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L’embouteillage de la bière

Cette fois j’ai envie de vous parler d’embouteillage de bière..

Il y en a des étapes pour arriver à la dégustation de sa propre bière, pas vrai? Dans le blog, nous avons traité quelques unes d’entre elles, au fil de l’eau, comme l’envie nous prend. Et on a reçu une question intéressante cette semaine sur l’embouteillage. Ce serait dommage de ne pas en faire profiter tout le monde.

Vous avez réalisé votre empâtage, votre ébullition avec votre houblonnage, votre fermentation s’est bien passée? Y’a plus qu’à!

Pourquoi embouteiller ?

Ben oui, commençons pas le début : Pourquoi embouteiller sa bière?

Je ne suis pas contre le fût (nous en parlerons dans un autre article) par contre, vouloir la laisser en fermenteur serait une très mauvaise idée.

Souvenez-vous votre bière a commencé sa fermentation dans son fermenteur. Les levures se sont multipliées en consommant les nutriments présents que sont entre autres les sucres fermentescibles. Ceci a eu pour conséquence de produire un peu d’alcool (oui votre “bière” est déjà alcoolisée) et du dioxyde de carbone.

Cependant ce dernier s’est fait la malle :

Une malle est une sorte de valise que l’on charge d’effets personnels avant de partir en voyage. “Se faire la malle” serait apparue en 1935 dans le monde de la prison. Employée ironiquement “se faire la malle” signifie littéralement “partir en voyage” alors que le prisonnier s’évade.

Désolée, j’aime les expressions de la langue française…

Le CO2 s’est en effet, échappé via le barboteur.

La fermentation primaire étant terminée, il n’y a plus de sucres fermentescibles et toujours pas de bulles dans la bière. La cata! Nous allons donc procéder à une refermentation en bouteille.

Quand embouteiller ?

La bière doit être embouteillée quand la fermentation est terminée, ce qui signifie quand le moût a été suffisamment atténué. Si la fermentation devait se poursuivre avec en plus le sucre de refermentation que le brasseur ajoute, il y a un risque d’explosion de bouteilles et ça c’est pas rigolo!

Ou si ce n’est pas la bouteille qui explose, on parlera de phénomène de gushing quand vous ouvrirez la bouteille.

Dans notre article sur les levures, vous apprenez ce qu’est l’atténuation :

L’atténuation mesure le pourcentage de sucres fermentescibles qui a été converti. Au cours de la fermentation, la densité aura diminué d’un certain pourcentage par rapport à sa valeur initiale. Ce pourcentage correspond à l’atténuation. Un taux de 100% correspond à une souche de levure qui aura converti la totalité des sucres disponibles.

En général 2 à 3 semaines sont nécessaires après l’ensemencement pour les bières de fermentation haute. Pour les lagers, les bières de fermentation basses, cette durée est un peu plus longue.

La production du CO2 s’est pratiquement tarie. Si votre fermenteur est en verre vous pourrez observer que le moût s’assombrit et s’éclaircit au fur et à mesure que les levures floculent.

La floculation est la capacité de la souche de levure à sédimenter en fond de cuve.

D’ailleurs pour info, toutes levures ne floculent pas de la même manière. Plus le taux de floculation est élevé, plus la bière sera limpide.

Pour s’assurer que la fermentation primaire est terminée, à partir de 2 semaines suivant l’ensemencement, un suivi de densité vous donnera une idée de ce qui s’est passé ou se passe encore dans votre fermenteur.

Le principe?

Si la densité reste stable dans le temps, le métabolisme de la levure est en dormance, le moment de l’embouteillage est arrivé.

Nous prenons la densité plusieurs jours de suite (ou nous avons une idée un peu plus précise de l’avancement de la fermentation grâce à notre i-spindle).

Dans la fiche de brassage que vous avez téléchargée, vous avez maintenant une étiquette à coller sur le fermenteur pour suivre votre densité plusieurs jours de suite :

Exemple de suivi de densité pendant la fermentation d’une Black IPA


Comment procéder à l’embouteillage ?

Étape n°1- Le choix des bouteilles

La taille des bouteilles

J’ai envie de dire “ça, c’est comme vous voulez”.

Il existe des 25cl (pas trop courantes non plus), des 33cl, des 50cl ou des 75cl. Et il doit bien exister bien d’autres formats comme les “growlers” de 2 à 5 litres ! Vous savez ce format inventé aux États-Unis qui permet de ramener chez soi à prix raisonnable de la bonne bière en direct de la brasserie (ou d’un revendeur) et d’y retourner dès qu’elle est vide.

D’ailleurs vous aurez différentes formes de bouteilles aussi : les “long necks”, les “steinie”, les “vichy”, les “porter” (oui promis, il existe un modèle de bouteille pour porter). Je vous laisse visiter les sites de fournisseurs de matériel.

Moi j’aime le format 75cl, car chez nous la bière s’ouvre pour être partagée à plusieurs. Boire la bière en solo, c’est une hérésie, ne pas pouvoir discuter, partager ce qu’on ressent…

Et puis en plus, la bière étant refermentée en bouteilles, elle présente une couche de levures mortes en fond de bouteilles. J’avoue ne pas apprécier son goût donc je laisse volontairement de côté la fin de la bouteille (les quelques derniers millilitres), et sur 75cl, ça fait moins de perte.

trinquer bouteilles brassage biere

Enfin je vois également une dernière raison, c’est la quantité de travail que génère une embouteillage et surtout la capsulation dont dont vous parlerons également un peu plus tard… Et bien en 33cl, ça double le job!

