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Kit à Bière – Essai Brewferm

Qu’est-ce que le kit à bière? Pour brasser sa première bière à la maison, rien de tel que l’achat d’un kit de brassage de bière. Nous vous proposons ici de débuter par un kit extrait de malt en sirop encore appelé kit à bière, de la marque Brewferm. Vous aurez besoin d’ajouter un lot d’équipement complet.

Cette méthode rapide et peu onéreuse permet de brasser de grande quantité de bière. Il n’y a pas plus simple sur le marché actuellement. Sans appréhender le processus complet de brassage d’une bière, vous pourrez néanmoins vous essayez à la fermentation d’un moût houblonné.

Vous allez découvrir les différents kits à l’extrait de malt sur le marché, les arômes de houblon et épices à ajouter en dry hoppping, de quel matériel vous avez besoin, comment préparer 20 litres de bière en à peine 2 heures (il faudra quand même attendre quelques semaines de fermentation), notre essai de la capsuleuse manuelle Emily, les consignes de sécurité pour éviter les risques d’explosion de bouteilles…

Avez-vous lu notre article Comment choisir son kit de brassage de bière?

Partenariat Rolling Beers

Comme dans notre article précédent sur le kit tout grain, nous brassons ce kit à l’extrait de malt grâce à notre partenariat avec Rolling Beers. Et nous les remercions encore une fois ;). Cet article va vous décrire notre essai du kit de brassage à l’extrait de malt houblonné brewferm : pilsner.

Afin de brasser ce kit à l’extrait de malt, vous devrez posséder lot d’équipement pour débuter le brassage à la maison d’une capacité de 30 litres!

ALERTE GRAND CONCOURS

*** Concours terminé ***

Nous fêtons avec vous les 600 premiers inscrits au blog et
les 1000 abonnés à notre compte Instagram!!!!
A gagner : une carte cadeau Rolling Beers de 100€.

Pour connaître les règles de participation, rends-toi à la fin de cet article.

Les différents kits en extrait de malt

Pré-requis : Afin de mieux comprendre ce que sont les kits en extrait de malt, je vous propose de lire l’article Comment choisir son kit de brassage de bière qui présente l’ensemble des kits présents actuellement sur le marché. Et pour en savoir plus sur l’autre grande famille de kit : le kit tout grain, c’est par ici.

Extrait de malt en sirop ou kit à bière

Le kit à bière est dénommé ainsi par opposition au kit tout grain ou kit de brassage. Pour en savoir plus sur ces kits, c’est par ici! Avec un kit à l’extrait de malt, vous allez faire de la bière, mais n’apprendrez pas à brasser! Les étapes clés d’obtention du moût houblonné ont été réalisées pour vous.

L’extrait de malt en sirop se présente sous forme d’une grosse boite de conserve (ou canne pour nos amis québecois), ou sous forme d’un sachet résistant et opaque. Pour préparer ce type de bière, plusieurs possibilités s’offrent à vous :

Extrait de malt en siropDéjà houblonné
(=kit à bière)
Avec ajout d’arômes de
houblon ou autres
Kézako?Rien de plus simple :
dilution du sirop dans de l’eau puis fermentation
– Dilution dans de l’eau
– Fermentation
– Ajout d’arômes dans le
fermenteur (comme un
dry hopping)
ExempleC’est le cas de ce kit : Brewferm Pilsner (sinon Muntons, Malt Cooper…)A faire soi-même
kit à bière brewferm
kit à bière Muntons
Kit à bière Malt Cooper
kit mangrove jack

Les kits à bière de Brewferm

Brewferm, c’est la gamme développée par Brouwland. Et n’allez pas me dire que vous ne connaissez pas Brouwland! Ils ne se sont pas seulement arrêté au kit pour fabriquer la Pilsner. Non, non! Vous pourrez aussi trouver un kit à bière pour :

  • Barley Wine,
  • Belgian Brown,
  • Belgian Dubbel,
  • Belgian Saison,
  • Belgian Tripel,
  • Belgian Wit,
  • Cherry Ale,
  • Dunkel Bock,
  • English IPA,
  • English Porter,
  • Flemish Brown,
  • Imperial Stout,
  • Pilsner,
  • Premium Pilsner,
  • Raspberry Ale,
  • Special Belge,
  • Strong Blond,
  • Wheat Tripel,
  • Winter Ale.
Belgian Wit
Premium Pilsner

Belgian Brown
Belgian Dubbel
Unhopped Wheat

La gamme est très large. Les kits sous le même format que la pilsner ci-dessus permettent de brasser de 9 à 20 litres selon les cas. Et sont vendus entre 15,95€ et 34,95€ pour les 12 litres de la cherry ale, la plus chère.

Mon oreillette me dit que : La levure dans le kit Belgian Wit et Wheat Tripel peut entamer une fermentation trop vigoureuse, où la mousse remplit tout le seau, et remonte même dans le barboteur. Restez calme, votre bière est sans danger. De toute manière, tant que la fermentation est en cours, le CO2 crée une couche protectrice – comme une atmosphère – sur votre bière. Cependant, remplacez votre barboteur par un barboteur propre dès que possible. Ou nettoyez votre barboteur actuel et remplissez-le d’eau propre.

