de brassage. Allumez le feu pour porter l’eau à ébullition.

4- Dans votre casserole, versez 2 litres d’eau et mettez sur un autre feu pour atteindre une température entre 65 et 75°C.

5- Ensuite, lancez un timer sur 40 minutes. Dans cette casserole, insérez le malt spécial concassé et maintenir une température entre 65 et 75°C. Ne dépassez pas 80°C pour ne pas extraire de tanins du grain. Mélangez de temps en temps pour créer du mouvement et assurer une bonne extraction des saveurs.

6- Dès que de l’eau de la cuve de brassage boue, lancez un deuxième timer sur 30 min. Ajoutez votre houblon amérisant.

7- Lorsque les 30 minutes se sont écoulées, coupez le feu et dissolvez petit à petit l’intégralité de l’extrait dans votre cuve contenant déjà l’eau chaude avec les houblons. Mélangez bien avec votre fourquet. Car vous devez supprimer tous les grumeaux et éviter qu’il y ait une couche d’extrait dans le fond de la casserole (surtout pour extrait liquide). Il pourrait « cuire » voire cramer, votre bière aurait un goût de brûlé. Le mélange doit rester homogène!

C’est le moment de faire très attention car il y a de fort risque de débordement. C’est pourquoi il faut remuer sans cesse, vous allez voir une mousse importante se former, un peu comme quand vous faites trop chauffer votre casserole de lait (je suis sûr que ça n’arrive pas qu’à moi ;-)).

Dans le but d’éviter les débordements, je vous conseille de mélanger et baisser le feu ou vous pouvez asperger d’eau la surface de votre moût, j’ai essayé et ça marche bien. Il parait qu’en lançant une pièce de 5 centimes dans le moût ça évite le trop plein mais je n’ai jamais essayé!

Seconde demi-heure de brassage

8- Une fois le mélange homogène, portez le moût à ébullition à nouveau. Une fois atteinte, relancez un timer sur 30 minutes. Pendant cette deuxième demi-heure d’ébullition, vous devrez effectuer les actions suivantes :

a- Tout d’abord, 10 minutes avant la fin de l’ébullition ; insérez votre houblon aromatique dans votre moût.

b- Plus tard, quand le premier timer de la petite casserole sonne, cela signifie la fin de l’infusion des grains spéciaux dans l’eau. Placez votre passoire au-dessus de la grande cuve contenant votre moût. Versez dans la passoire le contenu de la casserole. Le jus va donc se retrouver dans le moût et vous allez récupérer le malt dans la passoire que vous pouvez mettre de côté. Si lorsque ce timer sonne vous êtes en train de mélanger votre moût, pas de panique vous pourrez faire cette étape une fois l’ébullition relancée.

c- Puis, désinfectez un verre, remplissez-le d’eau à température ambiante, insérez votre sachet de levure et couvrez le verre

d- Désinfectez tout votre matériel pour la fermentation et le transfert, à savoir : fermenteur, barboteur, tube (si vous transvasez à l’aide de tubes), fourquet, thermomètre.

e- Surtout ne couvrez pas votre cuve pendant ce temps ! Certaines molécules doivent s’évaporer du moût pour éviter certains faux goûts.

9- A la fin de l’ébullition, coupez le feu et refroidissez le moût au moyen de votre choix : refroidisseur à plaques ou serpentin (veillez à l’insérer 10 minutes avant la fin de l’ébullition pour le désinfecter). Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, remplissez votre baignoire d’eau froide et de glaçons puis plongez-y votre cuve.

Pour plus de clarté sur le timing, je vous propose une chronologie-type de l’ébullition dans le schéma ci-dessous afin de ne rien oublier. Je précise que vous devez suivre le timing de votre recette pour le houblonnage sans forcément suivre ma proposition.

Mise en fermentation

10- Une fois le moût enfin refroidi à 20°C, transvasez-le dans votre fermenteur et versez votre levure à l’intérieur. Placez le fermenteur dans une pièce entre 18 et 25°C pendant 2 semaines. Ce sera l’étape de fermentation.

Pour aller plus loin sur la fermentation, tu as la possibilité de consulter notre FAQ fermentation. Qu’attends-tu pour aller y jeter?

11- Après 2 semaines de fermentation, il vous reste à procéder à l’embouteillage. (Je ne développe pas volontairement cette étape afin de ne pas alourdir la longueur de cette article, j’ai envie que vous alliez jusqu’au bout).