Alors pourquoi pas éventuellement les 50cl… Elles sont sexies les 50cl.

Le système de fermeture de la bouteille

Vous devez déjà être incollable sur le sujet parce que vous connaissez par cœur notre article : brasser sa bière, les étapes, le matériel, non?

Soit on opte pour le bouchon mécanique soit pour la capsule.

Le bouchons mécanique est forcément plus cher à l’achat qu’une capsule. Mais il est réutilisable! Tu peux d’ailleurs n’acheter que les petits joints quand ils finissent par s’user.

Les capsules ne se réutilisent pas, mais sont moins chères et existent dans toute une palette de couleurs sympas. On les appelle les capsules “couronnes”. Tu devras t’équiper d’une capsuleuse pour ça.

Attention, il existe deux tailles 26mm et 29mm, vérifie bien celles dont tu as besoin. Les 26mm servent pour la plupart des bouteilles, les 29mm sont pour les plus gros goulots, type bouteille de champagne, de cidre etc… Les capsuleuses ont en général les coquilles pour chaque taille ou une coquille qui peut faire les deux. Mais attention les premiers prix ne feront que les 26mm…

Il existe aussi les bouchons à muselets comme ceux fournis avec le kit de brassage Rolling Beers. Voyez par vous-mêmes dans notre vidéo : nous, nous n’avons pas adhéré…

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Enfin, un lecteur, nous a fait remarquer récemment qu’il existe maintenant des capsules désoxygénantes. Intéressantes, quand on brasse des recettes de NEIPA notamment. Vous savez ce style de bière très riche en houblon est extrêmement sensible à la présence d’oxygène dans le goulot de la bouteille. Vous pouvez vous procurer ces capsules sur Brouwland par exemple

Ces capsules désoxygénantes ont une doublure spéciale qui absorbe les molécules d’oxygène dans l’espace de tête des bouteilles fermées.

La couleur du verre, un incontournable

Notre doux breuvage est une boisson vivante qui n’aime pas les changements de température et avec du houblon qui est sensible aux UV de la lumière…

Bref, l’idéal est le verre le plus sombre possible, même si tes bières à l’obscurité tu laisseras.

Étape n°2- Le lavage des bouteilles

Ha c’est pas la plus drôle des étapes, celle-là…

Nous vous avions donné quelques pistes sur le nettoyage et la désinfection. L’idée, c’est que comme nous sommes en fin de process, même si la levure a déjà bien travaillé pendant la fermentation en seau (ou dame jeanne etc.. Hein, vous faites ce que vous voulez!) et est donc bien installée, le milieu reste un endroit privilégié pour les micro-organismes :

  • nutriments à gogo
  • température et pH adéquat etc, etc…

1/ D’abord on nettoie

Si vous optez pour des bouteilles neuves, vous n’aurez pas de grosses salissures à éliminer : probablement un peu de poussière.

Si vous choisissez la réutilisation des bouteilles, notamment des bouteilles de bière artisanale, vous allez être confronté à ce fameux fond de levure morte, la “lie” (Vous savez, comme pour le vin, on parle parfois de “bière sur lie”). Et cette couche de levure, si elle a séché, est une vraie galère à décoller….

Astuce : dès que tu finis une bière artisanale dont tu comptes réutiliser la bouteille : Rince-la à l’eau tiède. C’est vite fait et ça pourrait t’économiser des heures de grattages intensifs!
Et n’oublie pas de faire passer le message à tes amis qui te rapporteront des bouteilles vides!

Vous pouvez prévoir un large containeur d’eau tiède (comme la baignoire) et faire tout tremper dedans :


Voici les produits que nous utilisons et qui nous donnent entière satisfaction :

  • Les goupillons sont indispensables. Attention à choisir le bon diamètre de brosse (il m’est arrivé d’avoir des goupillons qui ne rentraient pas dans mes bouteilles blurp, et la bonne longueur aussi, le petit goupillon beige au premier plan ne va pas jusqu’au fond d’une bouteille de 75cl !)
  • L’éponge est ton amie : le côté doux parce que le côté vert est parfois trop abrasif ! Attention à ne pas rayer ton matériel. Un seau en plastique rayé est un nid à microbes ! S’il est rayé (particulièrement s’il s’agit de ton fermenteur), je te conseille de lui trouver une seconde carrière.
  • Nous utilisons le sensationnel Fast Rack pour faire égoutter nos bouteilles. Quoi tu ne connais pas le Fast Rack ?

2/ Ensuite on désinfecte

Nous te conseillons le Chemipro oxi (mais il en existe plein d’autres). C’est un nettoyant et désinfectant. C’est donc assez pratique. Et il peut être utilisé sur tout matériau.

Sache que l’agent actif du produit Chemipro oxi est le percarbonate de soude. Une fois dans l’eau, le percarbonate de soude se décompose pour donner d’une part du carbonate de sodium (un agent de surface tensio actif qui dégraisse en profondeur) et d’autre part de l’eau oxygénée, connue pour son pouvoir blanchissant et désinfectant.

Il se prépare en mélangeant 4 grammes de produits par litre d’eau chaude. Un temps de contact de 2 à 5 minutes est nécessaire pour qu’il soit efficace. Laissez égoutter, pas besoin de rincer. Il peut laisser des traces blanches qui ne sont pas toxiques et n’apportent pas de faux-goûts à la bière.
Télécharge la fiche de données de sécurité du Chemipro oxi

Notre petit tip pour désinfecter plus rapidement l’intérieur des bouteilles est l’utilisation d’un rince-bouteille au jet puissant.