Mais ce n’est pas tout! Brewferm propose également des bidons de 25kg d’extrait de malt. Ces derniers permettent d’obtenir 150 à 250 litres de bière pour 94,95€. Mais avez-vous le matériel pour ça…? Ce sera de la bière d’abbaye, de la triple, de l’IPA, de la tarwebier (ne me posez pas de question sur le sujet) etc…

Kit brewferm 25kg

Les arômes à ajouter

Hop Sensation est un extrait de houblon concentré, 100 % naturel, avec l’effet immédiat d’un houblonnage à cru. Vous pourrez additionner une arôme : Citrulicious (agrumes), Uncle Sam (houblon américain comme le Citrus et le Geraniol), Magnifico (fruits tropicaux aux notes florales et terreuses), Peach Melba (Amarillo avec une touche d’agrumes, de pamplemousse et d’orange), Kentish Gold (arômes épicés et terreux d’un grand classique des bières anglaises).

Natural Sensation est un arôme concentré de fruits ou d’épices. Il faut simplement l’ajouter à la bière jeune avant la mise en bouteilles. Voici les parfums à disposition : Strawberry (fraise), Cherry (cerise), Raspberry (framboise), Chocolate ou Coffee (café arabica torréfié).

Un sachet permet d’aromatiser 20 litres, à utiliser à raison de 1g/litre.

Moi, perso, je trouve que c’est vraiment de la triche. Les arômes que l’on retrouve dans les bières peuvent pratiquement tous être apportés, pendant le brassage, par l’ajout de différents houblons, voire de fruits, épices ou herbes… Mais bon, il est intéressant de savoir que ces arômes “tout prêts” existent.

Pour en savoir plus sur les arômes et leur utilisation pour préparer votre bière : par ici.

Extrait de malt en poudre

L’extrait de malt en poudre est conditionné dans un sachet transparent, à l’intérieur de l’emballage du kit.

Extrait de malt en poudreAvec cuisson de houblon
en pellets à réaliser
Avec ajout d’arômes de
houblon ou autres
Avec infusion de malts spéciaux et de houblons
Kézako? – Dilution de la poudre,
– Cuisson du malt et des houblons,
– Fermentation
Why not…
cf. utilisation ci dessus
C’est la technique que nous a dévoilé Thomas de Carnet d’un brasseur
Exemple Kits (B-maker, Brewferm FURIOSO…)
ou A faire soi-même
A faire soi-même A faire soi-même
Brasser en extrait de malt
selon Thomas
Kit brewferm furioso
Kit saveur bière
Kit brewbarrel

Promis, je vous présente l’essai d’un kit en extrait de malt poudre très rapidement.

Si vous souhaitez, utilisez vos houblons en pellets au mieux, je vous conseille la lecture de ces petits articles : Tout savoir sur le houblon, comment choisir, utiliser et conserver ton houblon.

Notre essai de kit à bière : Brewferm Pilsner

Matériel nécessaire

Indispensable

  • 1 seau de brassage avec robinet, couvercle et barboteur,
  • 1 cuillère,
  • 1 ouvre boite,
  • 1 grande casserole pour faire un bain marie,
  • 1 densimètre avec éprouvette,
  • du désinfectant,
  • des bouteilles,
  • des bouchons ou capsules.
L'ouvre boite pour ouvrir le kit brewferm
L’ouvre boite rouge à paillettes, un must have

Facultatif mais confortable

  • 1 thermomètre,
  • 1 tige de remplissage
  • 1 système de capsulation.

Pour toutes les questions complémentaires sur le matériel de brassage :
Une mine d’info se trouve ici. Allez y jeter un œil!

Exemple du Pack Débutant Premium Rolling Beers

Pour brasser votre premier kit d’extrait de malt, vous devez vous équiper, et pour cela Rolling Beers (par exemple) propose certains packs débutants très intéressants. De notre côté, nous avons reçu le pack premium, et voici ce qu’il contient :

  • 1 x seau de brassage plastique 30 litres
  • 1 x seau de fermentation en plastique 30 litres
  • 2 x robinets
  • 2 x thermomètres autocollants
  • 1 x barboteur
  • 1 x fourquet/cuillère
  • 1 x densimètre
  • 1 x éprouvette en plastique
  • 1 x goupillon
  • 1 x désinfectant
  • 1 x tige de remplissage
  • 1 x capsuleuse manuelle pour capsules 26 mm
  • 100 x capsules couronnes 26 mm
Pack matériel débutant brassage Rolling Beers

Ce pack est donc ultra complet et vous permet d’envisager votre premier brassin de 20 litres, très sereinement. Il est accompagné d’un mode d’emploi qui vous explique comment fixer les robinets, utiliser le barboteur, où coller les thermomètres et donne quelques explications sur la mise en bouteilles.

Ce pack est réutilisable et évolutif ! Il vous permettra même rapidement de vous lancer sur du tout grain en y ajoutant un moulin (à moins que vous n’optiez pour l’achat de malt déjà concassé…), un système de filtration, une cuve chauffante et un système de refroidissement!

Si vous souhaitez vous remémorer les étapes et le matériel nécessaire pour brasser 20 litres de bière tout grain à la maison.

kit matériel débutant Rolling beers
kit matériel débutant Rolling beers

Contenu du kit à bière Brewferm Pilsner

Ce moût houblonné a été concentré et dans le kit Brewferm, il vous est présenté sous la forme d’un sirop visqueux dans une boite de conserve d’1,5 litres. Le brasseur débutant n’a plus qu’à réaliser la dilution du sirop et la fermentation à l’aide de l’équipement nécessaire à la fermentation et d’un sachet de levure fourni dans le kit.

Kit extrait de malt houblonné brewferm
Le kit nouvellement relooké de la pilsner

Lorsque l’on soulève le couvercle de la boite, nous pouvons retrouver le sachet de levure de Czech lager ainsi que la notice d’utilisation du kit en plusieurs langues. Vous pourrez également le trouver sur le site internet Rolling.beers.fr. Le lien de téléchargement se trouve tout en bas de leur page du kit Brewferm.