12- Enfin, patientez encore deux semaines et votre bière sera prête pour la dégustation !


Les limites du brassage en extrait de malt

Vous savez maintenant brasser une bonne bière avec de l’extrait. C’est facile non ?

Alors pourquoi tout le monde ne brasse pas en extrait si c’est plus simple ?

Effectivement, le brassage en extrait présente de nombreux avantages. Cependant l’inconvénient, c’est que vous serez limité dans vos recettes.

Comme on l’a dit plus haut l’extrait remplace le malt de base et la qualité des matières premières est importante dans la qualité d’une bière ! En effet, l’extrait de malt sera toujours moins « frais » qu’un malt que vous allez broyer chez vous et empâter directement.

C’est un peu comme la différence entre le jus de fruit frais et les jus de fruits à base de concentré. Vous n’aurez jamais la même qualité de produits. Ainsi tout dépendra du style de bière que vous brassez. Si vous faites une IPA où c’est le houblon qui va beaucoup s’exprimer, la différence sera négligeable et vous obtiendrez une bière similaire au tout grain. Si par contre vous souhaitez brasser une Lager ou une Weissbier, étant donné qu’on y recherche le goût du malt, vous aurez une bière de moins bonne qualité.

De plus, vous ne maîtrisez pas l’empâtage qui est une étape clef dans la création de recette. En fonction de vos paliers de température, vous serez capable par exemple de créer des bières sèches ou avec plus de corps. Là, vous n’avez pas la main. Vous êtes tributaire de l’extrait produit par l’industriel, vous êtes donc moins libre dans votre recette.

Si vous en êtes à vos débuts, vous aimerez peut-être lire les astuces pour oser brasser sa première bière?


Conclusion

Ainsi, l’avantage de l’extrait de malt est de pouvoir brasser rapidement, simplement avec un équipement restreint. On peut faire de bonnes bières en extrait de malt surtout sur les styles portés sur le houblon.

Cependant, le désavantage de l’extrait est que vous serez limité dans la quantité de recettes possibles. Le brassage en extrait sera de qualité inférieure au brassage en tout grain, notamment sur les styles portés sur le malt.

Cette technique est donc très adaptée aux débutants et aux personnes ne souhaitant pas s’investir dans le brassage.

J’ai pour ma part, utilisé cette technique pour mes premiers brassages, j’étais très content des bières obtenues et ça m’a permis de me lancer facilement.

Je dis un grand Merci à Aurélie pour son accueil sur ce blog.

N’hésitez pas à commenter l’article pour dire ce que vous pensez du brassage en extrait ! Vous pouvez également télécharger l’excellente fiche de brassage d’Aurélie qui fonctionnera également pour un brassage en extrait !

A bientôt
Thomas
Apprenti Brasseur

C’est à notre tour de remercier Thomas pour ce chouette article invité sur l’extrait de malt. Très complet, il nous donne toutes les informations dont vous pourriez avoir besoin pour vous lancer dans le brassage en extrait de malt!
Débutants, vous avez commencé par de l’extrait de malt? Voulez-vous partager avec nous votre ressenti? A très bientôt!

Publié le 16 commentaires

Brasser sa bière : les étapes, le matériel

materiel brassage biere maison

Voilà, le jour où tu vas te lancer dans le brassage amateur est arrivé! Ce petit article a pour but de t’orienter sur le matériel qu’il faut avoir pour brasser sa bière. D’abord, il faut savoir qu’en fonction du budget que tu souhaites y consacrer, tu vas trouver des solutions vraiment différentes.

Dans un premier temps, nous parlerons de l’espace nécessaire pour brasser sa bière. Ensuite, nous présenterons le matériel que le brasseur débutant a besoin, par “ordre chronologique” (en suivant la recette du brassage d’une bière). Nous te proposons le matériel que nous utilisons et te présenterons également des alternatives. Bonne lecture!


L’espace nécessaire pour brasser sa bière

On imagine tout de suite des grosses marmites voire des cuves, des plaques de cuisson à gogo, des seaux empilés, des caisses de bouteilles vides jonchant le sol…. Mais, avant d’en arriver là, chaque brasseur à commencer par brasser dans sa cuisine. Et c’est grandement suffisant, la place nécessaire est finalement assez réduite. Toute cuisine est assez grande pour un brassage.