Laissez ensuite les bouteilles avec le goulot vers le bas, pour leur laisser le temps de s’égoutter jusqu’à utilisation!

N’oubliez pas de désinfecter les capsules ou les bouchons mécaniques !

Étape n°3 – Le sucrage

Nous allons ajouter artificiellement du sucre avant la mise en bouteilles pour lancer une nouvelle fermentation. On parle de sucrage ou resucrage. Pour ne plus avoir de questions sur le sucrage, les différents sucres existants, la quantité de sucre à ajouter, je vous conseille notre article sur l’utilisation de sucres dans le brassage !

Le sucre blanc de table joue très bien ce rôle. Vous devez préparer une solution de sucre avec de l’eau préalablement bouillie (afin que votre solution soit stérile et que le sucre se dissolve facilement). Mais il est tout à fait possible de s’amuser avec d’autres sucres en tenant compte du pouvoir sucrant qui n’est pas le même d’un produit à l’autre.

La quantité de sucre à ajouter dépend du type de sucre, de la taille du brassin et du degré de gazéification désiré. Tous les styles de bière n’ont pas le même niveau de gazéification. Pour vos premiers brassins, ajoutez 7 grammes de sucre par litres de moût.

Comme c’était si le cas un embouteillage est réalisé alors qu’une fermentation n’est pas terminée, un embouteillage avec une trop grande quantité de sucre est dangereux !

Vous avez 17 litres de bière jeune dans votre fermenteur? 17 x 7 grammes/litres = 119 grammes de sucres à peser. Ajoutez de l’eau préalablement bouillie, jusqu’à complète dissolution. Essayez de minimiser le volume d’eau que vous ajoutez.

Le soutirage avant la mise en bouteilles permet de laisser de côté une partie du dépôt qui s’est créé en fond de fermenteur (levures mortes, protéines, débris de houblons…).
Nous vous conseillons de soutirer votre moût de votre fermenteur vers un seau de transfert. L’utilisation d’un tuyau en silicone est fortement recommandé pour éviter le risque d’oxydation.

Puis versez la solution de sucre sur le moût dans le seau de transfert et remuez au fourquet (désinfecté) pour homogénéiser le sucre.

Certains brasseurs placent la solution sucrée en fond de seau de transfert et soutire le moût par dessus. Le sucre étant plus dense que le moût, j’ai l’impression que cette technique ne permet pas une bonne homogénéisation du sucre… Mais c’est mon humble à avis.

Enfin sachez également qu’il existe des cuillères à sucre qui permettent d’ajouter directement la quantité de sucre désirée dans chaque bouteille. Nous avons testé cette méthode dans notre essai du kit B-maker, voici la vidéo. Mais je ne suis pas convaincue par ce système!

Étape n°4 – La mise en bouteilles

Vous êtes dorénavant face à votre seau de transfert contenant votre moût et votre solution sucrée.

Nous utilisons une tige de remplissage. Vous connaissez? Elle s’emboîte dans le robinet du seau de transfert.

Vous placez ensuite la bouteille et le moût s’écoule lorsque la tige est placée au contact du fond de la bouteille. Vous pouvez stopper l’écoulement dès que le moût affleure au goulot.

En effet en retirant la tige de remplissage le niveau va s’équilibrer à quelques centimètres du goulot. Idéal non?

Bien sûr, si vous n’avez pas de tige de remplissage, l’embouteillage peut se réalise directement au robinet.

Si le seau dans lequel se trouve votre moût ne possède pas de robinet, vous pouvez utiliser un siphon ou transvaseur, parfois équipé de filtre anti-lie.

Étape n°5 – La capsulation

Aucune explication à vous donner pour fermer un bouchon mécanique ou un bouchons à muselet, j’espère? Une vidéo pour vous aider à voir tout ça si nécessaire :

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Par contre, il existe plusieurs modèles de capsuleuses manuelles.

Nous avons testé la capsuleuse Emily et à ma grande surprise ça fonctionne plutôt bien.

Attention à bien positionner la capsule avant d’appliquer la pression, j’ai plié 2 ou 3 capsules sur ma première utilisation. Pour voir son utilisation en vidéo, je vous conseille de visionner notre essai du kit brewferm :

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Mais mon modèle préférée reste la capsuleuse sur pied que j’ai choisie en métal pour sa robustesse. La hauteur est réglable, elle est fournie avec les coques aimantées de 26 et 29 mm. La plupart des modèles sont fixables sur une table/support avec 4 vis.

Au niveau organisation, voici comment nous faisons :

  • Nous prenons les bouteilles vides sur notre Fast rack où elle sont désinfectées et têtes en bas,
  • procédons au remplissage et
  • préparons un petit bol de solution désinfectante dans lequel baignent les capsules.
  • A chaque fin de remplissage de bouteilles, nous plaçons une capsule (désinfectée donc) sur le goulot et mettons la bouteille de côté.
  • Nous réalisons l’ensemble des capsulations tout à la fin.
  • Une petite indication au marqueur sur la capsule nous permet d’identifier de quel brassin il s’agit : le numéro du brassin étant indiqué sur la fiche de brassage (ainsi que la couleur de la capsule d’ailleurs).

Et voilà, le tour est joué

Un dernier rappel : sachez que la plupart des causes de contaminations provient d’une mauvaise désinfection de votre équipement d’embouteillage!

N’oubliez pas les robinets, tuyaux de transfert en silicone, les tige de remplissage, les seaux de transfert, les capsules évidemment, les bouteilles, vos mains!

