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L’embouteillage de la bière

Cette fois j’ai envie de vous parler d’embouteillage de bière..

Il y en a des étapes pour arriver à la dégustation de sa propre bière, pas vrai? Dans le blog, nous avons traité quelques unes d’entre elles, au fil de l’eau, comme l’envie nous prend. Et on a reçu une question intéressante cette semaine sur l’embouteillage. Ce serait dommage de ne pas en faire profiter tout le monde.

Vous avez réalisé votre empâtage, votre ébullition avec votre houblonnage, votre fermentation s’est bien passée? Y’a plus qu’à!

Pourquoi embouteiller ?

Ben oui, commençons pas le début : Pourquoi embouteiller sa bière?

Je ne suis pas contre le fût (nous en parlerons dans un autre article) par contre, vouloir la laisser en fermenteur serait une très mauvaise idée.

Souvenez-vous votre bière a commencé sa fermentation dans son fermenteur. Les levures se sont multipliées en consommant les nutriments présents que sont entre autres les sucres fermentescibles. Ceci a eu pour conséquence de produire un peu d’alcool (oui votre “bière” est déjà alcoolisée) et du dioxyde de carbone.

Cependant ce dernier s’est fait la malle :

Une malle est une sorte de valise que l’on charge d’effets personnels avant de partir en voyage. “Se faire la malle” serait apparue en 1935 dans le monde de la prison. Employée ironiquement “se faire la malle” signifie littéralement “partir en voyage” alors que le prisonnier s’évade.

Désolée, j’aime les expressions de la langue française…

Le CO2 s’est en effet, échappé via le barboteur.

La fermentation primaire étant terminée, il n’y a plus de sucres fermentescibles et toujours pas de bulles dans la bière. La cata! Nous allons donc procéder à une refermentation en bouteille.

Quand embouteiller ?

La bière doit être embouteillée quand la fermentation est terminée, ce qui signifie quand le moût a été suffisamment atténué. Si la fermentation devait se poursuivre avec en plus le sucre de refermentation que le brasseur ajoute, il y a un risque d’explosion de bouteilles et ça c’est pas rigolo!

Ou si ce n’est pas la bouteille qui explose, on parlera de phénomène de gushing quand vous ouvrirez la bouteille.

Dans notre article sur les levures, vous apprenez ce qu’est l’atténuation :

L’atténuation mesure le pourcentage de sucres fermentescibles qui a été converti. Au cours de la fermentation, la densité aura diminué d’un certain pourcentage par rapport à sa valeur initiale. Ce pourcentage correspond à l’atténuation. Un taux de 100% correspond à une souche de levure qui aura converti la totalité des sucres disponibles.

En général 2 à 3 semaines sont nécessaires après l’ensemencement pour les bières de fermentation haute. Pour les lagers, les bières de fermentation basses, cette durée est un peu plus longue.

La production du CO2 s’est pratiquement tarie. Si votre fermenteur est en verre vous pourrez observer que le moût s’assombrit et s’éclaircit au fur et à mesure que les levures floculent.

La floculation est la capacité de la souche de levure à sédimenter en fond de cuve.

D’ailleurs pour info, toutes levures ne floculent pas de la même manière. Plus le taux de floculation est élevé, plus la bière sera limpide.

Pour s’assurer que la fermentation primaire est terminée, à partir de 2 semaines suivant l’ensemencement, un suivi de densité vous donnera une idée de ce qui s’est passé ou se passe encore dans votre fermenteur.

Le principe?

Si la densité reste stable dans le temps, le métabolisme de la levure est en dormance, le moment de l’embouteillage est arrivé.

Nous prenons la densité plusieurs jours de suite (ou nous avons une idée un peu plus précise de l’avancement de la fermentation grâce à notre i-spindle).

Dans la fiche de brassage que vous avez téléchargée, vous avez maintenant une étiquette à coller sur le fermenteur pour suivre votre densité plusieurs jours de suite :

Exemple de suivi de densité pendant la fermentation d’une Black IPA


Comment procéder à l’embouteillage ?

Étape n°1- Le choix des bouteilles

La taille des bouteilles

J’ai envie de dire “ça, c’est comme vous voulez”.

Il existe des 25cl (pas trop courantes non plus), des 33cl, des 50cl ou des 75cl. Et il doit bien exister bien d’autres formats comme les “growlers” de 2 à 5 litres ! Vous savez ce format inventé aux États-Unis qui permet de ramener chez soi à prix raisonnable de la bonne bière en direct de la brasserie (ou d’un revendeur) et d’y retourner dès qu’elle est vide.