Et si vous êtes étudiant en studio, sachez, que le brassage de bière y est réalisable. Certes il faudra un peu d’organisation. Mais je suis sure que vous y avez déjà organisé une soirée à 10 personnes, ça ne sera pas pire!


Le matériel nécessaire pour brasser sa bière

Pour le matériel et surtout l’investissement à y consacrer, il y a deux écoles :

Comment lire cet article?

Pour les petits investisseurs

Nous parlons des brasseurs qui ne peuvent ou ne souhaitent pas beaucoup investir (je n’ai pas un rond et je ne suis pas sûr de brasser plusieurs fois), les bourses vides (oh my god!).

L’étudiant futur brasseur

Tu dois d’abord savoir que la somme à investir peut être faible, si tu as un peu de matériel de cuisine à ta disposition. Tu trouveras les coûts dans les encadrés verts.

Mais sache également qu’une fois que tu auras goûté au brassage (ou plutôt à la bière brassée par tes petites mains), tu ne pourras plus t’en passer 😉 A bon entendeur…

Pour les futurs brasseurs réguliers

Nous parlons de ceux qui veulent travailler un peu plus confortablement. Nous vous proposons une petite liste d’achat de matériel pour brasser sa bière (j’ai une petite somme d’argent à consacrer à mon équipement de brassage). Les prix seront indiqués dans les encadrés bleus.

Pour suivre la recette d’une bière

Afin de suivre au mieux le déroulé de cet article et/ou de d’approfondir une thématique, je te propose de télécharger gratuitement notre livre “Comment brasser sa bière tout grain”. Tu y trouveras la recette, qui te permettra de suivre cet article :

Vous trouverez également les étapes de la fabrication de la bière à la maison par ici :

Avant de commencer ton premier brassin, consulte notre article : ces 20 erreurs que tu ne feras pas.


Étape 1 – Matériel pour la pesée et le concassage de l’orge

Concassage avec un moulin à malt

La pesée du malt

Tout d’abord, pour brasser sa bière, il faut une balance pour peser la bonne quantité de malt.

Investissement : 0 euros (on a tous une balance dans notre cuisine!)

Ceci dit, si tu as besoin d’en acquérir une, choisis un modèle qui permet de peser jusqu’à 5kg, ça t’évitera des allers-retours.

Balance de cuisine

Investissement : 15 euros


Le concassage du malt

Dans un premier temps, le malt d’orge dont tu vas avoir besoin dans ta recette doit passer à la moulinette (Tu peux en savoir un peu plus en lisant l’Article sur l’orge et l’Article sur le malt).

Moulin manuel à grains de café

Néanmoins, pour éviter d’avoir à acquérir un moulin pour concasser ton malt, tu as la possibilité d’acheter le malt déjà concassé pour un petit supplément de prix. Tu auras parfois le choix lors de l’achat de malt chez ton fournisseur (Attention le rendement d’une recette au malt concassé depuis plusieurs jours est moins bon).

Dans une brocante ou un fond de grenier, tu pourras éventuellement tomber sur un moulin à grain de café manuel. Une pépite, emparez-vous en et courez! Il fera votre bonheur de brasseur pendant un bon moment.

Investissement : quelques euros de plus par kg de malt d’orge concassé, ou quelques euros pour un moulin à café en brocante, ou rien du tout si tu as accès au grenier de mamie.

Cependant, si tu souhaites acheter du matériel, les premiers prix des moulins à malt en fonte pour brasser de la bière, sont entre 30 et 40 euros. Dès que tu auras brassé quelques vingtaines de litres de bière, ton achat sera rentabilisé.

moulin à malt

Il existe également des moulins à malt avec 2 rouleaux, que certains brasseurs ingénieux font tourner avec leur perceuse. Ils sont un peu plus chers à l’achat, mais peut être moins physique à l’utilisation si tu adaptes ta perceuse… A toi de voir 😉

Pour t’aider à choisir ton moulin : Le concassage n’a plus de secret pour toi!

Investissement : 35 euros

Pour faciliter les transferts de matière, tu as la possibilité d’acheter une pelle à malt (4 euros) ou encore mieux une pelle à moût de 3 litres (8 euros). La pelle à moût pourrait être plus adaptée pour brasser ta bière, lors de ton transvasement de drêches dans la cuve de filtration qui a lieu plus tard dans la recette, si tu optes pour cette méthode.

pelle à malt
pelle à moût

Investissement : 8 euros


Étape 2 – Matériel pour l’empâtage

L’empâtage est la première étape pour brasser de la bière. Le malt d’abord concassé est ensuite infusé dans de l’eau chauffée.