Petit brasseur où en es-tu?

Quelle est ton installation préférée pour embouteiller? Quel matériel, quelle organisation?

As-tu des conseils à partager, des petits tuyaux dont tu es le seul détenteur? N’hésite pas à nous laisser ça en commentaire!

Si tu as aimé cet article, n’hésite pas à suivre Comment brasser sa bière sur Facebook, sur Instagram ou sur YouTube et à partager! A très vite

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Brasser sa bière : les étapes, le matériel

materiel brassage biere maison

Voilà, le jour où tu vas te lancer dans le brassage amateur est arrivé! Ce petit article a pour but de t’orienter sur le matériel qu’il faut avoir pour brasser sa bière. D’abord, il faut savoir qu’en fonction du budget que tu souhaites y consacrer, tu vas trouver des solutions vraiment différentes.

Dans un premier temps, nous parlerons de l’espace nécessaire pour brasser sa bière. Ensuite, nous présenterons le matériel que le brasseur débutant a besoin, par “ordre chronologique” (en suivant la recette du brassage d’une bière). Nous te proposons le matériel que nous utilisons et te présenterons également des alternatives. Bonne lecture!


L’espace nécessaire pour brasser sa bière

On imagine tout de suite des grosses marmites voire des cuves, des plaques de cuisson à gogo, des seaux empilés, des caisses de bouteilles vides jonchant le sol…. Mais, avant d’en arriver là, chaque brasseur à commencer par brasser dans sa cuisine. Et c’est grandement suffisant, la place nécessaire est finalement assez réduite. Toute cuisine est assez grande pour un brassage.

Et si vous êtes étudiant en studio, sachez, que le brassage de bière y est réalisable. Certes il faudra un peu d’organisation. Mais je suis sure que vous y avez déjà organisé une soirée à 10 personnes, ça ne sera pas pire!


Le matériel nécessaire pour brasser sa bière

Pour le matériel et surtout l’investissement à y consacrer, il y a deux écoles :

Comment lire cet article?

Pour les petits investisseurs

Nous parlons des brasseurs qui ne peuvent ou ne souhaitent pas beaucoup investir (je n’ai pas un rond et je ne suis pas sûr de brasser plusieurs fois), les bourses vides (oh my god!).

L’étudiant futur brasseur

Tu dois d’abord savoir que la somme à investir peut être faible, si tu as un peu de matériel de cuisine à ta disposition. Tu trouveras les coûts dans les encadrés verts.

Mais sache également qu’une fois que tu auras goûté au brassage (ou plutôt à la bière brassée par tes petites mains), tu ne pourras plus t’en passer 😉 A bon entendeur…

Pour les futurs brasseurs réguliers

Nous parlons de ceux qui veulent travailler un peu plus confortablement. Nous vous proposons une petite liste d’achat de matériel pour brasser sa bière (j’ai une petite somme d’argent à consacrer à mon équipement de brassage). Les prix seront indiqués dans les encadrés bleus.

Pour suivre la recette d’une bière

Afin de suivre au mieux le déroulé de cet article et/ou de d’approfondir une thématique, je te propose de télécharger gratuitement notre livre “Comment brasser sa bière tout grain”. Tu y trouveras la recette, qui te permettra de suivre cet article :

Vous trouverez également les étapes de la fabrication de la bière à la maison par ici :

Avant de commencer ton premier brassin, consulte notre article : ces 20 erreurs que tu ne feras pas.


Étape 1 – Matériel pour la pesée et le concassage de l’orge

Concassage avec un moulin à malt

La pesée du malt

Tout d’abord, pour brasser sa bière, il faut une balance pour peser la bonne quantité de malt.

Investissement : 0 euros (on a tous une balance dans notre cuisine!)

Ceci dit, si tu as besoin d’en acquérir une, choisis un modèle qui permet de peser jusqu’à 5kg, ça t’évitera des allers-retours.

Balance de cuisine

Investissement : 15 euros


Le concassage du malt

Dans un premier temps, le malt d’orge dont tu vas avoir besoin dans ta recette doit passer à la moulinette (Tu peux en savoir un peu plus en lisant l’Article sur l’orge et l’Article sur le malt).

Moulin manuel à grains de café

Néanmoins, pour éviter d’avoir à acquérir un moulin pour concasser ton malt, tu as la possibilité d’acheter le malt déjà concassé pour un petit supplément de prix. Tu auras parfois le choix lors de l’achat de malt chez ton fournisseur (Attention le rendement d’une recette au malt concassé depuis plusieurs jours est moins bon).

Dans une brocante ou un fond de grenier, tu pourras éventuellement tomber sur un moulin à grain de café manuel. Une pépite, emparez-vous en et courez! Il fera votre bonheur de brasseur pendant un bon moment.

Investissement : quelques euros de plus par kg de malt d’orge concassé, ou quelques euros pour un moulin à café en brocante, ou rien du tout si tu as accès au grenier de mamie.

Cependant, si tu souhaites acheter du matériel, les premiers prix des moulins à malt en fonte pour brasser de la bière, sont entre 30 et 40 euros. Dès que tu auras brassé quelques vingtaines de litres de bière, ton achat sera rentabilisé.

moulin à malt

Il existe également des moulins à malt avec 2 rouleaux, que certains brasseurs ingénieux font tourner avec leur perceuse. Ils sont un peu plus chers à l’achat, mais peut être moins physique à l’utilisation si tu adaptes ta perceuse… A toi de voir 😉

Pour t’aider à choisir ton moulin : Le concassage n’a plus de secret pour toi!

