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Beer truck des Alpes, le 1er brewpub ambulant de France

Le Beer Truck des Alpes, c’est le rêve accompli d’un jeune couple franco-slovaque amoureux de la bière : promouvoir l’artisanat d’une manière très originale et authentique. Comment ? A bord d’un Peugeot J5 4×4​ rose plein d’histoires (d’abord camion de pompiers puis camion à glace). Veri et Val sillonnent la région Rhône-Alpes depuis plus d’un an pour proposer – en bouteilles et à la pression – une sélection des meilleures microbrasseries locales.

Notre première rencontre remonte à l’an passé lors du marché de Noël, sur les pentes de la Croix Rousse à Lyon. Nous étions alors accompagnées de Damien du Bear Trotter.

A l’occasion de leur levée de fonds sur la plateforme Ulule, nous avons repris contact avec eux afin d’en savoir un peu plus sur ce projet de vie original.

Qu’est-ce que le Beer Truck des Alpes ?

Beer Truck des Alpes est la première microbrasserie, bar et caviste ambulant de France. En somme c’est donc le premier brewpub itinérant. Le site internet : https://www.beertruck.beer/.

L’idée derrière ce concept est de promouvoir le métier d’artisan-brasseur et rendre accessible la bière artisanale au plus grand nombre, notamment dans les zones rurales de montagnes – d’où le camion 4×4, indispensable par chez-nous !

Grâce aux cinq tireuses embarquées et à la cave réfrigérée, de nombreuses communes rurales ont ainsi pu (re)découvrir le plaisir d’un espace public revitalisé.

Comment a commencé l’histoire du Beer Truck des Alpes?

Notre passion est née durant nos études à l’Université Grenoble Alpes où nous nous sommes rencontrés et avons démarré ce projet de vie ensemble. Veri étant née dans une région viticole de Slovaquie, et Val grand amateur de vin grâce à la cave étoffée de son père. Nous nous étions promis de travailler ensemble après les études.

Mais à l’occasion de la dernière édition du Grenoble Beer Week en 2017 (avant qu’il ne soit renommé « Festival une Petite Mousse »), nous avons eu un véritable coup de cœur pour le milieu brassicole. Contrairement au cercle viticole qui demeure hermétique et relativement conservateur, le cercle des brasseurs est lui jeune, dynamique et un peu fou (à notre image en somme).  

Puis, nous avons eu l’honneur d’assister au séminaire organisé par Emmanuel Gillard (Projet Amertume) au sein de l’association Just Beer. Ce fut un moment décisif pour nous – d’innombrables rencontres et découvertes gustatives, dispensées par une bible en la matière. Nous devons beaucoup à Emmanuel de notre motivation actuelle. C’est ainsi que les jeudis soirs après les cours de Master, nous avions pour coutume de nous rendre à l’association Just Beer pour épancher notre soif de découverte.

Quel est le rapport avec vos études en Langues Étrangères ?

Durant le Master, nous avons intégré le programme PEPITE en tant qu’étudiants-entrepreneurs. C’est grâce à ce statut que nous avons pu acquérir les codes propres au milieu entrepreneurial. Mais c’est véritablement grâce à notre formation pluridisciplinaire qu’on a appris l’art de la débrouille – marketing, gestion, achat et vente, développement web, etc. Tous ces savoir-faire nous servent aujourd’hui à gérer l’activité du Beer Truck des Alpes.

Quant aux langues, bien que les occasions de pratiquer soient plus rares, elles nous permettent de dénicher de temps à autre des pépites étrangères inédites en France. Nous pouvons prendre part à de prestigieux événements tels que le Salon Piva à Bratislava (Slovaquie) ou bien encore le Forum international de la bière à Sotchi (Russie).

D’ailleurs, nous sommes la première brasserie française à participer en tant qu’invités d’honneur à la prochaine édition de Salon Piva au printemps prochain. Nous y présenterons non seulement notre propre production, mais représenterons également une sélection coup de cœur de microbrasseries locales.

Caviste, brasseur, les deux ?

Jusqu’à maintenant, même si nous n’étions que cavistes, nous brassions lors de démonstrations sur les marchés, foires, etc. et proposions également des ateliers de brassage à domicile. Mais à l’occasion de l’acquisition d’un corps de ferme en montagne, le temps était venu d’installer une vraie microbrasserie dans notre garage, afin de partager davantage notre passion.

Aujourd’hui, c’est donc en Matheysine, à la frontière entre les Alpes du Nord et du Sud, que nous puisons l’inspiration et le goût de produire des bières aux styles variés et atypiques, qui se ne résument pas qu’aux classiques “blonde, brune, ambrée”. Chacune de nos recettes est dédiée aux sommets environnants qui ont marqué les moments forts de notre vie (enfance, première sortie en amoureux, demande en mariage, naissance, etc.).