Si tu as besoin d’un coup de main pour choisir la technique d’empâtage qui te convient, consulte : 3 méthodes d’empâtage/filtration en vidéos. Si tu recherches des informations sur l’empâtage en cuve automatisée, c’est par ici.

Il te faudra donc pour cette étape, chauffer une grande quantité d’eau et avoir un récipient suffisamment grand pour contenir le malt additionné d’eau. Le matériel nécessaire est donc relativement simple.

Si vous vous posez des questions concrètes sur votre empâtage, vous pouvez consulter notre article pour calculer vos volumes et notre foire aux questions empâtage.

Pour calculer la contenance dont tu as besoin, il faut compter entre 2 à 3 litres d’eau par kg de malt utilisé.

Tu peux utiliser la cocotte de maman que tu feras chauffer sur les plaques de cuisson.

Investissement : 0 euros

Pour acquérir une cuve de brassage tu vas avoir le choix :

1/ entre une une simple marmite/cuve type fait-tout, que tu vas placer sur les plaques. Tu peux utiliser du matériel de cuisine (à partir de 40 euros). Néanmoins, car tu vas vite être en difficulté si tu n’as pas le robinet pour soutirer en pied de cuve. Pour palier à ce problème, tu devras brasser des quantités de malt plus faibles et prévoir de faire une filtration grâce à une chaussette spécifique (environ 10 euros) , c’est la technique brew in a bag (BIAB) ou brassage en sac. Attention, ça peut vite peser très lourd… Les rendements (taux d’extraction de sucres) sont moins bons avec cette technique.

grand fait-tout
sac de brassage pour technique “brew in a bag”

Investissement : 40 euros + 10 euros pour le sac de brassage

2/ Tu as aussi la possibilité d’acheter une cuve de brassage électrique d’une trentaine de litres. L’avantage, la montée en température rapide et contrôlée, le thermostat pour stabiliser la chauffe quand un pallier est atteint, le robinet pour soutirer. Tu n’auras pas besoin de prévoir les plaques de cuisson ou brûleur, tu peux l’installer où tu veux.

cuve de brassage de 30 litres

Investissement : 150 euros.


Le brassage du moût

Tu devras brasser ta bière régulièrement (d’où le nom de brasseur). Le professionnel utilise un fourquet, qui est accessible à partir de quelques euros.

Mais tu as toujours la possibilité d’utiliser une grande cuillère ou équivalent qui soit quand même assez grand pour toucher le fond de ta cuve…

Investissement : 0 euros

Je te conseille l’acquisition d’un fourquet, pour homogénéiser la température, faire pénétrer l’eau à l’intérieur de ton malt et casser les amas. Il en existe plein de types différents, en plastique, inox ou bois. Les prix peuvent donc passer du simple au double.

fourquet

Investissement : 3 euros


Les paliers de température

Pendant l’empâtage, afin de libérer les différentes enzymes présentes dans les céréales, des paliers de températures doivent être maintenus pendant des durées pré-établies.

Tu vas devoir contrôler la température de ton brassin. Tu as sûrement un thermomètre de cuisine pour ta recette de macarons, non?

Investissement : 0 euros

Pour brasser sa bière, il existe des thermomètres digitaux, fixes ou filaires, ou des thermomètres en verre (vieilles écoles). Il existe des thermomètres que tu aimantes sur ta cuve, ou ceux que tu fixes avec une pince sur le bord de ton récipient. Tu pourras trouver ton bonheur entre 5 et 30 euros.

Thermomètre digital filaire

Investissement : 10 euros


Étape 3 – Matériel pour le test de transformation de l’amidon

Ce test permet de savoir si l’intégralité de ton amidon a été réduit en sucres plus simples (sucres fermentescibles ou non). Pour en savoir un peu plus, tu peux relire les articles sur l’orge ou sur le malt).

Si tu ne comptes pas brasser ta bière de nombreuses fois, tu peux te passer de cette étape et faire confiance aux recettes que tu suivras et qui te donneront une durée d’empâtage à respecter.