D’ailleurs vous aurez différentes formes de bouteilles aussi : les “long necks”, les “steinie”, les “vichy”, les “porter” (oui promis, il existe un modèle de bouteille pour porter). Je vous laisse visiter les sites de fournisseurs de matériel.

Moi j’aime le format 75cl, car chez nous la bière s’ouvre pour être partagée à plusieurs. Boire la bière en solo, c’est une hérésie, ne pas pouvoir discuter, partager ce qu’on ressent…

Et puis en plus, la bière étant refermentée en bouteilles, elle présente une couche de levures mortes en fond de bouteilles. J’avoue ne pas apprécier son goût donc je laisse volontairement de côté la fin de la bouteille (les quelques derniers millilitres), et sur 75cl, ça fait moins de perte.

trinquer bouteilles brassage biere

Enfin je vois également une dernière raison, c’est la quantité de travail que génère une embouteillage et surtout la capsulation dont dont vous parlerons également un peu plus tard… Et bien en 33cl, ça double le job!

Alors pourquoi pas éventuellement les 50cl… Elles sont sexies les 50cl.

Le système de fermeture de la bouteille

Vous devez déjà être incollable sur le sujet parce que vous connaissez par cœur notre article : brasser sa bière, les étapes, le matériel, non?

Soit on opte pour le bouchon mécanique soit pour la capsule.

Le bouchons mécanique est forcément plus cher à l’achat qu’une capsule. Mais il est réutilisable! Tu peux d’ailleurs n’acheter que les petits joints quand ils finissent par s’user.

Les capsules ne se réutilisent pas, mais sont moins chères et existent dans toute une palette de couleurs sympas. On les appelle les capsules “couronnes”. Tu devras t’équiper d’une capsuleuse pour ça.

Attention, il existe deux tailles 26mm et 29mm, vérifie bien celles dont tu as besoin. Les 26mm servent pour la plupart des bouteilles, les 29mm sont pour les plus gros goulots, type bouteille de champagne, de cidre etc… Les capsuleuses ont en général les coquilles pour chaque taille ou une coquille qui peut faire les deux. Mais attention les premiers prix ne feront que les 26mm…

Il existe aussi les bouchons à muselets comme ceux fournis avec le kit de brassage Rolling Beers. Voyez par vous-mêmes dans notre vidéo : nous, nous n’avons pas adhéré…

Enfin, un lecteur, nous a fait remarquer récemment qu’il existe maintenant des capsules désoxygénantes. Intéressantes, quand on brasse des recettes de NEIPA notamment. Vous savez ce style de bière très riche en houblon est extrêmement sensible à la présence d’oxygène dans le goulot de la bouteille. Vous pouvez vous procurer ces capsules sur Brouwland par exemple

Ces capsules désoxygénantes ont une doublure spéciale qui absorbe les molécules d’oxygène dans l’espace de tête des bouteilles fermées.

La couleur du verre, un incontournable

Notre doux breuvage est une boisson vivante qui n’aime pas les changements de température et avec du houblon qui est sensible aux UV de la lumière…

Bref, l’idéal est le verre le plus sombre possible, même si tes bières à l’obscurité tu laisseras.

Étape n°2- Le lavage des bouteilles

Ha c’est pas la plus drôle des étapes, celle-là…

Nous vous avions donné quelques pistes sur le nettoyage et la désinfection. L’idée, c’est que comme nous sommes en fin de process, même si la levure a déjà bien travaillé pendant la fermentation en seau (ou dame jeanne etc.. Hein, vous faites ce que vous voulez!) et est donc bien installée, le milieu reste un endroit privilégié pour les micro-organismes :

  • nutriments à gogo
  • température et pH adéquat etc, etc…

1/ D’abord on nettoie

Si vous optez pour des bouteilles neuves, vous n’aurez pas de grosses salissures à éliminer : probablement un peu de poussière.

Si vous choisissez la réutilisation des bouteilles, notamment des bouteilles de bière artisanale, vous allez être confronté à ce fameux fond de levure morte, la “lie” (Vous savez, comme pour le vin, on parle parfois de “bière sur lie”). Et cette couche de levure, si elle a séché, est une vraie galère à décoller….