Et pour vous faciliter la tâche, je vous propose également un lien par ici 😉 : Guide d’utilisation du kit Brewferm.

Instructions pour kit brewferm

Mode d’emploi : kit Brewferm

1/ Nettoyage du seau et du fourquet

La première étape consiste à nettoyer et désinfecter votre seau de fermentation et votre fourquet.

Pour le nettoyage, si vous utilisez un seau de nettoyage vous pouvez passer cette étape. Mais si vous l’avez déjà utilisé, est-il propre? Un petit nettoyage au liquide vaisselle?

Pour la désinfection, utilisez un produit de type chemipro oxi. Dans le pack de matériel Rolling Beers, un désinfectant est fourni. Il faut peser 4 grammes pour 1 litres d’eau tiède. Appliquez la solution sur l’ensemble des parois, du couvercle, intérieur du robinet de votre seau de fermentation. Votre fourquet doit également y passer!

Ce produit ne nécessite pas de rinçage. Vous trouverez de long débat sur les forums sur la nécessité de rincer ou non ces produits. Des traces de produit et votre bière pourrait avoir un goût désagréable… Des gouttes d’eau de rinçage laissées sur votre seau (donc non stériles) et une contamination pourrait s’inviter. Bref, depuis peu nous avons de notre côté, choisi de ne plus rincer le produit de désinfection.

2/ Préparation de l’extrait de malt

Rien de plus simple!

Une fois la boîte ouverte, placez-la au bain-marie dans une casserole à 40°C. L’extrait de malt a une consistance extrêmement visqueuse à l’ouverture de la boîte et petit-à-petit, avec la chaleur, il se liquéfie. Une dizaine de minutes seront suffisantes!

Kit brewferm au bain-marie

Versez le contenu de la boite dans le seau qui est maintenant propre et désinfecté. Vous avez encore des questions sur le risque contamination de votre bière? Rincez bien la boite avec 1 litre d’eau chaude que vous pouvez également verser dans le seau.

3/ Ajout du sucre

Voici, dans le guide d’utilisation que j’ai reçu avec mon kit (ancienne version), le petit tableau :

Pour la Pilsner, il est écrit qu’il faut additionner 50g/l de sucre. Et je vous avoue que j’ai eu une doute… 50g pour le brassin complet? Parce 50 x 20 litres : 1000g c’est énorme! Et bien non, c’est bien ça! Regardez sur le guide que j’ai téléchargé sur Rolling Beers ou même Brouwland. L’information est dorénavant claire (nouvelle version) :

Dans le cas de notre Pilsner, nous préparons 20 litres et nous devons ajouter 1000grammes de sucres!

Il est donc nécessaire de peser ces 1000 g de sucre et les dissoudre dans 2 litres d’eau tiède. Puis additionnez la solution de sucre dans le seau avec l’extrait de malt. Homogénéisez bien à l’aide de votre fourquet.

4/ Addition d’eau pour obtenir le volume final

Sur le petit tableau, il est écrit que l’on doit ajouter 16 litres d’eau froide pour obtenir un volume final de 20 litres. Et en effet le compte est bon. 1 litre d’eau pour rincer la conserve, 2 litres d’eau pour la solution de sucre et le volume d’extrait de malt, on y est!

Compléter avec 16 litres d'eau

5/ Ensemencement et fermentation

Laissez refroidir la préparation jusqu’à une température de 20-25°C. Une mesure de densité permet de vérifier que nous sommes proches des valeurs théoriques (cf. tableau). Pour la Pilsner, nous attendons une densité initiale de 1042. Pour cela, nous prélevons un peu de moût via le robinet, dans l’éprouvette et y plongeons le densimètre.

Prise de densité initiale

Puis nous ouvrons le sachet de levure et jetons le tout dans le moût. Nous homogénéisons et oxygénons le tout à l’aide du fourquet.

Le couvercle du seau est refermé hermétiquement. Le barboteur contenant de l’eau est correctement positionné. La fermentation débute. Nous plaçons le seau dans une pièce entre 18 et 23°C. Vous souhaitez connaître nos trucs et astuces pour contrôler votre température de fermentation?

Quand mettre en bouteilles?

Il est nécessaire de commencer par un mesure de densité. Vous ne pouvez procéder à la mise en bouteilles que si :

  • Il n’y a plus d’activité dans le seau;
  • la densité mesurée est proche de la densité finale attendue. Pour cela reportons-nous à notre petit tableau, pour la Pilsner, nous devrions être proche de 1004.
  • La densité spécifique est restée stable pendant au moins 48h.

Hey mais c’est quoi la densité spécifique? Je t’invite à aller lire notre article sur la recette de notre rye porter!

6/ Le soutirage et sucrage

Transvasez la bière dans un seau (propre et désinfecté, et n’oubliez pas la désinfection du robinet!), sans faire de remous et en ne prélevant pas le fond du fermenteur (bouillasse) de levures mortes.

Astuce : L’idéal pour les transferts, c’est quand même d’avoir un tuyau en silicone qui permet de déposer le moût dans le fond du second seau. Cela évite les risques d’oxydation et en prime les risques d’éclaboussures! (Visionnez la vidéo pour voir comment on s’y prend)

Dans le tableau ci dessus, vous trouverez les dosages de sucre en fonction du contenant final (bouteilles 7g/l, fût : 2,5g/l). Nous ajoutons donc une solution contenant 140 grammes de sucre dans le seau de transfert. On touille!

7/ Obtention et nettoyage des bouteilles

La meilleure des options est la récupération de bouteilles ayant déjà contenu de la bière. Préférez dans ce cas, des bouteilles au verre sombre, ce qui préserve les saveurs de votre bière.