Investissement : 35 euros

Pour faciliter les transferts de matière, tu as la possibilité d’acheter une pelle à malt (4 euros) ou encore mieux une pelle à moût de 3 litres (8 euros). La pelle à moût pourrait être plus adaptée pour brasser ta bière, lors de ton transvasement de drêches dans la cuve de filtration qui a lieu plus tard dans la recette, si tu optes pour cette méthode.

pelle à malt
pelle à moût

Investissement : 8 euros


Étape 2 – Matériel pour l’empâtage

L’empâtage est la première étape pour brasser de la bière. Le malt d’abord concassé est ensuite infusé dans de l’eau chauffée.

Si tu as besoin d’un coup de main pour choisir la technique d’empâtage qui te convient, consulte : 3 méthodes d’empâtage/filtration en vidéos. Si tu recherches des informations sur l’empâtage en cuve automatisée, c’est par ici.

Il te faudra donc pour cette étape, chauffer une grande quantité d’eau et avoir un récipient suffisamment grand pour contenir le malt additionné d’eau. Le matériel nécessaire est donc relativement simple.

Si vous vous posez des questions concrètes sur votre empâtage, vous pouvez consulter notre article pour calculer vos volumes et notre foire aux questions empâtage.

Pour calculer la contenance dont tu as besoin, il faut compter entre 2 à 3 litres d’eau par kg de malt utilisé.

Tu peux utiliser la cocotte de maman que tu feras chauffer sur les plaques de cuisson.

Investissement : 0 euros

Pour acquérir une cuve de brassage tu vas avoir le choix :

1/ entre une une simple marmite/cuve type fait-tout, que tu vas placer sur les plaques. Tu peux utiliser du matériel de cuisine (à partir de 40 euros). Néanmoins, car tu vas vite être en difficulté si tu n’as pas le robinet pour soutirer en pied de cuve. Pour palier à ce problème, tu devras brasser des quantités de malt plus faibles et prévoir de faire une filtration grâce à une chaussette spécifique (environ 10 euros) , c’est la technique brew in a bag (BIAB) ou brassage en sac. Attention, ça peut vite peser très lourd… Les rendements (taux d’extraction de sucres) sont moins bons avec cette technique.

grand fait-tout
sac de brassage pour technique “brew in a bag”

Investissement : 40 euros + 10 euros pour le sac de brassage

2/ Tu as aussi la possibilité d’acheter une cuve de brassage électrique d’une trentaine de litres. L’avantage, la montée en température rapide et contrôlée, le thermostat pour stabiliser la chauffe quand un pallier est atteint, le robinet pour soutirer. Tu n’auras pas besoin de prévoir les plaques de cuisson ou brûleur, tu peux l’installer où tu veux.

cuve de brassage de 30 litres

Investissement : 150 euros.


Le brassage du moût

Tu devras brasser ta bière régulièrement (d’où le nom de brasseur). Le professionnel utilise un fourquet, qui est accessible à partir de quelques euros.

Mais tu as toujours la possibilité d’utiliser une grande cuillère ou équivalent qui soit quand même assez grand pour toucher le fond de ta cuve…

Investissement : 0 euros

Je te conseille l’acquisition d’un fourquet, pour homogénéiser la température, faire pénétrer l’eau à l’intérieur de ton malt et casser les amas. Il en existe plein de types différents, en plastique, inox ou bois. Les prix peuvent donc passer du simple au double.

fourquet

Investissement : 3 euros


Les paliers de température

Pendant l’empâtage, afin de libérer les différentes enzymes présentes dans les céréales, des paliers de températures doivent être maintenus pendant des durées pré-établies.

Tu vas devoir contrôler la température de ton brassin. Tu as sûrement un thermomètre de cuisine pour ta recette de macarons, non?

Investissement : 0 euros

Pour brasser sa bière, il existe des thermomètres digitaux, fixes ou filaires, ou des thermomètres en verre (vieilles écoles). Il existe des thermomètres que tu aimantes sur ta cuve, ou ceux que tu fixes avec une pince sur le bord de ton récipient. Tu pourras trouver ton bonheur entre 5 et 30 euros.

Thermomètre digital filaire

Investissement : 10 euros


Étape 3 – Matériel pour le test de transformation de l’amidon

Ce test permet de savoir si l’intégralité de ton amidon a été réduit en sucres plus simples (sucres fermentescibles ou non). Pour en savoir un peu plus, tu peux relire les articles sur l’orge ou sur le malt).

Si tu ne comptes pas brasser ta bière de nombreuses fois, tu peux te passer de cette étape et faire confiance aux recettes que tu suivras et qui te donneront une durée d’empâtage à respecter.

Investissement : 0 euros

Pour vérifier que tout l’amidon a été transformé, tu vas avoir besoin de réaliser le test du Lugol (Voir l’article sur l’orge). Le Lugol se trouve sur les sites de vente de matériel de brassage, mais aussi sur les sites de produits de santé ou en pharmacie. N’hésite pas à comparer les prix.

Lugol

Investissement : 5 euros


Étape 4 – Matériel pour la filtration du moût

Après l’empâtage, le liquide contenant les sucres doit être séparé des drêches (restes de céréales).

Afin de s’affranchir de l’achat d’un seau de filtration, les plus modestes (ou pingres) opteront pour l’utilisation d’une chaussette de filtration. Dans ce cas, pour seulement 10 euros, lors de l’empâtage, les céréales sont placées dans cette chaussette, ce qui permettra de retirer le tout facilement pour éviter l’étape de filtration. Attention, ça peut vite peser très lourd… Les rendements (taux d’extraction de sucres) sont moins bons avec cette technique.