Grâce à notre travail de caviste, nous avons peu à peu fait évoluer les mentalités autour de ce doux breuvage en éduquant nos clients aux subtilités existant entre chaque style. Bien que les débuts aient été quelque peu difficiles, la bière souffrant de nombreux stéréotypes, nous avons réussi à fédérer une communauté autour de ce projet.

En dépit de la crise sanitaire qui nous a particulièrement ébranlés, nous franchissons une nouvelle étape dans ce projet de vie en établissant notre propre microbrasserie pour laquelle nous levons actuellement des fonds. La vie n’est certes pas toujours aussi rose que notre beau camion, mais l’envie de partager notre passion n’en est que plus ardente ! C’est grâce à nos fidèles soutiens que nous trouvons de la joie même dans les réveils à 3h du matin pour nous retrouver sur les marchés.

Découvrez aussi le brew lab shop de la brasserie du Singe Savant à Lille.

A quoi servira le financement participatif ?

Celles et ceux qui nous connaissent savent que nous sommes très système D, mais grâce à vous nous espérons pouvoir nous équiper en petit matériel (embouteillage, étiquetage, etc.), et ainsi libérer du temps pour être en famille.

Dans un premier temps, nous souhaiterions acquérir les malts, houblons et levures nécessaires à nos premiers brassins, ainsi que les consommables (bouteilles, capsules, étiquettes, cartons, etc.) qui vous permettront de les déguster confortablement chez vous.

Ensuite, nous aurons besoin de nous équiper avec du matériel d’embouteillage (embouteilleuse Enol Master, encapsuleuse pneumatique, étiqueteuse, etc.) digne de ce nom, afin de dégager un peu de temps pour le passer en famille (notre jeune fils Arthur a aujourd’hui 8 mois).

Si ces premiers objectifs sont atteints, nous attaquerons ensuite dans le dur : une vraie salle de brassage de 5hL (500 litres) en électrique et/ou vapeur, ainsi que quelques fermenteurs pour compléter le tout.

Que proposez-vous à vos donateurs en échange ?

Les contributions à notre projet de microbrasserie commencent à partir de 1€ – les petits ruisseaux font les grandes rivières, comme on dit.
Chaque donateur aura droit à sa petite place sur notre mur de la gloire dans le camion – aux côtés des étiquettes et sous-bock glanés pendant nos découvertes gustatives.
Puis on propose nos gobelets réutilisables pour 2€ sans contenu, pouvant être remplis pour 5€ et 10€ sur place (pression) ou à emporter (bouteille).
A 25€, c’est la faya – invitation VIP à l’inauguration avec conso à volonté (toujours avec modération, bien-sûr).
Pour 50€, les donateurs reçoivent un carton de notre production, en 12 x 33cl ou 6 x 75cl, pouvant être livré même à l’étranger, et pour 100€ on double la mise.

A partir de 150€ commencent les contreparties atypiques : l’apéro-tour – une dégustation ambulante dans notre petit coin de paradis ; puis le bar à domicile à 200€ où nous offrons un fût parmi les 5 becs pressions ; un weekend à la brasserie, repas et boissons compris pour 250€ ; et enfin notre célèbre atelier de brassage à domicile, valable dans toute la région à partir de 300€.

Le choix est vaste et original – chacun trouvera donc chaussure à son pied, notamment à l’approche des fêtes ! Allez hop, c’est par ici que ça se passe : https://fr.ulule.com/beertruckalpes/.

Le partage étant le plus précieux des soutiens, merci à Aurélie et Carine de nous avoir consacré cette interview. Comme elles, n’hésitez pas à partager autour de vous ce beau projet.

Petit brasseur, où en es-tu?

Promouvoir le métier d’artisan-brasseur tout en déambulant dans un magnifique fourgon, on ne pouvait pas ne pas te parler du Beer Truck des Alpes ! As-tu cliqué pour soutenir le superbe projet de Veri et Val (et Arthy il ne faut pas l’oublier 😉 )?

On compte sur toi !

Toi aussi tu montes un projet ou tu pourrais nous présenter de chouettes acteurs de monde brassicole ? Fais-nous signe 😉

Si vous tu as aimé cet article, n’hésite pas à suivre Comment brasser sa bière sur Facebook, sur Instagram ou sur YouTube et à partager! A très vite.

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La Ferme de Midgard – Fruits et Houblon

Cette semaine nous partons à la rencontre de Romane de la ferme de Midgard. Romane lance un superbe projet global autour d’une houblonnière artisanale!

Romane 25 ans

J’ai grandis à Chatou dans le 78 en région parisienne, passionnée par la nature et les chevaux. Comme beaucoup de jeunes filles, je voulais travailler avec ces derniers.