Pour savoir comment procéder pour le nettoyage de vos bouteilles, reportez vous à l’article :

8/ Mise en bouteilles

Si vous avez opté pour le kit de matériel de Rolling Beers, vous avez sûrement une tige d’embouteillage. Celle-ci se raccorde sur le robinet du seau de transfert. Ouvrez le robinet et lorsque la tige s’appuie contre le fond de la bouteille, la bière s’écoule.

Placez vos bouteilles vides sous le robinet du fermenteur et remplissez délicatement jusqu’au goulot. Positionnez votre capsule rapidement, pour éviter le risque de contamination.

9/ Capsulation

Ha ha, vous allez enfin tester la capsuleuse manuelle Emily. Et you kwon what? I’m happy!

Depuis que je brasse, j’utilise une capsuleuse sur pied. Et j’étais assez sceptique sur la capsuleuse manuelle.

Mes a-priori : comment réussir à maintenir convenablement la bouteille tout en forçant sur les poignées de la capsuleuse? Ne faut-il pas être “herculéen” pour réussir à capsuler sans appui sur la table (comme pour la capsuleuse sur pied)?

Mon retour d’expérience : et bien j’avais tort! C’est en fait très simple, pas besoin d’être costaud. Je n’ai pas eu de bouteilles qui se sont renversées. Il faut juste faire attention à ce que la capsule soit bien placée, sinon… sic! On comprime une capsule pour rien!

10/ Maturation et dégustation de la bière

Conservez les bouteilles à température ambiante (c’est quoi température ambiante?) entre 18 et 23°C pendant une dizaine de jours. Puis transférez-les dans un endroit plus frais de quelques degrés pour les 6 à 8 semaines suivantes. Hey oui, la bière ça se laisse désirer!

Dégustation : toujours ce même petit goût caractéristique des bières brassées en extrait de malt… Mais je suis peut-être un peu trop critique (j’aime le brassage tout grain). Elle est très limpide et la mousse n’est pas persistante, jolie couleur dorée, caramel.

Notre avis sur ce kit

Un bon premier (petit) pas dans la fabrication de la bière à la maison.
Sa force : Extrême simplicité, prix très attractif, permet de s’essayer à la fermentation d’une boisson, astuces sécurité dans le guide
Sa faiblesse : pas d’apprentissage du process complet de brassage d’une bière, goût formaté de la bière (personnellement je n’aime pas)

Je vous ajoute un paragraphe spécial sécurité car ces informations sont fournies dans le kit à bière Brewferm! Et personnellement je trouve qu’on ne les retrouve pas assez ailleurs.

Pour éviter le risque d’explosion de bouteilles :

  • Utilisez uniquement des bouteilles de bière réutilisables qui résistent à la pression et qui ne présentent ni fissure, ni rayure.
  • Ne vous fiez pas uniquement à une durée de fermentation fixe ou à la formation de bulles dans le barboteur. Mesurez toujours les densités initiale et finale de la bière.
  • N’ajoutez pas trop de sucre lors de la mise en bouteilles.
  • Pendant la fermentation secondaire, conservez les bouteilles dans une pièce séparée et fermée, ou règne une température stable, de préférence, pas dans un endroit de passage.
  • Rangez toujours les bouteilles remplies à l’abri de la lumière directe du soleil.

Les règles de participation du grand concours

*** Concours terminé ***

Ha, ha, bande de petits impatients! J’espère que vous avez pris le temps de lire l’article!!

Rappel : une carte cadeau Rolling Beers de 100€ à gagner!

Voici les règles de participation:

1/ Abonne-toi au blog (si ce n’est pas déjà fait) et reçois ainsi régulièrement les newsletters qui t’annoncent la publication des articles. Les formulaires sont présents à différents endroits du blog, je sais que tu les connais déjà ;).

2/ Sous cet article, laisse-nous un commentaire pour nous dire depuis combien de temps tu brasses et racontes-nous tes débuts en 2 mots (sauf si tu l’as déjà fait dans l’article précédent!).

3/ Suis la page Facebook de Comment brasser sa bière. Tu préfères Youtube, Instagram ou Twitter? Allez je te laisse le choix. Nous parlerons de tout ça en message privé!

4/ Pour maximiser tes chances de gagner : partage cet article sur un max de réseaux sociaux!

Date limite de participation : 6 octobre à minuit!

Petit brasseur, où en es-tu?

As-tu testé un kit extrait de malt, si oui lequel? Le conseillerais-tu pour débuter le brassage à la maison? Si tu as testé celui-ci, qu’en as-tu pensé? Laisse-nous tous ces détails en commentaires.

Un dernier mot : si vous aimez cet article, merci de le partager (les boutons réseaux sociaux sont juste là). Et si vous voulez plus d’informations exclusives sur le brassage à la maison, inscrivez-vous à ma newsletter en utilisant le formulaire ci-dessous.

A très vite,

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Nicolas : il faut être rigoureux sur l’hygiène

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Pour ce nouvel épisode, nous avons rencontré Nicolas qui nous donne ses astuces, notamment sur l’hygiène. Il travaille à la ferme brasserie La Soyeuse tout comme Vincent que nous avions rencontré précédemment. Cette ferme brasserie située à Rontalon dans les Monts du Lyonnais, a été créée il y a bientôt 16 ans par Bertrand Burcklé. En ce début de printemps, nous avons enregistré ce podcast dans la cour de la brasserie. Merci à Nicolas pour ce chouette échange!

Cliquez sur “Play” pour écouter le podcast de brasseur ou faites un clic droit ici puis “télécharger” pour l’écouter sur votre smartphone.

Les conseils de brasseur de Nicolas

N°1 : Prends de vraies bonnes habitudes d’hygiène

N°2 : Commence par des recettes faciles pour tester ton matériel

N°3 : Il faut vraiment prendre un maximum de notes.