Tu te souviens, j’en parlais un peu plus haut dans le paragraphe sur l’empâtage.


sac de brassage pour technique “brew in a bag”

Investissement : 0 euros (je ne le recompte pas, il a déjà été mentionné à l’empâtage!)

L’idéal pour brasser sa bière, est quand même de s’équiper d’une cuve de filtration en plastique de 30 litres, équipée d’un robinet. Le principe est d’avoir un seau comme ceux qui sont utilisés pour la fermentation (équipé d’un robinet). Dans le fond on positionne un support métallique et une plaque filtrante pour laisser passer le moût. Ce système permet de surélever le gâteau de drêche afin qu’il n’obstrue pas le robinet.

Là encore, il existe plusieurs modèles, des seaux avec fonds renforcés, des filtres en plastique en inox.

Cuve de filtration en plastique 30L Brewferm
seau de filtration

Investissement : 60 euros

Si tu es bricoleur, il y a pas mal de tuto sur internet pour faire du matériel pour brasser sa bière et notamment des filtres maison!


Etape 5 – Matériel pour le lavage des drêches

Afin de récupérer un maximum des sucres, les drêches sont lavées plusieurs fois avec de l’eau chaude.

Il te faudra prévoir pour cette étape seulement une nouvelle quantité d’eau chaude à 80°C, tu as une seconde grande marmite et une louche dans ta cuisine? Ou tu as toujours la possibilité de laver ton premier fait-tout, notamment avec la technique brew in a bag, qui te l’a libéré…

Investissement : 0 euros

Pour calculer le volume (V) dont tu as besoin :

Nous ferons un article spécifique sur les calculs pour t’aider à déterminer tes volumes. Ou si ce point ne t’intéresse pas, tu auras toujours la possibilité de suivre une recette.

grand fait-tout

Investissement : 50 euros

De notre côté, nous avons opté pour un stérilisateur de bocaux. Il a le mérite d’être électrique, la température monte rapidement et avec le thermostat, on peut plus facilement contrôler la température… (80€).

stérilisateur de bocaux

Nous effectuons les transvasement d’eau chaude avec notre pelle à moût (environ 8 euros). Nous avons déjà comptabiliser l’achat dans le paragraphe sur le concassage. En effet, il faut faire couler l’eau doucement pour ne pas perturber le gâteau de drêches et permettre un écoulement homogène de l’eau.

pelle à moût

Etape 6 – Matériel pour l’ébullition et l’ajout des houblons

Le moût est porté à ébullition pour le stériliser et pour permettre aux houblons de libérer leurs arômes (Pour en savoir un peu plus sur le houblon, ou t’aider à le choisir et l’utiliser).

Aucun nouveau matériel n’est nécessaire pour cette étape, puisque tu as une balance en cuisine (pesée des houblons) et, que tu vas utiliser du houblon en pellets pour éviter les investissements supplémentaires. Les chaussettes pour houblons ne sont utiles uniquement si tu choisis du houblon en cônes.

Investissement : 0 euros

Si tu penses utiliser du houblon en cônes, tu pourras utiliser la technique du whirlpool (voir Glossaire) pour éliminer les restes végétaux. Mais tu peux faire l’acquisition de chaussettes à houblon (que tu pourras réutiliser après lavage).

chaussette ou sac de houblonnage

Investissement : 4 euros pour 10 chaussettes

Récemment, on nous a également ouvert les yeux sur la possibilité de trouver, fabriquer ou acheter des filtres en inox pour le houblonnage. Nous n’avons pas encore testé.

Filtre inox pour infusion houblon

Etape 7 – Matériel pour le refroidissement du moût

Comme les levures ont une température de prolifération relativement basse, le moût doit redescendre en température.

Le refroidissement doit être dans l’idéal assez rapide, pour éviter sa durée et donc la possibilité pour ton moût d’être contaminé. Si tu n’as pas la possibilité de faire autrement, tu peux laisser ton moût redescendre en température, sans action. Cependant ceci peut avoir des effets sur la qualité de ta bière finale (turbidité).

Tu peux également placer ta cuve dans un évier/bac avec de l’eau froide circulante, voire y ajouter de l’eau glacée.

Investissement : 0 euros

Pour diminuer la durée du refroidissement et donc le risque de contamination de ton moût, tu peux utiliser un serpentin de refroidissement en inox ou en cuivre que tu plongeras dans ton moût. Tu devras prévoir tes raccords avant de commencer, pour éviter les moments de solitudes. Si tu es bricoleur, de nombreux tutos sont à disposition pour fabriquer soi-même son refroidisseur.

serpentin de refroidissement

Investissement : 40 euros

Sache qu’il existe également des refroidisseurs à plaques en inox ou en cuivre (entre 80 et 100 euros). Mais encore une fois, je n’aime pas parler de ce que je n’ai pas testé… Il parait quand même qu’il est assez difficile à nettoyer et peut donc être source de contaminations. Et qu’il faudrait l’utiliser avec une pompe? Alors je te dis juste que ça existe, si tu as un retour sur son utilisation, n’hésite pas à nous laisser un commentaire.

refroidisseur à plaques

Etape 8 – Matériel pour la fermentation

C’est le moment où tu vas ensemencer ton moût avec les levures.

Si vous vous posez des questions concrètes sur votre empâtage, vous pouvez consulter notre foire aux questions fermentation.