Astuce : dès que tu finis une bière artisanale dont tu comptes réutiliser la bouteille : Rince-la à l’eau tiède. C’est vite fait et ça pourrait t’économiser des heures de grattages intensifs!
Et n’oublie pas de faire passer le message à tes amis qui te rapporteront des bouteilles vides!

Vous pouvez prévoir un large containeur d’eau tiède (comme la baignoire) et faire tout tremper dedans :


Voici les produits que nous utilisons et qui nous donnent entière satisfaction :

  • Les goupillons sont indispensables. Attention à choisir le bon diamètre de brosse (il m’est arrivé d’avoir des goupillons qui ne rentraient pas dans mes bouteilles blurp, et la bonne longueur aussi, le petit goupillon beige au premier plan ne va pas jusqu’au fond d’une bouteille de 75cl !)
  • L’éponge est ton amie : le côté doux parce que le côté vert est parfois trop abrasif ! Attention à ne pas rayer ton matériel. Un seau en plastique rayé est un nid à microbes ! S’il est rayé (particulièrement s’il s’agit de ton fermenteur), je te conseille de lui trouver une seconde carrière.
  • Nous utilisons le sensationnel Fast Rack pour faire égoutter nos bouteilles. Quoi tu ne connais pas le Fast Rack ?

2/ Ensuite on désinfecte

Nous te conseillons le Chemipro oxi (mais il en existe plein d’autres). C’est un nettoyant et désinfectant. C’est donc assez pratique. Et il peut être utilisé sur tout matériau.

Sache que l’agent actif du produit Chemipro oxi est le percarbonate de soude. Une fois dans l’eau, le percarbonate de soude se décompose pour donner d’une part du carbonate de sodium (un agent de surface tensio actif qui dégraisse en profondeur) et d’autre part de l’eau oxygénée, connue pour son pouvoir blanchissant et désinfectant.

Il se prépare en mélangeant 4 grammes de produits par litre d’eau chaude. Un temps de contact de 2 à 5 minutes est nécessaire pour qu’il soit efficace. Laissez égoutter, pas besoin de rincer. Il peut laisser des traces blanches qui ne sont pas toxiques et n’apportent pas de faux-goûts à la bière.
Télécharge la fiche de données de sécurité du Chemipro oxi

Notre petit tip pour désinfecter plus rapidement l’intérieur des bouteilles est l’utilisation d’un rince-bouteille au jet puissant.

Laissez ensuite les bouteilles avec le goulot vers le bas, pour leur laisser le temps de s’égoutter jusqu’à utilisation!

N’oubliez pas de désinfecter les capsules ou les bouchons mécaniques !

Étape n°3 – Le sucrage

Nous allons ajouter artificiellement du sucre avant la mise en bouteilles pour lancer une nouvelle fermentation. On parle de sucrage ou resucrage. Pour ne plus avoir de questions sur le sucrage, les différents sucres existants, la quantité de sucre à ajouter, je vous conseille notre article sur l’utilisation de sucres dans le brassage !

Le sucre blanc de table joue très bien ce rôle. Vous devez préparer une solution de sucre avec de l’eau préalablement bouillie (afin que votre solution soit stérile et que le sucre se dissolve facilement). Mais il est tout à fait possible de s’amuser avec d’autres sucres en tenant compte du pouvoir sucrant qui n’est pas le même d’un produit à l’autre.

La quantité de sucre à ajouter dépend du type de sucre, de la taille du brassin et du degré de gazéification désiré. Tous les styles de bière n’ont pas le même niveau de gazéification. Pour vos premiers brassins, ajoutez 7 grammes de sucre par litres de moût.

Comme c’était si le cas un embouteillage est réalisé alors qu’une fermentation n’est pas terminée, un embouteillage avec une trop grande quantité de sucre est dangereux !

Vous avez 17 litres de bière jeune dans votre fermenteur? 17 x 7 grammes/litres = 119 grammes de sucres à peser. Ajoutez de l’eau préalablement bouillie, jusqu’à complète dissolution. Essayez de minimiser le volume d’eau que vous ajoutez.

Le soutirage avant la mise en bouteilles permet de laisser de côté une partie du dépôt qui s’est créé en fond de fermenteur (levures mortes, protéines, débris de houblons…).
Nous vous conseillons de soutirer votre moût de votre fermenteur vers un seau de transfert. L’utilisation d’un tuyau en silicone est fortement recommandé pour éviter le risque d’oxydation.

Puis versez la solution de sucre sur le moût dans le seau de transfert et remuez au fourquet (désinfecté) pour homogénéiser le sucre.