N°4 : Il faut brasser encore et encore, c’est en brassant qu’on apprend à faire de la bière!

LE FORUM : Brasseur amateur, en privilégiant les conseils donnés par les personnes qui ont de la bouteille 😉

FOURNISSEUR : Son patron! Bière et Moi à Lyon, Rolling Beers et Brouwland

MATÉRIEL RETENU : Cuve Klarestein  de 30 litres avec fermenteurs en inox de la même marque.

ON A AIME : Son système de refroidissement à l’eau de pluie

LIVRES RECOMMANDES : Technologies brassicoles de Nicolas Imbreckx

Peux-tu commencer par te présenter?

Je m’appelle Nicolas, j’ai 35 ans et je brasse en amateur et en professionnel depuis à peu près 3 ans maintenant. Même si j’ai commencé il y a 5 ans à brasser à la maison dans les salles de bain comme tout le monde.

J’ai découvert ça suite à un atelier d’initiation au brassage, à Lyon, chez Et la bière fût, qu’on m’a offert pour mes 30 ans. Le gars qui nous a formé entre guillemets, était un vrai passionné. Et en discutant avec lui, il m’a dit “Mais tu devrais essayer un kit pour démarrer. Avec 3 seaux et 2 casseroles, tu peux démarrer. Ça va te coûter 80 euros et tu fais ta bière à la maison.” A l’époque j’habitais à Londres. En rentrant, je crois que c’était le soir même, j’ai commandé mon kit.

Et j’ai brassé ma première bière dans la salle de bain. C’était le seul endroit où on s’autorisait le chauffage car Londres est extrêmement cher… On était en communauté. Il y avait dans la salle de bain, le chauffage, de l’eau, une baignoire, et je pouvais donc faire toutes les étapes du brassage de la bière. C’était la seule pièce où je pouvais avoir une température à peu près constante, peu de variations et où le barboteur ne gênait personne.

Avec ton extrait de malt combien faisais-tu de litres de bière?

Je suis tout de suite parti sur du 20 litres de bière. Nous étions nombreux et 5 litres ne nous aurait même pas abreuvé pour une soirée.

Que penses-tu de l’extrait de malt ?

Ça serait marrant de retenter aujourd’hui le brassage avec de l’extrait de malt. Cela permettrait de voir le résultat. Je pense que je serai extrêmement critique sur le goût et que je ne pourrais plus le faire. J’ai assez vite comparé ça à un pâtissier amateur qui va faire du gâteau Alsa en cassant un œuf dedans et en le mettant au micro onde. C’est différent du gars qui va aller chercher tous ses ingrédients et créer sa propre recette.

C’est vraiment frustrant rapidement ces kits. Au bout de 5 ou 6 brassins, j’ai essayé de rajouter des extraits, de faire du dry hopping etc. Mais les goûts qu’on trouve avec l’extrait, ces saveurs particulières, étaient toujours présents. Quoi qu’on rajoute, c’était compliqué de transformer ce qu’on nous avait vendu finalement.

Clique ici pour découvrir l’article de Thomas sur le brassage à l’extrait de malt

Découvre notre essai en vidéo du kit à l’extrait de malt que Nicolas utilisait à ses débuts. En bonus, notre article pour t’aider à choisir ton premier kit de brassage de bière.

Qu’est-ce que ces premiers brassins t’ont apporté : l’hygiène !

Ces premiers brassins m’ont permis de prendre des vraies bonnes habitudes d’hygiène car par contre, que ce soit en tout grain ou non, si on zappe une étape, c’est “évier” directement.

Le premier brassin s’était tellement bien passé, j’avais tellement été rigoureux, que je me suis dit que c’était facile et j’ai dû zapper une étape d’hygiène sur le deuxième… C’était imbuvable. Et là c’était le crève-cœur “Oh non, mes 20 litres! Un mois et demi de boulot! Et on est obligé de racheter de la bière!”…

C’est qui est bien c’est que cela permet de se rendre compte à moindre frais de l’impact de l’hygiène sur la bière finale. Je pense que beaucoup, et même des brasseurs qui commercialisent leurs bières, je ne veux pas être médisant, ne semblent pas goûter avant de les vendre… Quand on commence à s’intéresser réellement à la bière, un souci lié à l’hygiène se détecte facilement. Il n’y a pas de marge d’erreur sur la partie hygiène.

Petit brasseur, as-tu pris quelques minutes pour lire notre article sur les contaminations?

Comment as-tu mis les pieds dans le monde de brassage professionnel?

En rentrant en France, je voulais tout arrêter pour travailler dans la bière.

Je n’ai pas voulu monter ma brasserie, car me connaissant je n’avais pas le profil. J’ai un coté un flemmard, j’aime bien le salariat. L’entrepreneuriat j’ai essayé avant et ce n’est pas pour moi. Je sais ce que ça implique de lancer une boite et encore plus pour le métier de brasseur (production la semaine et marchés, foires, ouvertures tous le week-end).

Donc je suis rentré comme assistant brasseur dans une brasserie bio à Gex après l’Angleterre. La brasseuse travaillait dans la pharmacie avant. Elle était d’une rigueur draconienne sur la partie hygiène. Et j’ai donc pris des habitudes pro en hygiène notamment, très rapidement, que j’ai pu ensuite adapter à la maison.