Investissement : 0 euros

Pour vérifier que tout l’amidon a été transformé, tu vas avoir besoin de réaliser le test du Lugol (Voir l’article sur l’orge). Le Lugol se trouve sur les sites de vente de matériel de brassage, mais aussi sur les sites de produits de santé ou en pharmacie. N’hésite pas à comparer les prix.

Lugol

Investissement : 5 euros


Étape 4 – Matériel pour la filtration du moût

Après l’empâtage, le liquide contenant les sucres doit être séparé des drêches (restes de céréales).

Afin de s’affranchir de l’achat d’un seau de filtration, les plus modestes (ou pingres) opteront pour l’utilisation d’une chaussette de filtration. Dans ce cas, pour seulement 10 euros, lors de l’empâtage, les céréales sont placées dans cette chaussette, ce qui permettra de retirer le tout facilement pour éviter l’étape de filtration. Attention, ça peut vite peser très lourd… Les rendements (taux d’extraction de sucres) sont moins bons avec cette technique.

Tu te souviens, j’en parlais un peu plus haut dans le paragraphe sur l’empâtage.


sac de brassage pour technique “brew in a bag”

Investissement : 0 euros (je ne le recompte pas, il a déjà été mentionné à l’empâtage!)

L’idéal pour brasser sa bière, est quand même de s’équiper d’une cuve de filtration en plastique de 30 litres, équipée d’un robinet. Le principe est d’avoir un seau comme ceux qui sont utilisés pour la fermentation (équipé d’un robinet). Dans le fond on positionne un support métallique et une plaque filtrante pour laisser passer le moût. Ce système permet de surélever le gâteau de drêche afin qu’il n’obstrue pas le robinet.

Là encore, il existe plusieurs modèles, des seaux avec fonds renforcés, des filtres en plastique en inox.

Cuve de filtration en plastique 30L Brewferm
seau de filtration

Investissement : 60 euros

Si tu es bricoleur, il y a pas mal de tuto sur internet pour faire du matériel pour brasser sa bière et notamment des filtres maison!


Etape 5 – Matériel pour le lavage des drêches

Afin de récupérer un maximum des sucres, les drêches sont lavées plusieurs fois avec de l’eau chaude.

Il te faudra prévoir pour cette étape seulement une nouvelle quantité d’eau chaude à 80°C, tu as une seconde grande marmite et une louche dans ta cuisine? Ou tu as toujours la possibilité de laver ton premier fait-tout, notamment avec la technique brew in a bag, qui te l’a libéré…

Investissement : 0 euros

Pour calculer le volume (V) dont tu as besoin :

Nous ferons un article spécifique sur les calculs pour t’aider à déterminer tes volumes. Ou si ce point ne t’intéresse pas, tu auras toujours la possibilité de suivre une recette.

grand fait-tout

Investissement : 50 euros

De notre côté, nous avons opté pour un stérilisateur de bocaux. Il a le mérite d’être électrique, la température monte rapidement et avec le thermostat, on peut plus facilement contrôler la température… (80€).

stérilisateur de bocaux

Nous effectuons les transvasement d’eau chaude avec notre pelle à moût (environ 8 euros). Nous avons déjà comptabiliser l’achat dans le paragraphe sur le concassage. En effet, il faut faire couler l’eau doucement pour ne pas perturber le gâteau de drêches et permettre un écoulement homogène de l’eau.

pelle à moût

Etape 6 – Matériel pour l’ébullition et l’ajout des houblons

Le moût est porté à ébullition pour le stériliser et pour permettre aux houblons de libérer leurs arômes (Pour en savoir un peu plus sur le houblon, ou t’aider à le choisir et l’utiliser).

Aucun nouveau matériel n’est nécessaire pour cette étape, puisque tu as une balance en cuisine (pesée des houblons) et, que tu vas utiliser du houblon en pellets pour éviter les investissements supplémentaires. Les chaussettes pour houblons ne sont utiles uniquement si tu choisis du houblon en cônes.

Investissement : 0 euros

Si tu penses utiliser du houblon en cônes, tu pourras utiliser la technique du whirlpool (voir Glossaire) pour éliminer les restes végétaux. Mais tu peux faire l’acquisition de chaussettes à houblon (que tu pourras réutiliser après lavage).

chaussette ou sac de houblonnage

Investissement : 4 euros pour 10 chaussettes

Récemment, on nous a également ouvert les yeux sur la possibilité de trouver, fabriquer ou acheter des filtres en inox pour le houblonnage. Nous n’avons pas encore testé.