La préparation des levures

Il existe des levures sous forme liquide. Dans ce cas, tu n’auras pas besoin de matériel, tu ouvres ton sachet (parfois après activation) et tu verses le contenu dans ton fermenteur.

Si tu as choisi des levures sous forme sèche (meilleure stabilité, plus longue conservation), tu vas devoir les réhydrater. Il te faut un petit récipient dans lequel tu vas placer tes levures avec un peu d’eau (préalablement bouillie puis refroidie). Un verre, un bol ?

Investissement : 0 euros.

Si tu souhaites t’équiper tu as la possibilité de prendre une bouteille de labo de 250 ml par exemple, tu auras un bouchon qui protégera ta levure des éventuelles contaminations

Bouteille pour préparation de levure

Investissement : 8 euros


L’ensemencement du moût par les levures

Parfois en brocante ou en grenier on tombe sur des trésors, les dames Jeanne. Grande bonbonne en verre, parfois protégée par un panier et parfois munies d’anses, utilisée pour la fermentation du moût. Tu trouveras l’origine de ce nom dans le Glossaire.

Des dames jeanne, il en existe de toute taille (2 à 25 litres). Elles peuvent être en verre teinté (c’est mieux si la fermentation se passe dans le noir). Les plus grosses peuvent être équipées de panier de protection en osier ou en plastique, avec des poignées pour faciliter le transport.

dame jeanne de 2 litres
dame jeanne de 25 litres avec panier plastique

Investissement : quelques euros en brocante ou grenier de mamie

Il faudra quand même les équiper d’un bouchon adéquat, troué pour laisser passer un barboteur. Le barboteur permet l’évacuation des gaz en empêchant l’entrée d’air. Attention à vérifier la bonne adéquation de tout ça (taille bouchon par rapport à la taille goulot, et taille trou du bouchon par rapport au barboteur…). Il en existe plusieurs modèles… Pense à utiliser de l’eau préalablement bouillie et donc stérilisée

bouchon avec barboteur

Investissement : 7 euros

Pour nos premiers brassins, nous avons opté pour le fermenteur type seau en plastique. le plus économique, équipé d’un robinet et d’un barboteur. Ce matériel te permettra largement de brasser raisonnablement.

seau de fermentation avec barboteur

Nous sommes ensuite passées au fermenteur Speidel en format 30 litres. Les poignées de transport sont solides. Le fermenteur ne se déforme pas lors des transports quand il est plein. Toujours facile à nettoyer. Son prix est raisonnable

Investissement : 30 à 50 euros


Etape 9 – Matériel pour le lavage des bouteilles

Les bouteilles

Si tu es malin, tu t’aies mis de côté, les bouteilles vides des bières que tu as consommées.

Investissement : 0 euros pour les bouteilles

Tu peux acquérir un jeu de bouteilles que tu devras néanmoins désinfecter mais franchement, réutiliser les anciennes bouteilles c’est faisable et plus raisonnable. Dans ce cas, Choisis-les brunes ou vert foncé pour améliorer la conservation de la bière en la protégeant de la lumière.

Il existe les bouteilles de 33cl, les 50cl (mes préférées) et les 75cl. C’est une histoire de goût.

Bouteilles 33cl
Bouteilles de 50cl

Les bouchons

1/ Soit tu as un petit budget ou tu préfères les bouteilles à bouchon mécanique (type Fisher pour ne pas citer de marque ;-))

Et dans ce cas, comme tu utilises des bouteilles de récupération, tu n’auras pas de frais à prévoir.

bouchons mécaniques

Investissement : 0 euros pour les bouchons mécaniques 

2/ Soit tu préfères les capsules métalliques dites capsules couronnes. Dans ce cas, tu devras acquérir le matériel de capsulation.

Les premiers prix pour les capsuleuses manuelles sont à 20 euros. Mais je n’en ai pas entendu que du bien…

capsuleuse manuelle

Les capsuleuses sur pied, que je conseille vivement, sont à partir de 40 euros, choisissez un modèle avec peu de plastique pour la robustesse et la longévité de votre équipement. Il faut quand même y aller franchement…

Capsuleuse sur table

Investissement : 16 à 40 euros

Tu devras également prévoir l’achat des capsules. On parle parfois de bouchons couronnes. Attention, il existe deux tailles 26mm et 29mm, vérifie bien celles dont tu as besoin. Les 26mm servent pour la plupart des bouteilles, les 29mm sont pour les plus gros goulots, type bouteille de champagne, de cidre etc… Les capsuleuses ont en général les coquilles pour chaque taille ou une coquille qui peut faire les deux. Mais attention les premiers prix ne feront que les 26mm…

Tu pourras te faire plaisir avec les couleurs des capsules 😉

Investissement : 3euros/100 pièces


Le nettoyage

La première étape consiste à éliminer la saleté, les amas solides, les restes de liquide. C’est le nettoyage.

Il faudra prendre le temps de soigneusement rincer tes bouteillesjuste après consommation. Surtout s’il s’agit de bière artisanale non filtrée, les levures forment un amas en fond de bouteille (la lie), qui, séché, sera difficile à décoller lors de ton nettoyage.

Tu as du savon noir, du gros sel, du bicarbonate de soude, du percarbonate de soude, du vinaigre blanc, de l’huile de coude?