Certains brasseurs placent la solution sucrée en fond de seau de transfert et soutire le moût par dessus. Le sucre étant plus dense que le moût, j’ai l’impression que cette technique ne permet pas une bonne homogénéisation du sucre… Mais c’est mon humble à avis.

Enfin sachez également qu’il existe des cuillères à sucre qui permettent d’ajouter directement la quantité de sucre désirée dans chaque bouteille. Nous avons testé cette méthode dans notre essai du kit B-maker, voici la vidéo. Mais je ne suis pas convaincue par ce système!

Étape n°4 – La mise en bouteilles

Vous êtes dorénavant face à votre seau de transfert contenant votre moût et votre solution sucrée.

Nous utilisons une tige de remplissage. Vous connaissez? Elle s’emboîte dans le robinet du seau de transfert.

Vous placez ensuite la bouteille et le moût s’écoule lorsque la tige est placée au contact du fond de la bouteille. Vous pouvez stopper l’écoulement dès que le moût affleure au goulot.

En effet en retirant la tige de remplissage le niveau va s’équilibrer à quelques centimètres du goulot. Idéal non?

Bien sûr, si vous n’avez pas de tige de remplissage, l’embouteillage peut se réalise directement au robinet.

Si le seau dans lequel se trouve votre moût ne possède pas de robinet, vous pouvez utiliser un siphon ou transvaseur, parfois équipé de filtre anti-lie.

Étape n°5 – La capsulation

Aucune explication à vous donner pour fermer un bouchon mécanique ou un bouchons à muselet, j’espère? Une vidéo pour vous aider à voir tout ça si nécessaire :

Par contre, il existe plusieurs modèles de capsuleuses manuelles.

Nous avons testé la capsuleuse Emily et à ma grande surprise ça fonctionne plutôt bien.

Attention à bien positionner la capsule avant d’appliquer la pression, j’ai plié 2 ou 3 capsules sur ma première utilisation. Pour voir son utilisation en vidéo, je vous conseille de visionner notre essai du kit brewferm :

Mais mon modèle préférée reste la capsuleuse sur pied que j’ai choisie en métal pour sa robustesse. La hauteur est réglable, elle est fournie avec les coques aimantées de 26 et 29 mm. La plupart des modèles sont fixables sur une table/support avec 4 vis.

Au niveau organisation, voici comment nous faisons :

  • Nous prenons les bouteilles vides sur notre Fast rack où elle sont désinfectées et têtes en bas,
  • procédons au remplissage et
  • préparons un petit bol de solution désinfectante dans lequel baignent les capsules.
  • A chaque fin de remplissage de bouteilles, nous plaçons une capsule (désinfectée donc) sur le goulot et mettons la bouteille de côté.
  • Nous réalisons l’ensemble des capsulations tout à la fin.
  • Une petite indication au marqueur sur la capsule nous permet d’identifier de quel brassin il s’agit : le numéro du brassin étant indiqué sur la fiche de brassage (ainsi que la couleur de la capsule d’ailleurs).

Et voilà, le tour est joué

Un dernier rappel : sachez que la plupart des causes de contaminations provient d’une mauvaise désinfection de votre équipement d’embouteillage!

N’oubliez pas les robinets, tuyaux de transfert en silicone, les tige de remplissage, les seaux de transfert, les capsules évidemment, les bouteilles, vos mains!

Petit brasseur où en es-tu?

Quelle est ton installation préférée pour embouteiller? Quel matériel, quelle organisation?

As-tu des conseils à partager, des petits tuyaux dont tu es le seul détenteur? N’hésite pas à nous laisser ça en commentaire!

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I-Spindle, le densimètre connecté

Jour de brassage : pas de souci cette fois. Vous êtes content. En plus, vous avez réussi à récupérer 20 litres cette fois !

Refroidissement – Prise de la densité initiale (tout va bien, soulagement!) – Ensemencement

Bon, il n’y a plus qu’à contrôler la température et attendre, attendre, attendre, prendre une mesure de la densité, attendre, mesure de la densité, attendre, mesure de la densité, attendre.

« Bon, j’ai l’impression que ma densité ne bouge plus mais j’hésite. Elle bouge plus depuis combien de jours… Est-ce que j’embouteille maintenant ??? »

Quel brasseur ne s’est jamais posé cette question ?! Vous avez toujours rêvé de savoir ce qui se passe dans votre fermenteur vous aussi, pas vrai?  