Filtre inox pour infusion houblon

Etape 7 – Matériel pour le refroidissement du moût

Comme les levures ont une température de prolifération relativement basse, le moût doit redescendre en température.

Le refroidissement doit être dans l’idéal assez rapide, pour éviter sa durée et donc la possibilité pour ton moût d’être contaminé. Si tu n’as pas la possibilité de faire autrement, tu peux laisser ton moût redescendre en température, sans action. Cependant ceci peut avoir des effets sur la qualité de ta bière finale (turbidité).

Tu peux également placer ta cuve dans un évier/bac avec de l’eau froide circulante, voire y ajouter de l’eau glacée.

Investissement : 0 euros

Pour diminuer la durée du refroidissement et donc le risque de contamination de ton moût, tu peux utiliser un serpentin de refroidissement en inox ou en cuivre que tu plongeras dans ton moût. Tu devras prévoir tes raccords avant de commencer, pour éviter les moments de solitudes. Si tu es bricoleur, de nombreux tutos sont à disposition pour fabriquer soi-même son refroidisseur.

serpentin de refroidissement

Investissement : 40 euros

Sache qu’il existe également des refroidisseurs à plaques en inox ou en cuivre (entre 80 et 100 euros). Mais encore une fois, je n’aime pas parler de ce que je n’ai pas testé… Il parait quand même qu’il est assez difficile à nettoyer et peut donc être source de contaminations. Et qu’il faudrait l’utiliser avec une pompe? Alors je te dis juste que ça existe, si tu as un retour sur son utilisation, n’hésite pas à nous laisser un commentaire.

refroidisseur à plaques

Etape 8 – Matériel pour la fermentation

C’est le moment où tu vas ensemencer ton moût avec les levures.

Si vous vous posez des questions concrètes sur votre empâtage, vous pouvez consulter notre foire aux questions fermentation.

La préparation des levures

Il existe des levures sous forme liquide. Dans ce cas, tu n’auras pas besoin de matériel, tu ouvres ton sachet (parfois après activation) et tu verses le contenu dans ton fermenteur.

Si tu as choisi des levures sous forme sèche (meilleure stabilité, plus longue conservation), tu vas devoir les réhydrater. Il te faut un petit récipient dans lequel tu vas placer tes levures avec un peu d’eau (préalablement bouillie puis refroidie). Un verre, un bol ?

Investissement : 0 euros.

Si tu souhaites t’équiper tu as la possibilité de prendre une bouteille de labo de 250 ml par exemple, tu auras un bouchon qui protégera ta levure des éventuelles contaminations

Bouteille pour préparation de levure

Investissement : 8 euros


L’ensemencement du moût par les levures

Parfois en brocante ou en grenier on tombe sur des trésors, les dames Jeanne. Grande bonbonne en verre, parfois protégée par un panier et parfois munies d’anses, utilisée pour la fermentation du moût. Tu trouveras l’origine de ce nom dans le Glossaire.

Des dames jeanne, il en existe de toute taille (2 à 25 litres). Elles peuvent être en verre teinté (c’est mieux si la fermentation se passe dans le noir). Les plus grosses peuvent être équipées de panier de protection en osier ou en plastique, avec des poignées pour faciliter le transport.

dame jeanne de 2 litres
dame jeanne de 25 litres avec panier plastique

Investissement : quelques euros en brocante ou grenier de mamie

Il faudra quand même les équiper d’un bouchon adéquat, troué pour laisser passer un barboteur. Le barboteur permet l’évacuation des gaz en empêchant l’entrée d’air. Attention à vérifier la bonne adéquation de tout ça (taille bouchon par rapport à la taille goulot, et taille trou du bouchon par rapport au barboteur…). Il en existe plusieurs modèles… Pense à utiliser de l’eau préalablement bouillie et donc stérilisée

bouchon avec barboteur

Investissement : 7 euros

Pour nos premiers brassins, nous avons opté pour le fermenteur type seau en plastique. le plus économique, équipé d’un robinet et d’un barboteur. Ce matériel te permettra largement de brasser raisonnablement.

seau de fermentation avec barboteur

Nous sommes ensuite passées au fermenteur Speidel en format 30 litres. Les poignées de transport sont solides. Le fermenteur ne se déforme pas lors des transports quand il est plein. Toujours facile à nettoyer. Son prix est raisonnable

Investissement : 30 à 50 euros


Etape 9 – Matériel pour le lavage des bouteilles

Les bouteilles

Si tu es malin, tu t’aies mis de côté, les bouteilles vides des bières que tu as consommées.