Investissement : 0 euros pour le nettoyage

As-tu un goupillon, pour bien décoller ce qui se trouve au fond? Tu peux trouver des goupillons à partir de 3 euros.

goupillon

Si tu souhaites t’équiper mieux, tu pourras acheter un rince bouteille qui se fixe sur ton robinet pour 12 ou 24 euros (simple blast pour une bouteille et double blast pour deux bouteilles) ou un rince bouteille avec réservoir où tu placeras ta solution désinfectante (cela combine le nettoyage et la désinfection et en plus, c’est moins cher)..

rince-bouteille double blast
rince bouteille avec réservoir pour solution désinfectante

Investissement : 3 euros pour le goupillon – 12 euros pour le rince bouteilles simple blast – 7 euros pour le rince bouteilles avec réservoir.


La désinfection

Il te faudra quand même même si tu décides de les réutiliser, prendre le soin de désinfecter tes bouteilles. La désinfection sert à éliminer les éventuels micro-organismes présents. Ces dernier pourraient apporter faux-goûts ou contaminations (hygiène hygiène!!). Si tu as besoin de plus de précision concernant les méthodologies pour éviter les contaminations fonce ici!

Je te laisse maître d’utiliser le désinfectant “compatible” avec l’alimentation, que tu as sous la main (comme de l’alcool à 70% que mamie cache au fond de sa cave?).

Investissement : 0 euros pour la désinfection

Sache néanmoins, qu’il existe du produit désinfectant pour 3 euros les 100g (par exemple chemipro oxi, Star san). Le chemipro OXI s’utilise en solution (4g/litre). Le Star-san est déjà sous forme liquide. Nous allons rédiger un article sur le nettoyage et la désinfection pour t’aider à y voir plus clair.

chemipro OXI
Star-san

Sur le papier, ces produits n’ont pas besoin d’être rincés. De notre côté, on préfère quand même rincer à l’eau claire (perfectionnisme?).

Investissement : 3 euros pour les 100g de chemipro OXI  – 20 euros pour 120 ml


L’égouttage

Pour faire sécher les bouteilles, rien d’obligatoire, tu peux faire preuve d’organisation!

Investissement : 0 euros

Mais parfois, pour travailler plus confortablement, l’organisation ne faisant pas tout, tu peux acheter ou te procurer un égouttoir à bouteilles, ou le célèbre Fastrack 😉

Egouttoir à bouteilles
Fastrack

J’apprécie particulièrement le fast rack pour son grand plateau de rétention des égouttures, pour la possibilité de transporter un plateau de bouteilles si besoin, et bien sur pour son encombrement minimal quand il est plein (superposition des plateaux). Dommage qu’il ne soit pas conçu pour les bouteilles 75 cl, il y a de la perte d’espace…

Investissement : 35 euros pour l’égouttoir à bouteilles – 15 euros pour le Fastrack


Etape 10 – Matériel pour l’embouteillage

Le resucrage

Comme pour la préparation des levures, tu as besoin d’un récipient pour préparer ta solution de sucre (un peu plus grand) : un saladier, un verre mesureur d’1 litre? A raison de 8g de sucre/litre de moût, tu pourrais avoir besoin de 160g de sucre pour 1 litre d’eau préalablement bouillie. Tu pourras ensuite transvaser ta solution sucrée dans ton moût.

Investissement : 0 euros

Si tu souhaites t’équiper, rien d’obligatoire, tu as la possibilité de prendre un verre mesureur.

verre mesureur 1litre

Investissement : 7 euros 


La mise en bouteille

Si tu es joueur, tu pourras utiliser l’entonnoir de ta cuisine. Attention néanmoins, au risque de contamination à cette étape.

Investissement : 0 euros 

Sinon, il te faudra, par exemple, une tige d’embouteillage compatible avec le robinet que tu as sur ton seau de fermentation.

Tige d’embouteillage

Investissement : 3 euros 


Etape 11 – Matériel pour la prise de densité

Si tu restes sur ton budget serré, finalement, connaitre la quantité d’alcool n’est pas si obligatoire.

Investissement : 0 euros

S’il te reste encore quelques euros en poche, je te conseille l’achat d’un densimètre (Voir Glossaire). Le densimètre se plonge dans un prélèvement de moût ou de bière, réalisé dans une éprouvette. Il existe des éprouvettes en verre, en plastique.

Densimètre
Eprouvette

Investissement : 20 euros

Pour évaluer ta densité, tu as également la possibilité de t’équiper d’un réfractomètre.

Investissement : 20 euros


Où en sommes-nous?

Pour résumer, tu trouves ici ta liste d’achat de matériel pour brasser ta bière à la maison. Si tu es débrouillard (et sans le sou), tu peux débuter en ne dépensant que quelques centimes d’euros. Ça c’est une bonne nouvelle non? Cependant, si tu souhaites y mettre un peu d’argent, tu auras un équipement complet pour environ 400 euros.

Nous nous concentrons ici sur ce qui est appelé le brassage tout grain qui s’oppose au brassage avec extrait de malt (Voir Glossaire). En effet, nous pensons qu’il s’agit du “vrai” brassage de bière, la bière sans tricher. Mais vous pouvez également vous faire vos armes sur cette technique plus simple.

Les sites fournissant du matériel de brassage sont de plus en plus nombreux et proposent des produits différents, je ne vais donc pas rentrer dans le détail. Je te laisse naviguer, comparer et faire tes choix. Si vraiment tu souhaites en savoir un peu plus, n’hésite pas à nous poser tes questions.

Comment te sens-tu? Es-tu serein pour suivre ta première recette? Si ce n’est pas le cas, tu as aussi la possibilité de brasser ta première bière avec un kit de brassage.

N’oublie-pas de partager cet article s’il t’a été utile! à très bientôt!