Je crois que vous êtes prêt à en apprendre un peu plus sur le i-Spindle.
C’est quoi? Comment l’utiliser? Quelles sont les questions les plus fréquentes? Et enfin où les trouver et à quel prix!

L’i-Spindle, mais c’est quoi ça?

Le i-Spindle est un hydromètre et thermomètre électronique sans fil.

Il permet donc de suivre l’évolution de la fermentation et de la température lors de la fermentation de la bière (ou de tout autre boisson fermentescible).

Le i-Spindle est équivalent au TiltTM. La grande différence entre ces 2 objets: le prix!!

Le Tilt coûte environ 135$ sans compter les frais de port, ni les éventuels frais de douanes: le prix monte facile jusqu’à 200€ au final.

Le i-Spindle s’achète pour 30€. Bon, par contre, à ce prix, il n’est pas assemblé et pas calibré. Mais on va partager avec vous un super contact qui peut le faire pour vous! (Lis notre article jusqu’au bout!!)

Comment c’est possible?

Il est renfermé dans une capsule totalement étanche (diamètre : 3.9 cm, longueur: 16 cm ) qui se plonge directement dans votre fermenteur.

Une formule rentrée dans le logiciel de l’appareil lors de son paramétrage convertit l’angle d’inclinaison en densité. Plus la densité sera faible, plus le i-Spindle se trouve à la verticale et inversement.

Alors voilà, le système n’est sûrement pas aussi fiable que votre bon vieux densimètre. Vous devrez toujours effectuer une mesure initiale et finale avec votre densimètre. Mais le i-Spindle va vous aider à savoir se qui passe dans votre fermenteur. Si la densité mesurée par le i-Spindle ne bouge plus depuis 2-3 jours (même si elle n’est pas exacte), c’est le signe que la fermentation est terminée et que vous pouvez passer à l’étape d’après. Tellement pratique!

N’oubliez pas, tout de même, de prendre une mesure plus fiable avec votre densimètre en fin de fermentation.

Le petit + : Il fonctionne que votre fermenteur soit de constitution plastique ou inox (il faut juste faire attention au diamètre de l’ouverture du fermenteur!). Il est idéal pour les fermenteurs qui n’ont pas de robinets!

Attention toutefois à l’addition des contraintes pouvant influer sur la puissance du signal.

Exemple: fermenteur inox + réfrigérateur + mûrs + éloignement de votre réseau wifi.

Dans ce cas il vous sera peut-être nécessaire de prévoir un répétiteur wifi à votre configuration de manière à pouvoir recevoir les données transmises. Nicolas pourra vous expliquer tout ça , bien mieux que nous 😉

Faut-il vous expliquer l’intérêt d’un i-Spindle?

Il évite le gaspillage de votre précieux breuvage suite à de multiples prises de densité pour connaître l’état d’avancement de la fermentation.

Pour connaître les étapes et avoir les réponses à toutes les questions que vous vous posez sur la fermentation, consultez ces 2 articles!

Il évite ainsi par la même occasion, les risques d’infection par le robinet du fermenteur suite à l’ouverture/fermeture répétées de celui-ci, qui ne sont plus indispensables avec le i-Spindle.

De quoi avez-vous besoin pour faire fonctionner votre i-Spindle?

Le i-Spindle a besoin d’être connecté à un réseau utilisant un serveur TCP, sans quoi les données ne pourront être transmises jusqu’à votre terminal.

Le meilleur moyen pour cela: disposer d’un réseau wifi (type box internet) à proximité du i-Spindle pour que celui-ci puisse s’y connecter afin de transmettre les données. Les données sont envoyées toutes les 30 minutes.

La connexion via la fonction “wifi direct” d’un smartphone par exemple n’est pas disponible (et c’est bien dommage). Peut-être dans une future évolution du software.

Comment peut-on suivre les données?

Les données sont consultables à tout moment même sans être chez vous ou à proximité du i-Spindle.

Vous pouvez ainsi les consulter depuis votre lieu de travail, en vacances, en étant à l’autre bout du monde, ou de n’importe quel autre endroit, du moment que la connexion internet à laquelle est connecté le i-Spindle est active, ainsi que celle sur le terminal depuis lequel vous souhaitez consulter les données.

Les données sont exploitables par le biais d’applications comme Ubidots, Brewfather, Brew Spy, Little bock (nous avons opté pour ce dernier).