Et depuis, je touche du bois, mais je n’ai plus un brassin qui ait été infecté après ça (plus eu de problème d’hygiène)! Car je me suis rendu compte de ce que c’était. Quand c’est 20 litres qu’on jette ça fait déjà mal au cœur, mais quand on est professionnel et que c’est 1000 ou 2000 litres qu’on est obligé de mettre de côté, c’est compliqué. Même si on peut toujours récupérer ça. Certains vont donc quand même les mettre en bouteilles, et pour d’autres ça sera fût pour distillation ou autre…

Quelle formation as-tu à la base?

J’ai suivi une formation de commercial et gestion de point de vente.

Et quelle a été ta formation de brasseur (production, hygiène etc)?

Après ce passage à Gex où j’étais assistant brasseur, j’ai vraiment appris le métier de brasseur. J’ai appris la production, l’hygiène, je me suis formé aux méthodes, aux outils, au vocabulaire technique, aux circuits de distribution, au bio. J’étais au contact de nombreuses personnes qui m’ont transmis toutes ces valeurs.

En revenant sur Lyon, je suis arrivé ici à la ferme brasserie La Soyeuse à Rontalon. Finalement je suis tombé sur la copie conforme de mon ancienne maître brasseure à Gex. Et j’ai continué dans le bio, le respect de l’environnement et avec des gens qui sont très très sérieux sur la partie hygiène.

Tu peux écouter ici le podcast de Vincent, le brasseur de La Soyeuse.

Et en parallèle, tu continuais à brasser chez toi?

Pas tant que ça. A Gex, je n’avais plus de matériel car j’avais tout revendu à Londres. Pendant un an et demi, je n’ai plus du tout retouché au brassage à la maison. J’en avais bien assez pendant la semaine. J’en avais plein le dos et c’était le cas de le dire. De toute façon, j’apprenais tellement que je n’avais plus forcément le temps mais non plus l’envie de tester autre chose.

Et c’est en revenant à Lyon, ça fait un an et demi que je suis ici, que j’ai repensé à acheter du matériel. Ça ne fait que mon second brassin en tout grain, tout seul! Ça ne fait que deux mois et demi que je re-brasse en parallèle à la maison.

Clotilde nous présente la brasserie du Singe Savant et son concept innovant pour accompagner les brasseurs amateurs.

Qu’as-tu acheté comme matériel pour brasser à la maison?

Je suis parti sur une cuve de brassage Klarstein de 30 litres. C’est similaire à ce qui est fait par Grainfather. Ces équipements font cuve d’empâtage et cuve d’ébullition en même temps. A la base c’était par manque de place… Maintenant, j’ai déménagé dans une maison donc maintenant ce n’est plus la place le problème… Pour t’aider à choisir ta méthode d’empâtage et filtration nous t’avons préparé des vidéos de 3 techniques possibles.

C’est un outil qui est révolutionnaire en terme de simplicité. On n’a pas besoin d’avoir de nombreux étages de casseroles et de faire tout en gravitaire (un seau, une cuve, une autre cuve etc.), ni de faire ses soudures soi même. Certains diront que c’est peut-être être un peu fainéant. Mais moi je trouve que ça n’enlève rien à la partie artisanale et amateur du brassage tout grain. Cela facilite les choses. Il existe aujourd’hui des outils super bien faits et celui-ci en fait partie. Le prix aussi faisait que c’était abordable pour à peu près les mêmes fonctions que les grandes marques, mais à 600 ou 700 euros de moins.

Donc on a testé le Klarstein. Je dis “on” car Vincent, le brasseur de la brasserie a acheté la même matériel que moi! On s’est auto-motivé tous les deux. C’est intéressant de pouvoir échanger sur ce qu’on comprend du matériel.

Avec ça, j’ai deux fermenteurs de 30 litres en inox de la même marque. Le seau en plastique allait très bien mais dans un souci purement esthétique, j’ai vraiment trouvé l’inox plus joli et plus pro. Et c’est vrai que c’est quand même plus pratique. Pour les lavages ça m’inspire plus confiance quand je fais mes désinfections. C’est ensuite très dur d’aller en profondeur dans le nettoyage quand il y a des rayures dans les seaux en plastique.

Pour en savoir plus sur le matériel que tu peux utiliser pour brasser, c’est par ici.

Où te fournis-tu en orge?

L’avantage c’est qu’il y a quelques tonnes sur mon lieu de travail. C’est effectivement pratique. Pour le pils, on achète un sac au patron avec le collègue. On sait d’où il vient. C’est l’orge qui a été récolté par la brasserie. C’est l’orge d’ici. Il y a vraiment quelque chose en plus à utiliser le malt qu’on connait.

Pour les malts spéciaux :

Bière et moi qui est un magasin qui vend en petites quantités dans Lyon.

Rolling Beers sur internet.

– quand je cherche des trucs vraiment particuliers, je suis obligé de retourner sur Brouwland, même si les frais de port sont un peu plus élevés.

Et es-tu content de tes bières ?

La première bière, je n’en suis pas du tout content, car elle n’a pas du tout fonctionné. J’ai voulu faire une blanche aux fruits. Au lieu de commencer par la facilité et faire une recette que je connaissais, pour tester le matériel et le prendre en main et bien voilà.

Ça a été compliqué au niveau de mes temps de chauffe. La machine étant automatique, enfin électronique, c’est tout des réglages que l’on fait. Je n’avais pas du tout pensé qu’il y avait une inertie, qu’il allait y avoir des temps qui allaient être plus ou moins longs.

Même en empâtage monopalier, suivant la puissance de la machine qu’on mettait on avait parfois des variations de 2 degrés en plus ou en moins. Bref, mon extraction était déjà compliquée, je n’avais donc pas la densité initiale que je voulais. j’étais en dessous parce que je n’avais pas réussi à faire une température d’empâtage qui était assez régulière. 