Arrivée au Lycée, j’ai choisi un établissement agricole. Mon bac avec option équitation m’a surtout fait découvrir l’agronomie et l’écologie, une branche de la biologie spécialisée dans l’environnement et les interactions entre le vivant.

Comme beaucoup de lycéen, c’est aussi le moment où j’ai goûté à l’alcool et mon intérêt pour la bière est né. On allait parfois chez des cavistes avec mes parents et j’avais le droit de choisir une bière artisanale.

École de maréchalerie

A 18 ans, bac en poche mes parents déménagent dans les Landes et moi je pars à Bruxelles pour intégrer une prestigieuse école de maréchalerie : Oui, je voulais toujours travailler avec les chevaux et pas dans la voie la plus féminine…

Je pourrais dire que je n’étais pas douée en forge, que le prof d’anatomie avait un petit souci avec les français mais ce ne serait pas totalement honnête. J’avais 18 ans en colocation avec ma meilleure amie dans l’hyper centre de Bruxelles et un début de passion pour la bière. J’ai vite passé plus de temps sur les tabourets des bars que derrière mon enclume et j’en ai goûté des bières !

Ne pouvant pas être subventionnée de manière infinie par mes parents pour devenir zythologue, j’ai du retourner vivre chez eux, dans les Landes.

BTS en Agronomie et production végétale

A la rentrée scolaire 2014, j’ai démarré un BTS agricole en Agronomie et Production Végétale dans le but d’avoir des connaissances en végétal et tourner cela à mon avantage pour pouvoir retourner à la bière. En 2016, j’obtiens mon diplôme, après un stage à l’INRA. Je veux travailler dans le végétal mais pas dans la simple production.

Entre temps, j’ai rencontré quelqu’un donc difficile de repartir dans le nord. Je m’installe à Dax, trouve un super boulot dans la sélection variétale de maïs, je continue à découvrir et boire des bières. En 2017, je me marie, on achète une maison, l’année d’après on a une petite fille.

En 2019, je décroche un poste de technicienne en expérimentation, un an de déplacements avec des horaires impossible, gérer des saisonniers, collaborer avec les agriculteurs, prévoir la météo, mais aussi faire des plans, des rapports…

Ça n’a duré qu’un an, c’était passionnant mais compliqué à gérer avec la famille. Travailler dur, ne pas compter mes heures n’est pas un problème mais je veux rentrer chez moi le soir et être indépendante, je veux m’installer. Je retrouve des vieilles notes ou je parlais de la culture du Houblon.

J’explore des pistes

Une rencontre faite en début d’année m’a fait sauté le pas : 7ha mis à disposition.

Je creuse la piste du houblon. Je découvre Hopen – Terre de Houblon. Ils ont testé la culture dans le sud ouest depuis quelques années. Je lance un test.

Le confinement de cette année 2020 complique les choses pour mon installation suivie par la chambre d’agriculture.

Ce terrain de certes 7ha est très pentu. Je ne peux pas faire une houblonnière de plus d’1ha.

Vais-je élever des poules pondeuses?

J’aimerais faire du travail en traction animale mais je ne suis pas fan de maraîchage.

Peut être un verger ?

J’adore le tricot, pourquoi pas des moutons pour la laine ?

Fin août le propriétaire du terrain se retire, sans plus rien dire. Je sens que je ne suis plus la bienvenue. Il ne répond plus à mes questions, n’a plus l’air impliqué à me fournir les documents pour mon installation… Mais moi ça fait six mois que je travaille, que je me projette. Je suis enceinte et mon objectif est de finaliser mon installation avant la naissance de notre fils.

Cliquez ici pour découvrir la culture de l’orge à la ferme brasserie La Soyeuse

La découverte de notre terrain

Je cherche sans relâche, appelle, visite.

On me parle d’une ferme de 12ha mais avec une maison dessus ce qui gonfle le budget pour l’installation.

Visiter ça ne coûte rien, c’était début septembre 2020 et depuis je ne me vois pas ailleurs.

Les 12ha, certes vallonnés, vont me permettre de planter plusieurs hectares de houblon. Les terres n’étant plus exploitées depuis des années et maintenant entretenues par des montons, on voit une flore intéressante et diversifiée.

Le sol est bon, il y a des arbres centenaires.

Les bâtiments sont nombreux. Assez nombreux pour stocker plus que le matériel nécessaire, mais aussi mettre des salles de travail, accueillir du monde. J’adapte mes idées à cet espace et voilà ce que ça donne :

La Ferme de Midgard – Fruits et Houblon.

Notre projet à la ferme de Midgard

Le long de la route, nous prévoyons 1000m² de framboisiers, derrière la ferme 3800m² de cassis et groseilles. Tous ces petits fruits pourront être conditionnés dans l’ancienne salle de traite et partiront dans une coopérative à 25km de la ferme. 