Investissement : 0 euros pour les bouteilles

Tu peux acquérir un jeu de bouteilles que tu devras néanmoins désinfecter mais franchement, réutiliser les anciennes bouteilles c’est faisable et plus raisonnable. Dans ce cas, Choisis-les brunes ou vert foncé pour améliorer la conservation de la bière en la protégeant de la lumière.

Il existe les bouteilles de 33cl, les 50cl (mes préférées) et les 75cl. C’est une histoire de goût.

Bouteilles 33cl
Bouteilles de 50cl

Les bouchons

1/ Soit tu as un petit budget ou tu préfères les bouteilles à bouchon mécanique (type Fisher pour ne pas citer de marque ;-))

Et dans ce cas, comme tu utilises des bouteilles de récupération, tu n’auras pas de frais à prévoir.

bouchons mécaniques

Investissement : 0 euros pour les bouchons mécaniques 

2/ Soit tu préfères les capsules métalliques dites capsules couronnes. Dans ce cas, tu devras acquérir le matériel de capsulation.

Les premiers prix pour les capsuleuses manuelles sont à 20 euros. Mais je n’en ai pas entendu que du bien…

capsuleuse manuelle

Les capsuleuses sur pied, que je conseille vivement, sont à partir de 40 euros, choisissez un modèle avec peu de plastique pour la robustesse et la longévité de votre équipement. Il faut quand même y aller franchement…

Capsuleuse sur table

Investissement : 16 à 40 euros

Tu devras également prévoir l’achat des capsules. On parle parfois de bouchons couronnes. Attention, il existe deux tailles 26mm et 29mm, vérifie bien celles dont tu as besoin. Les 26mm servent pour la plupart des bouteilles, les 29mm sont pour les plus gros goulots, type bouteille de champagne, de cidre etc… Les capsuleuses ont en général les coquilles pour chaque taille ou une coquille qui peut faire les deux. Mais attention les premiers prix ne feront que les 26mm…

Tu pourras te faire plaisir avec les couleurs des capsules 😉

Investissement : 3euros/100 pièces


Le nettoyage

La première étape consiste à éliminer la saleté, les amas solides, les restes de liquide. C’est le nettoyage.

Il faudra prendre le temps de soigneusement rincer tes bouteillesjuste après consommation. Surtout s’il s’agit de bière artisanale non filtrée, les levures forment un amas en fond de bouteille (la lie), qui, séché, sera difficile à décoller lors de ton nettoyage.

Tu as du savon noir, du gros sel, du bicarbonate de soude, du percarbonate de soude, du vinaigre blanc, de l’huile de coude?

Investissement : 0 euros pour le nettoyage

As-tu un goupillon, pour bien décoller ce qui se trouve au fond? Tu peux trouver des goupillons à partir de 3 euros.

goupillon

Si tu souhaites t’équiper mieux, tu pourras acheter un rince bouteille qui se fixe sur ton robinet pour 12 ou 24 euros (simple blast pour une bouteille et double blast pour deux bouteilles) ou un rince bouteille avec réservoir où tu placeras ta solution désinfectante (cela combine le nettoyage et la désinfection et en plus, c’est moins cher)..

rince-bouteille double blast
rince bouteille avec réservoir pour solution désinfectante

Investissement : 3 euros pour le goupillon – 12 euros pour le rince bouteilles simple blast – 7 euros pour le rince bouteilles avec réservoir.


La désinfection

Il te faudra quand même même si tu décides de les réutiliser, prendre le soin de désinfecter tes bouteilles. La désinfection sert à éliminer les éventuels micro-organismes présents. Ces dernier pourraient apporter faux-goûts ou contaminations (hygiène hygiène!!). Si tu as besoin de plus de précision concernant les méthodologies pour éviter les contaminations fonce ici!

Je te laisse maître d’utiliser le désinfectant “compatible” avec l’alimentation, que tu as sous la main (comme de l’alcool à 70% que mamie cache au fond de sa cave?).