Et ensuite, j’ai eu un problème de refermentation. Ma densité ne baissait pas. Je suis resté bloqué à 1020, ça ne baissait pas, c’était fini. Est-ce que avec ces montées de température pendant mon empâtage, j’ai extrait des sucres résiduels qui n’était pas fermentescibles? Et je n’avais donc pas assez de sucres fermentescibles…

Enfin bref, elle n’était pas infectée, il n’y avait pas de faux-goûts dans cette bière. Mon process purement hygiène était nickel, mais pas de bulles, pas de corps. Ça a servi à faire de la cuisine.

Et même si tu ouvres une bouteille maintenant c’est toujours pareil?

Le problème c’est que une fois que j’ai vu que cette densité ne baissait pas j’ai tenté des expériences. A savoir essayer de réoxygéner pour essayer de refaire partir la fermentation et en faisant ça je l’ai oxydé..

Et tu as fais un autre brassin après ça?

Et pour le second brassin, c’était à nouveau une blanche que j’ai faite au poivre de Cayenne. Il me restait un peu de malt de ma blanche ratée. J’ai refait une blanche où cette fois ça été beaucoup mieux car j’ai compris comment la machine fonctionnait. Mon palier de saccharification était très bien et mon extraction comme je voulais. Ma densité initiale était très bien. Ma densité finale était pas mal non plus à peine au dessus de ce que je voulais.

Ça n’a pas tout à fait atténué comme je voulais. Après ce sont des recettes où on utilise un logiciel. Moi j’aime bien adapter. J’ai adapté le poivre. J’ai changé rapidement quelques quantités entre le malt de blé et le pils. Ça a peut être fait que le résultat théorique était différent. La différence n’était pas énorme.

Quel a été ton petit souci pendant ce brassin, un souci d’hygiène ?

J’ai eu un autre petit souci que j’ai réussi à rattraper cette fois-ci proprement. C’était au moment du resucrage (donc pas un problème d’hygiène). Je les fais toutes comme ça, elles sont faites les conneries.

Au moment du resucrage où j’ai intégré mon sirop, il y avait pas mal de dépôt. Malgré le spider que j’ai utilisé pour mettre le poivre et la coriandre en même temps que les houblons, j’avais quand même un dépôt assez conséquent au fond de mon fermenteur.

Et du coup, je n’ai pas remué trop fort en incorporant mon sirop avant la mise en bouteille. C’était une erreur!!! Comme je l’avais mis en garde, je n’avais plus beaucoup de levures en suspension dans la bière. C’était tout sédimenté, la garde a super bien fonctionné, j’ai eu une bière très claire. Sauf qu’après 3 semaines en bouteilles ça a fait un tout petit pschit. Le goût était exactement celui que je voulais mais sans bulles.

J’ai réfléchi et j’ai lu des choses notamment le livre “Technologies brassicoles” qui pour moi est la bible absolue pour le brassage. Si on fait ça, c’est bien de re-ensemencer avant la mise en bouteille parce que c’est possible qu’il n’y ait plus assez de levures en suspension.

Donc j’ai fait quelque chose qui n’était pas très académique en re-ensemençant chaque bouteille. J’ai tout décapsulé tout mon brassin et j’ai remis directement dans la bouteille un petit peu de levures sans peser.

Alors je me suis dis “niveau hygiène et risque d’infection : ça va pas être génial…”. Cependant, il y avait quand même eu un petit pschitt. Il y avait eu une petite refermentation. J’avais également quand même la fermentation primaire. Donc j’avais quand même de l’alcool. Le risque était un peu moins élevé.

Le risque c’est aussi que ça explose, non?

Sachant que je n’ai pas rajouté de sucre, finalement les levures n’avaient pas plus à manger donc le risque me semblait maîtrisé. Je les ai quand même mises dans un seau bien fermé, parce que j’avais peur. Mais non, il n’y en a aucune qui a explosé. Ça n’a pas “gushé” à l’ouverture.

Et chose incroyable, ça a marché tout en gardant le goût. C’était peut-être un coup de bol absolu mais ça a marché. Ça m’a coûté un sachet de levure en plus, une heure de boulot pour tout ré-ouvrir et tout refermer. J’ai fait vraiment attention à ne rien faire tomber dedans, j’ai essayé d’être au maximum stérile avec le chalumeau autour. Je ne me suis pas mis dans une cave avec de la poussière. 

J’ai utilisé la même levure, je ne voulais surtout pas changer le goût parce qu’il me plaisait vraiment.

Je me suis dit que j’allais obtenir la fameuse triple fermentation. C’est un peu ça, cette bière, elle a un peu fermenté trois fois.

Alors c’est quand même pas ce que je conseillerais de faire entre le temps perdu et le coté ”bon je vais encore avoir un brassin foutu”…

Tu prends des notes ?

De toute façon, j’ai ce côté rigoureux où je suis très procédurier. Et j’ai donc un carnet de bord où je note à la main. Il s’agit d’un type fiche de brassage mais personnalisé où je note exactement chaque chose que je fais.

Et ça je le conseille à tout le monde, c’est prendre des notes. On pense qu’on pourra s’en souvenir. Mais deux jours après ou pire deux semaines après la refermentation de ses bouteilles, on ne sait plus ce qu’on a fait, plus quel jour on l’a fait.

Il faut vraiment prendre un maximum de notes sur tout le détail de son brassage. Ça permet de revenir dessus pour savoir où on a pu faire une mauvaise manip’. Le but c’est de pas refaire les mêmes erreurs.

Ça m’a permis d’identifier l’étape où j’ai été trop juste. Du coup la prochaine fois, je mettrai un filtre sur mon robinet et je secouerai mon fermenteur avant l’embouteillage pour être sur que tout remonte. Et tant pis si elle est pas tout à fait clarifiée.