Dans la descente sur le coteau, nous aimerions installer un verger avec des dizaines d’espèces différentes.

Et enfin, sur la parcelle principale et la petite le long des bâtiments, 3ha de houblonnière.

Par contre, je suis toujours intéressée par l’expérimentation. Mes cours d’écologie sont toujours gravés dans ma tête. Et même si je ne monte plus depuis des années, j’aime toujours autant les chevaux. Je vais tout mettre dans mon projet.

Nos méthodes de travail

Je vais semer des bandes fleuries et des haies d’arbustes autour de mes cultures afin de permettre à la faune sauvage de circuler et de se développer. Ces zones de forte diversité seront pour moi des réservoirs d’auxiliaires pour mes cultures. Cela va créer des réseaux racinaires entre mes cultures et les arbres centenaires et on sait aujourd’hui que les plantes communiquent grâce à ces réseaux.

Le sol ne sera jamais nu. Loin de nous la houblonnière avec des allées en terres. Il y aura des couverts végétaux toute l’année. Cela limite l’érosion des sols, augmente sa vie, sa matière organique et évite une forte évaporation de l’eau. Mon besoin d’irrigation sera diminué.

Sur toutes mes cultures, je vais piocher dans l’agro écologie, l’agro foresterie, la permaculture qui donnent de très bons résultats en maraîchage, en vigne donc pourquoi pas en houblon ?

Travailler autant pour que mon sol soit vivant, riche, fertile ne peut pas être gâché en faisant passer un tracteur de plusieurs tonnes qui tasserait tout. Je vais travailler avec un micro tracteur pour les tâches les plus difficiles mais majoritairement en traction animale. C’est à la force d’un cheval que je sèmerai, butterai ou couperai mes couverts végétaux.

Tous mes produits seront bien entendu valorisés avec la certification Agriculture Biologique.

Je veux aussi favoriser le circuit court.

La dépendance de la ferme devra être rénovée pour accueillir des clients qui pourront acheter mes fruits et aussi les légumes, viandes et produits laitiers des agriculteurs voisins.

Le houblon sera séché et transformé en pellets sur la ferme dans le but d’aller directement chez les brasseurs. Plusieurs brasseries artisanales et locales sont déjà fortement intéressées. Toujours pour favoriser la vente directe, je vais avoir une plate forme de vente en ligne dédiée aux amateurs.

Cela me tient à cœur de pouvoir apporter aux brasseurs amateurs un produit français, certifié et de qualité à un prix raisonnable. Je brasse moi-même un peu.

Un Brassi-lieu

J’aimerais créer un « Brassi Lieu » : un éco-lieu brassicole à la ferme de Midgard.

J’aimerais que le corps de ferme soit rénové par des chantiers participatifs car il faut le faire avec des techniques anciennes pour respecter le bâtiment. Je voudrais accueillir des woofers qui apporteront leurs idées et expériences afin de toujours expérimenter et créer sur l’exploitation.

Avoir une installation de pico brasserie me semble important pour pouvoir tester les goûts de mes houblons. Pourquoi ne pas faire des initiations au brassage.

J’adore la musique et ce grand corps de ferme pourrait accueillir une salle de répétition, des évènements.

J’ai envie que ce soit un lieu vivant et dynamique où des projets pourraient se développer.

Un financement participatif pour nous aider

Afin de financer cet aspect plus social et fun du projet, j’ai mis en place un financement participatif.

Via une plateforme, vous pourrez contribuer à la Ferme de Midgard. Le financement est sur Ulule. C’est une plateforme française, sécurisée qui fonctionne en tout ou rien. Si l’objectif n’est pas atteint dans un temps imparti, tous les fond sont remboursés et je n’aurais rien.

Le financement se fait en échange de “contreparties”. Selon les montants donnés vous obtiendrez des goodies sérigraphiés, du houblon, des produits de la ferme ou du terroir.

La contribution la plus haute permet de devenir propriétaire d’un pied de houblon et donc pendant ses 15 ans de vie recevoir chaque année 300g de ce houblon (300g correspond au rendement que l’on peut attendre chaque année d’un pied de houblon).

Vous pouvez aussi obtenir la carte client bienfaiteur qui vous donnera accès à des prix comme pour les pros!

Il reste la possibilité de donner librement sans aucune contrepartie

J’espère que comme moi ce projet vous passionne, je remercie infiniment l’équipe de Comment brasser sa bière de me donner l’opportunité de ma faire connaître et de soutenir ce projet.

Petit brasseur, où en es-tu?

Connais-tu des houblonnières près de chez toi ou des projets intéressants pour la filière?

Que penses-tu de tous ces houblons de terroir qui arrivent dans nos bières?

As-tu cliqué pour soutenir le superbe projet de Romane?

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