Investissement : 0 euros pour la désinfection

Sache néanmoins, qu’il existe du produit désinfectant pour 3 euros les 100g (par exemple chemipro oxi, Star san). Le chemipro OXI s’utilise en solution (4g/litre). Le Star-san est déjà sous forme liquide. Nous allons rédiger un article sur le nettoyage et la désinfection pour t’aider à y voir plus clair.

chemipro OXI
Star-san

Sur le papier, ces produits n’ont pas besoin d’être rincés. De notre côté, on préfère quand même rincer à l’eau claire (perfectionnisme?).

Investissement : 3 euros pour les 100g de chemipro OXI  – 20 euros pour 120 ml


L’égouttage

Pour faire sécher les bouteilles, rien d’obligatoire, tu peux faire preuve d’organisation!

Investissement : 0 euros

Mais parfois, pour travailler plus confortablement, l’organisation ne faisant pas tout, tu peux acheter ou te procurer un égouttoir à bouteilles, ou le célèbre Fastrack 😉

Egouttoir à bouteilles
Fastrack

J’apprécie particulièrement le fast rack pour son grand plateau de rétention des égouttures, pour la possibilité de transporter un plateau de bouteilles si besoin, et bien sur pour son encombrement minimal quand il est plein (superposition des plateaux). Dommage qu’il ne soit pas conçu pour les bouteilles 75 cl, il y a de la perte d’espace…

Investissement : 35 euros pour l’égouttoir à bouteilles – 15 euros pour le Fastrack


Etape 10 – Matériel pour l’embouteillage

Le resucrage

Comme pour la préparation des levures, tu as besoin d’un récipient pour préparer ta solution de sucre (un peu plus grand) : un saladier, un verre mesureur d’1 litre? A raison de 8g de sucre/litre de moût, tu pourrais avoir besoin de 160g de sucre pour 1 litre d’eau préalablement bouillie. Tu pourras ensuite transvaser ta solution sucrée dans ton moût.

Investissement : 0 euros

Si tu souhaites t’équiper, rien d’obligatoire, tu as la possibilité de prendre un verre mesureur.

verre mesureur 1litre

Investissement : 7 euros 


La mise en bouteille

Si tu es joueur, tu pourras utiliser l’entonnoir de ta cuisine. Attention néanmoins, au risque de contamination à cette étape.

Investissement : 0 euros 

Sinon, il te faudra, par exemple, une tige d’embouteillage compatible avec le robinet que tu as sur ton seau de fermentation.

Tige d’embouteillage

Investissement : 3 euros 


Etape 11 – Matériel pour la prise de densité

Si tu restes sur ton budget serré, finalement, connaitre la quantité d’alcool n’est pas si obligatoire.

Investissement : 0 euros

S’il te reste encore quelques euros en poche, je te conseille l’achat d’un densimètre (Voir Glossaire). Le densimètre se plonge dans un prélèvement de moût ou de bière, réalisé dans une éprouvette. Il existe des éprouvettes en verre, en plastique.

Densimètre
Eprouvette

Investissement : 20 euros

Pour évaluer ta densité, tu as également la possibilité de t’équiper d’un réfractomètre.

Investissement : 20 euros


Où en sommes-nous?

Pour résumer, tu trouves ici ta liste d’achat de matériel pour brasser ta bière à la maison. Si tu es débrouillard (et sans le sou), tu peux débuter en ne dépensant que quelques centimes d’euros. Ça c’est une bonne nouvelle non? Cependant, si tu souhaites y mettre un peu d’argent, tu auras un équipement complet pour environ 400 euros.

Nous nous concentrons ici sur ce qui est appelé le brassage tout grain qui s’oppose au brassage avec extrait de malt (Voir Glossaire). En effet, nous pensons qu’il s’agit du “vrai” brassage de bière, la bière sans tricher. Mais vous pouvez également vous faire vos armes sur cette technique plus simple.

Les sites fournissant du matériel de brassage sont de plus en plus nombreux et proposent des produits différents, je ne vais donc pas rentrer dans le détail. Je te laisse naviguer, comparer et faire tes choix. Si vraiment tu souhaites en savoir un peu plus, n’hésite pas à nous poser tes questions.

Comment te sens-tu? Es-tu serein pour suivre ta première recette? Si ce n’est pas le cas, tu as aussi la possibilité de brasser ta première bière avec un kit de brassage.

N’oublie-pas de partager cet article s’il t’a été utile! à très bientôt!