Un ou plusieurs i-Spindle?

Plusieurs i-Spindle peuvent être connectés en même temps car ils disposent chacun de leur token (identifiant).

Vous aurez ainsi la possibilité de comparer 2 voire 3, 4, 10 expérimentations en parallèle !!

Nous en avons pris 2 à la maison, et c’est vraiment top!

La batterie du i-Spindle

Le i-Spindle est alimenté par une batterie Panasonic 3400mAh. Il se charge par USB (type C), c’est vraiment super pratique.

Mais l’autonomie du i-Spindle peut s’étendre jusqu’à plus de 3 mois (en fonction du fréquençage de la synchronisation des données, en effet celui-ci est paramétrable à souhait). Pour cela, n’oubliez pas de couper l’alimentation 😉 Il y a un petit interrupteur dédié.

Comment utiliser le i-Spindle

Vous devez allumer le i-Spindle via l’interrupteur et appuyer sur le petit bouton “reset” de la carte 5 fois rapidement. Ceci permet d’activer le mode “point d’accès wifi”.
Un nouveau réseau wifi sera visible, nommé “iSpindle”. S’y connecter (via PC, tablette, smartphone). Le navigateur doit automatiquement rediriger vers la page http://192.168.4.1. Si ce n’est pas le cas, y aller (copier/coller le lien).
Maintenant que l’on est sur le portail, cliquez sur “Configuration” et entrer les infos nécessaires:

SSID: Le nom du réseau wifi sur lequel votre i-Spindle se connectera.

Password: Son mot de passe.

i-Spindle Name: Le petit nom que vous voulez lui donner.

Update Interval: En temps normal, 900 secondes (15 minutes) est une bonne option mais pendant les tests ou calibrations, vous pouvez descendre le réglage jusqu’à 30 secondes ou moins. Et n’oubliez pas de remonter cette valeur par la suite sinon la batterie de votre i-Spindle va prendre un coup et vous allez spammer le serveur.

De notre côté, nous avons choisi de relier nos i-Spindles à l’application en français Little Bock. Il faut donc renseigner:

Service Type: HTTP

Server Port : 80

Enregistrer les données sur “Save”. Le i-Spindle va maintenant envoyer ses données sur l’adresse de Little Bock. Notez que le i-Spindle n’est ensuite plus joignable.

Ha et on allait presque oublier de vous rappeler les bases. Le i-Spindle se plonge dans un moût refroidi. Il faut bien sûr le stériliser au préalable. Passez-le quelques minutes dans une solution désinfectante!!

Quels sont les petits soucis auxquels vous pouvez être confrontés?

1- Parfois le dispositif reste bloqué dans un kraüsen particulièrement dense par exemple. Difficile de le remettre dans le droit chemin sans trop perturber le tout… Un petit secouage du fermenteur a jusqu’à maintenant toujours résolu cet aléa chez nous.

2- Nous n’avons pas encore eu d’autres soucis. Et chez vous?

Où trouver votre i-Spindle et à quel prix?

Si vous souhaitez tout comprendre dans les moindres détails et monter vous-même, vous pouvez consulter le site iSpindel.de. Vous trouverez également un wiki en français ou une notice du fabricant pour essayer le montage par vos propres moyens.

De notre côté nous sommes plutôt adepte du “fait par ceux qui savent faire et qui le font bien”…

Nous vous recommandons chaleureusement le travail de Nicolas, un pro de la brasure ultra-propre, qui fait un assemblage nickel et il s’occupe même de faire l’étape de calibration.
Il était dans le métier de la carte électronique dans l’industrie spatiale pendant 11 ans, si si c’est vrai en plus!

Nicolas vous propose un I-Spindle pour 50€ pièce (assemblé et calibré).
En fonction de votre localisation vous devrez compter quelques 5€ de frais de port.
Pour les lecteurs de Comment Brasser sa bière (c’est vous!), il fait une réduction de 5% avec le code promo CBSB5.

Il fait aussi des réductions si vous en prenez plusieurs.

Sa page de contact I-Spindler : https://www.ispindler.eu/. N’hésitez pas à le soutenir en likant sa page facebook.

Petit brasseur, où es-tu?

Alors que pensez-vous de ce petit outil? Gadget ou réel avancée?

Est-ce que certains d’entre vous l’ont déjà à la maison? Quels sont vos retours d’expérience sur le sujet?

Si vous souhaitez être mis en relation avec Nicolas, contactez-nous!

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