Pour télécharger notre fiche de brassage et tout enregistrer c’est par ici!

Et du coup, tu cherches plus les réponses dans les livres?

Beaucoup de discussions avec les professionnels avec qui je travaille. J’ai la chance d’avoir des encyclopédies autour de moi. Des gens qui font ça depuis des années, qui ont fait forcément, un jour, les conneries que j’ai fait..

Le forum brasseur amateur où il y a beaucoup beaucoup de choses est une bonne source d’info. Il faut bien regarder qui répond. Ceux qui répondent et qui ont 3 ou 4 messages, ce n’est peut être pas intéressant de s’attarder sur leurs techniques. Mais il y a 2 ou 3 mecs qui sont là depuis 10 ans / 15 ans qui alimentent le forum et qui sont puits de science et qui ont eux aussi subi tous les déboires possibles. Donc un petit post et on est souvent aidé! Franchement c’est un forum qui est pour moi, une mine d’or.

Voilà, la discussion avec les gens, les livres et le forum!

Petits conseils pour les débutants?

Conseil n°1 – L’hygiène

La bière, si on suit rigoureusement son processus de brassage franchement à part l’hygiène, je ne vois pas de gros point noir. On peut avoir pas assez d’alcool, pas assez de corps, pas le gout qu’on veut parce qu’on ne connait pas encore les houblons, les levures. On ne sait pas quelles quantités de malts ajouter. Mais je pense vraiment que ce qui fait qu’une bière est ratée, est imbuvable c’est uniquement les règles d’hygiène qui ne sont pas respectées.

Laver ses fermenteurs à la fin de chaque brassin, avant de faire son transfert. Les bouteilles, on les lave après les avoir bues.

Les produits on a toujours soit son Chemipro oxi soit son Star San toujours à coté de soi. Ces sont des produits à base d’oxygène actif très pratiques. On fait tremper, on pulvérise! Il ne faut pas hésiter à les utiliser. Ce ne sont pas des produits qui sont très agressifs. Ça permet vraiment toute la présence biologique qu’on ne veut pas.

Quand on fait une bière, quand on rajoute une bactérie, une levure, on la choisit. On ne veut pas levures qui se baladent dans sa cave dans sa baignoire, dans son appartement ou dans son jardin. Ce n’est pas celle là qu’on veut car on aurait des réactions et des goûts qui ne vont pas être du tout ce qu’on attend.

Il faut prendre le temps de laver, c’est 90% de lavages le brassage. C’est pas si glamour que ça de faire de la bière (hygiène, hygiène, hygiène). Tout part de là, s’il y a une saleté dans sa bouteille ou son fermenteur c’est les 20 litres, les 50 litres ou les 5 litres qui sont foutus. C’est le brassin complet.

Conseil n°2 – Il faut brasser encore et encore

Au delà d’apprendre à connaitre son outil, ça me parait évident qu’au début on ne maîtrise pas forcément. Il faut juste brasser, c’est en brassant qu’on fait de la bière. C’est en forgeant qu’on devient forgeron! Il faut pas s’arrêter à 1, 2, 3 ou 7 brassins foutus. Si on aime ça, il y a un moment où on va sortir la bière.

Et il n’y a pas plus gratifiant de faire goûter autour de soi une bière qu’on a réussie où on a fait à peu près ce qu’on voulait et qui est appréciée par son entourage.

Donc il faut persister. Il faut chercher où on a fait l’erreur si on se plante. Et il faut repartir tout de suite, remonter en selle. C’est pas au premier brassin qu’on fera une bonne bière ou alors c’est beaucoup de chance Winking smile

C’est quoi tes prochaines bières?

Je vais essayer de me pencher sur une Porter fumée. J’en ai goûté il n’y a pas longtemps, une Rauchbier vraiment tradition allemande avec beaucoup de fumé. Le fumé coté saucisse, merguez, barbecue. C’est quelque chose que j’ai trouvé assez original, très sympa qui ira très bien avec les grillades aussi!

L’avantage c’est qu’avec ces bières là, elles sont un peu moins compliquées à faire. Elles sont tellement marquées, tellement aromatiques que si on a raté un peu au niveau de l’hygiène. Si on a 2 ou 3 erreurs, c’est caché! Ça peut être masqué.

Donc les Porters ou les IPA sont des bières qui malgré tout permettent d’essayer. C’est pas recettes compliquées généralement. On n’ajoute pas de choses risquées. Et ça permet si on a un défaut de le masquer.

Après je ne le conseille pas parce que du coup on ne sait pas qu’on a fait une connerie. Et le jour où on fait une blonde ou une blanche c’est plus dur!

Nicolas nous a donné une dernière astuce en off!

J’utilise de l’eau de pluie pour le refroidissement du moût via un serpentin.

J’ai la chance d’avoir une maison avec des bidons (500 ou 1000 L) pour récupérer l’eau de pluie. J’ai investi dans une petite pompe électrique (40€) et quelques mètres de tuyaux d’arrosage. Et je me suis monté un système fermé que je connecte directement à mes tanks. 

En hiver, l’eau étant à 3-4°, je refroidis 20 litres en 15 minutes sans utiliser une goutte d’eau du réseau. C’est une solution écolo et plus efficace sur un moment critique du brassage. J’utilise ensuite l’eau pour arroser mon jardin, laver ma voiture etc…

Je n’ai par contre pas encore testé en été. Je pense que c’est la seule limite car l’eau sera trop chaude, même tôt le matin…

Encore merci à Nicolas pour ce partage d’expérience!

Si tu as aimé ce podcast, n’oublie pas d’en parler autour de toi! Nous comptons sur toi!

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